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Othella Dallas

29 nov. 2020
26 septembre 1925, Memphis, TN - 29 novembre 2020, Binningen, Suisse
© Jazz Hot 2020


Othella Dallas, Ascona, Suisse, 22 juin 2019 © Michel Laplace




Othella Dallas, Ascona, Suisse, 22 juin 2019
© Michel Laplace


Othella DALLAS

Spirit and Fire

 
Othella Dallas est née en 1925 à Memphis, un enfer de la ségrégation, et elle avait 4 ans lors de la Crise de 1929, l’enfer de la faim, les deux combinés lui ayant fait affronter un problème de rachitisme au niveau des jambes dans l’enfance, soigné par massages à l’eau de vaisselle grasse et des incantations «Mambo, Jambo» vaudoues chantées par sa grand-mère Emma L. (White) Lee, une maîtresse femme que la médecine académique n’impressionnait pas. Aussi, quand on demandait à Othella d’où lui venait sa prodigieuse énergie (à 94 ans alors qu’un cancer du poumon avait été diagnostiqué en 2018), elle répondait: «Faire ce qu’on veut donne une quantité inépuisable d’énergie… la scène et le public me font respirer.» En deux idées claires, Othella définissait l’essence de la vie par la liberté qui donne l’énergie, et le sens de l’art par la nécessité des autres: «Mettre de l’art dans sa vie et de la vie dans son art.», disait le grand Louis Jouvet.  
Hélène Sportis
Photos: Michel Laplace
Remerciements
à Paul Rostetter/Brambus Records




CD 2008. Othella Dallas, I Live the Life I Love (livret)


Née Othella-Talmadge Strozier, elle est la demi-sœur de Frank Strozier (s,fl,p, 1937 Memphis, TN), musicien talentueux qui a travaillé avec Phineas Newborn Jr., Sonny Stitt, Miles Davis, Harold Mabern, Booker Little, George Coleman, Danny Moore, Louis Hayes, Chet Baker, Shelly Manne, Don Ellis, Horace Parlan, entre autres grands, et qui a décidé de s’éclipser de la scène musicale définitivement en 1990, après avoir tenté de changer d’instrument en 1982. Leur père, Frank, était pharmacien. Mais Othella a surtout absorbé l’endurance et le combat des femmes qui l’ont élevée, au sens propre et figuré: sa mère, Thelma Lee, avait une double activité professionnelle, elle chantait et était couturière; sa grand-mère dirigeait une école de musique(1), ce qui lui a donné l’occasion de côtoyer W.C. Handy lors de son passage à Beale Street, et c’est ainsi qu’il deviendra un proche de la famille, de même que Louis Armstrong marié à Lillian Lil’ Hardin qui a appris l’orgue et le piano dans sa ville de naissance, Memphis(2), ou encore après-guerre, B.B. King, lui aussi attiré par Beale Street et de la même génération qu’Othella; ses tantes et Katherine Dunham, célébrissime danseuse-anthropologue-activiste, habitée elle aussi par les rites vaudous en particulier des Caraïbes, et la conquête des droits civiques.
C'est sa mère qui apprend à Othella à chanter et danser –pieds nus, une habitude qu’elle conservera– pour gagner quelques sous dans la rue dès l’âge de 5 ans; parfois elle fait des claquettes avec des capsules en fer de bouteilles incrustées sous les chaussures; à 8 ans, elle a assez économisé pour acheter ses premières chaussures de tap dancer. Puis elle est scolarisée à St. Louis, MO, où elle continue d’apprendre la danse. St. Louis dispose 
dès 1912 de l’un des tout premiers théâtres afro-américains où se sont produites Ethel Waters et Bessie Smith, et devant lequel Josephine Baker dansait, sur le trottoir faute de pouvoir y entrer, avant d’aller à Broadway puis partir en Europe chercher fortune. 

CD 2008. Othella Dallas, I Live the Life I Love (livret)


Quand Katherine Dunham, chercheuse expérimentale en rites vaudous de danses-transes, passe à St. Louis (où elle installera son Performing Arts Training Centre en 1964) et observe les apprenties danseuses lors d’un spectacle scolaire, elle remarque Othella encore adolescente, et lui dit qu’une bourse et une place l’attendent dans son ballet. C’est aussi dans cet établissement scolaire qu’elle rencontre Miles Davis, son cadet d’une année, qu’elle retrouvera à Paris en 1949 et 
Miles travaillera en 1963 avec son demi-frère, Frank Strozier. De Paris, elle garde Les Feuilles mortes à son répertoire (cf. vidéos).

A 19 ans, Othella part donc à New York pour intégrer les ballets Dunham
et y apprend une discipline et une résistance de fer, car «Miss Dunham» veut faire de sa compagnie un bel outil de promotion de l’Afro-Amérique et ne passe rien: leur travail collectif parfait doit servir un art populaire. Cette discipline du «bien fini» deviendra un besoin profond, la respiration d’Othella; dans la compagnie, elle côtoie Eartha Kitt de deux ans sa cadette, mais arrivée un an avant elle en 1943. Toutes ces danseuses ne sont pas des «petites choses», mais des femmes déterminées qui savent que le plat des droits civiques permettant une reconnaissance ne passera pas deux fois, et que leur chance de faire partager leurs passions non plus. 

En 1944, la troupe s’installe dans l’ancien studio d’Isadora Duncan à New York (Dunham School of Dance and Theater), se produit à Broadway, Chicago, puis partout dans le pays. Elles sont ensemble de la mythique tournée européenne des Ballets  Katherine Dunham en 1948-49 (cf. vidéos). Arrivée sur le Vieux Continent, Othella rencontre «enfin» à Paris son futur mari, un ingénieur suisse, Peter Wydler; «enfin», parce qu’Othella qui rêvait de montagnes suisses, avait eu son adresse depuis New York, en tant que correspondant, par l’amie suisse d’Arvell Show, le bassiste de Louis Armstrong, et il s’écrivaient depuis 1947! Il faut préciser que Peter est un fan de jazz et n’était pas un Suisse «conventionnel»; venu assister au fameux Festival de Paris organisé par Charles Delaunay en mai 1949, Peter propose à Bill Coleman –et Big Boy Goodie– de venir jouer au Chikito à Bern(3), et c’est là que Bill Coleman rencontrera sa Lily.
Bien que Miss Dunham s’apprête à perdre deux danseuses de talent, elle est son témoin de mariage en 1949, et offre le champagne; Eartha, également en partance de la troupe, chante «C’est si bon». Othella quitte donc Miss Dunham à la fin de la tournée européenne pour ses deux Peter, car «Peter Junior» naît en 1951; à cette époque, la famille habite Seefeld dans le Tyrol: le rêve de montagnes est devenu réalité! Pourtant, l’insatiable Othella ouvre une école de danse à Zurich, puis l’appel de la scène est trop fort, et son premier concert de sa deuxième vie d’artiste en tant que chanteuse, elle le donne au Carroll’s à Paris (rue de Ponthieu, dans le 8
e arrondissement) en compagnie de Sidney Bechet en 1952, devant Orson Welles qui est dans le public. Othella est forte du soutien plein et entier de son jazzfan d’époux, devenu son manager, qui l’aide à se changer de robe à l’arrière des taxis, les soirs où elle donne plusieurs représentations dans différents clubs.

CD 2008. Othella Dallas, I Live the Life I Love (livret)    CD 2008. Othella Dallas, I Live the Life I Love (livret)

Elle ouvre un cours de danse à Paris aussi, partage parfois l’affiche avec Edith Piaf (qui est souvent à New York jusqu’en 1959). Pendant près de dix ans, Othella reprend la route, fait les allers-retours aux Etats-Unis ou en Europe pour se produire comme chanteuse avec Duke Ellington (qui lui écrit une chanson «Strictly for the Tourists» en 1957), Nat King Cole, Quincy Jones, King Curtis, à Las Vegas où Johnny Weissmuller (Tarzan) l’impose dans un ascenseur réservé encore à cette époque aux «blancs », à l’Apollo Theater de Harlem avec Sonny Stitt ou Sammy Davis Jr., avant de revenir en Europe pour participer à la comédie musicale de Quincy Jones Free and Easy (Harold Arlen/Johnny Mercer) qui se solde par une faillite financière et devra s’arrêter du jour au lendemain(4).

CD 2008. Othella Dallas, I Live the Life I Love (livret)  CD 2008. Othella Dallas, I Live the Life I Love (livret)  CD 2008. Othella Dallas, I Live the Life I Love (livret)

CD 2008. Othella Dallas, I Live the Life I Love (livret)


Othella raccroche alors les gants et rentre dans ses foyers en Suisse, une seconde fois en 1960, pour habiter Binningen, près de Bâle, le reste de sa vie: dans leur maison, viennent entre autres Dexter Gordon, Dizzy Gillespie, George Gruntz pour déguster son fameux southern fried chicken en alternance avec la fondue. Le 19 avril 1967, Othella Dallas enregistre en live un 45T,  With Mac Strittmatter Septet ‎– Live at the Safran, pour le label Tonstudio-Max Lussi de Bâle, avec Mac Strittmatter (cl,ts), Pepsi Zorzan (tp), Raymond Droz (tb), Kurt Hacker (p), Peter Schmidli (g), Louis Marmet (b), Hugo Suter (dm). En 1975, Othella ouvre une nouvelle école de danse à Bâle, passe à l’Atlantis en 1980 (cf. vidéos), et enregistre un album en 1981, Rhythm Is My Business pour Megaphone Records.
Mais en 1982, Peter décède prématurément à 62 ans, et Othella sombre pendant trois ans. Cette même année 1982, son frère, Frank, de l’autre côté de l’Atlantique, arrête sa première carrière pour se lancer dans le piano, son premier instrument d’apprentissage familial, mais il ne se produira qu’une seule fois en 1990 avant de quitter la scène. Othella, remonte la pente, reprend ses cours de danse, progressivement la scène, et en 1995, elle se produit trois semaines au Tabourettli à Bâle, sort deux Cds enregistrés en live au
Jazzclub Q-4 de Rheinfelden en Suisse , Travellin' Shoes, et Little Girl From Memphis: The Show 1925-1995, s’entourant de Kirk Lightsey (p) qui l’appelle encore aujourd’hui «The Great Lady», John Betsch (dm), Thomas Moeckel (tp,g), Philippe Hammel (harp), Tibor Elekes (b), et Fever for Bluesy Jazz, un live au Jazzclub Schmuckkästchen de Cologne en Allemagne, les trois édités chez Mons Records. Elle grave un autre CD live fin 1999, dans les studios de la radio suisse DRS2 à Zurich, Othella Dallas-What's This Thing Called Love (Brambus Records 2000) avec Thomas Silvestri (p), Nick Mens (b) et Pius Baschnagel (dm) puis suivra une  tournée en Russie. 

Le 21 mai 2006, Katherine Dunham décède –elle était l’aînée d’Othella de quatorze ans– et Othella sait qu’elle doit reprendre le flambeau, que les années passent vite. Elle prend une part active dans le St-Moritz Festival da Jazz (Suisse), lors de sa création cette année-là, et elle y est présente chaque année jusqu’en 2019 (puisque 2020 était le «lock-out» pour tous). En 2008, elle fait un album remarqué, I Live the Life I Love, chez Suonix, dont le livret est utilement documenté en photos, puis un dernier disque en 2010, Free and Easy (Yellow Tree Music), comme si l’arrêt brutal du spectacle de 1960 devait aussi trouver une issue positive cinquante ans plus tard: Othella est une femme de mémoire, loyale et ne lâche rien, jamais; elle glisse dans cet opus des compositeurs chéris dans sa vie (en plus du titre d’Harold Arlen/Johnny Mercer, Duke Ellington, Kurt Weill, Big Joe Turner, Pete Johnson et Peter Wydler, son mari).

CD 2008. Othella Dallas, I Live the Life I Love (livret)    2010. Othella Dallas, Free and Easy
  
DVD 2015. Othella Dallas, What Is Luck?.jpg




Le 19 mars 2011, la Biennale de la Danse au Teatro Piccolo Arsenale de Venise lui fait une véritable ovation.
La vie a complètement repris son cours, très intense: Othella, pimpante dans ses tenues pailletées et colorées, chante, danse dans les clubs en Suisse, fête ses 88 ans au Rigiblick Theatre de Zurich en septembre 2013, assure ses cours de danse avec percussions pour des personnes de tous âges, car l’important est que l’âme perçoive le sens, la vibration du corps, pas la prouesse technique et mécanique, aussi parfaite soit-elle, Ray Charles restera une de ses sources d’inspiration, de respiration, quand elle est seule au studio de danse; elle fait aussi des master class notamment en Suède, et sa personnalité, son énergie vitale puisée dans son expression artistique sont si exceptionnelles, qu’elle devient le sujet d’un documentaire d’Andres Brütsch en 2015 What Is Luck? (cf. vidéos).

Biennale de la Dance, Venise 2011 © YouTube

Othella chante au Lenk Jazz Days en juillet 2016 et reçoit le Swiss Jazz Award pour l’ensemble de sa carrière au Festival de jazz d’Ascona de 2019, un festival où elle avait déjà aussi été programmée dans les années 2010. Sur les vidéos aussi, on voit une femme radieuse faire la fête, entraîner les plus jeunes, désinhiber les plus timides, tous envoûtés, ébahis par son énergie peu commune, malgré plus de trois fois leur âge parfois. Othella a donné son dernier concert de deux heures le 7 février 2020 à l’Atlantis (Bâle) et animé ses cours de danse trois fois par semaine jusqu’au confinement de mars 2020 à Bâle. Enfant, Othella rêvait de danse et de montagnes suisses, en un mot, de liberté; sa volonté, son travail, «ses mères», Katherine Dunham et Peter Wydler, lui ont permis de transformer ses rêves en réalité, mais elle a accompli bien davantage, œuvrant avec appétit et sans relâche dans le partage artistique du chant, des percussions et en transmettant la danse à ses élèves et au public, jusqu’à sa 95e année. Lors de cette année 2020, ce n’est pas elle qui a flanché, mais les délires d’enfermement «sans scène et sans public» qui l’ont fait transférer dans une maison pour personnes âgées à l’été, puis elle n’a plus respiré trois mois plus tard, comme elle l’avait dit, chanté et répété : «I Don’t Need no Doctor»… la scène me donne la vie et la liberté l’énergie». Les pratiques vaudoues d’Emma, sa grand-mère musicienne, lui auraient sans doute été moins fatales que celles mortifères des pouvoirs qui «savent tout»; en tout cas, les rites anciens auraient été infiniment plus chaleureux et humains, y compris pour accompagner The Great Lady dans sa fin de vie et même au cimetière. Othella disait redouter la mort parce qu’elle ne pourrait plus danser et chanter au paradis, un paradis qu’elle avait réussi à se faire sur la terre.


 Ueli Gasser (g), Othella Dallas, Michael Chylewsk (g), Ascona, Suisse, 22 juin 2019 © Michel Laplace

Ueli Gasser (g), Othella Dallas, Michael Chylewsk (g), Ascona, Suisse, 22 juin 2019 © Michel Laplace


1. Plusieurs femmes afro-américaines ouvrent des écoles de musique et de danse dans le premier tiers du XXe siècle, notamment à Detroit, MI, Chicago, IL, St Louis, MO. Ce mouvement est directement lié à la «Grande Migration» sud-nord et à l’industrialisation tayloriste, combinées à la Harlem Renaissance (Alain Locke, W.E.B. Du Bois, Zora Neale Hurston) dont l’objectif était d’éduquer le plus possible pour accélérer la déségrégation par l’émancipation, défricher et promouvoir l’histoire afro-américaine, dont les pratiques vaudoues très occulte/ée/s, et ce, afin de conquérir une place dans l’espace artistique et des savoirs. La Révolution russe de 1917, le premier conflit mondial et le droit à l’autodétermination des peuples qui l’a suivi ont dégagé de nouveaux horizons de justice et d’expression pour l’Afro-Amérique, un demi-siècle après la Civil War.
La Crise de 1929 marquera un court temps d’arrêt dans cet élan éducatif, remplacé par l’urgence des soupes populaires et centres sanitaires, mais l’instruction redeviendra la priorité, à partir des programmes du New Deal en 1935 et du développement des arts populaires par des collectifs d’activistes dans l’entre-deux guerres, de part et d’autre de l’Atlantique, puis par l’immigration européenne suite à la montée des fascismes. L’anthropologie va alors devenir un outil  important (notamment chez les femmes) pour envisager les arts en tant que pratiques sociales populaires et non plus comme des disciplines académiques élitistes et réservées. De ce fait, la transmission non règlementée de savoirs alternatifs devient possible. Revoir au sujet de la danse, le travail documentaire d’inventaire de Mura Dehn (1905-1985) The Spirit Moves, sur les danses afro-américaines ainsi que ses articles sur la danse dans Jazz Hot

https://www.youtube.com/watch?v=LqpINmqxlsc

https://www.youtube.com/watch?v=NUmGBFusL_I

Jazz hot N°59 et 60, octobre et novembre 1951, Mura Dehn «Spirit Moves, Les Noirs et la danse, jazz musique et danse».

Plus d’une cinquantaine d’articles/interviews/index ont été consacrés à la danse afro-américaine dans Jazz Hot depuis 1935.

 

2. Le rôle de Memphis:
- Harold Mabern, Memphis Confidential Jazz Hot n°666/Hiver 2013-2014

-Aux origines du piano hot, Jazz Hot n°667/Printemps 2014

3. Cf. Trumpet Story, de Bill Coleman,
1ère édition en français chez Cana-Paris, 1981  

4. 7 décembre 1959, début de la tournée à Amsterdam, puis Scandinavie, Suisse, Italie, Belgique, Paris (Alhambra- janvier 1960), mais le 14 février 1960, les 18 musiciens de la troupe ne peuvent plus être payés et Quincy Jones est contraint de rentrer aux Etats-Unis. https://www.worthpoint.com/worthopedia/free-and-easy-quincy-jones-1960-blue-opera  


Sources:

Urs Bühler/Neue Zürcher Zeitung, Zurich, 16 avril 2016

Bluewin/Blue News/Swisscom,
1er décembre 2020  


Sites:

http://www.othelladallas.ch/home.html

https://www.maloudance.com/othelladallas

https://www.v-film.ch/othella-dallas.html



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DISCOGRAPHIE

 

Leader
 
45T 1967. Othella Dallas With Mac Strittmatter Septet ‎– Live At The Safran, Tonstudio Max Lussi, Bâle, EP-ML 406
Mac Strittmatter (cl,ts), Pepsi Zorzan (tp), Raymond Droz (tb), Kurt Hacker (p), Peter Schmidli (g), Louis Marmet (b), Hugo Suter (dm)
19 avril 1967, Live Safran night-club, Bâle, Suisse  

LP 1981. Othella Dallas, Rhythm Is My Business, Megaphone Records 8104
David Lee (p,org), Peter Schmidli (g,hca),  Alban Moesch (dm), Peter Schwalm (tp), Gody Klaey (ts), Marcus Baumann (tb), Philippe Hammel (harp), Stephan Kurmann(b), Eduardo Arana, Mario Varela (perc),
Concert Jazz im Zorn, 24 mai 1981, Bâle

CD 1995. Othella Dallas (voc,perc), Travellin' Shoes, Mons Records 799 799
Kirk Lightsey (p), John Betsch (dm), Thomas Moeckel (tp,g), Philippe Hammel (harp), Tibor Elekes (b)
Live at Jazzclub Q-4, Rheinfelden, Suisse

CD 1995. Othella Dallas (voc,perc), Little Girl From Memphis: The Show 1925 - 1995, Mons Records 801 801
Kirk Lightsey (p), John Betsch (dm), Thomas Moeckel (tp,g), Philippe Hammel (harp), Tibor Elekes (b)
Live at Jazzclub Q-4, Rheinfelden, Suisse  

CD 1995. Othella Dallas (voc), Fever For Bluesy Jazz, Mons Records 874 766
Hubert Nuss (p), Hans Braber (dm), Matthias Bröde (harp), Christian Raymond (b)
Live at Jazzclub Schmuckkästchen, Cologne, Allemagne  

CD 2000. Othella Dallas (voc), What's This Thing Called Love, Brambus Records 200032-2
Thomas Silvestri (p), Nick Mens (b) et Pius Baschnagel  (dm)
Live fin 1999, studios de la radio suisse DRS2, Zurich, Suisse
 
CD 2008. Othella Dallas (voc), I Live the Life I Love, Suonix 16099
Freeda Goodlet/Beja/Cynthia Scott (voc), Thomas Silvestri (p,fender), Peter Wagner (org), Joe Barbato (acc), Thomas Moeckel (tp,g),  Osvaldo Aden (tp), Thomas Gruenwald (ts,ss), Alex Hendricksen (fl), Katharina Thomsen (bar), Michael Flury (tb), Leon Duncan (b), Pius Baschnägel (dm), Michael Wipf (perc) et cordes, New York

CD 2010. Othella Dallas (voc), Free And Easy, Yellow Tree Music
Anna Dell’Era/Bea Schneider (voc), Hannes Bürgi (p), Peter Wagner (org), Michael Zisman (bandonéon),  Urs Müller/Ueli Gasser (g), Thomas Moeckel/Dave Blaser (tp), Alex Hendricksen (s,fl), Matthias Tschopp (bar), Lukas Briggen (tb), Michael Chylewski (b), Lukas Gasser (dm,perc), Michael Wipf (perc) & Mac Strittmatter Septet Suisse

45T 1967. Othella Dallas With Mac Strittmatter Septet, Live at the Safran1981. Othella Dallas, Rhythm Is My Business1995. Othella Dallas, Travellin' Shoes.jpg1995. Othella Dallas, Little Girl From Memphis
1995. Othella Dallas, Fever for Bluesy Jazz2000. Othella Dallas Quartet, What's This Thing Called Love2008. Othella Dallas, I Live the Life I Love2010. Othella Dallas, Free and Easy


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VIDEOGRAPHIE


L’école de danse afro-américaine et l’influence de Katherine Dunham
Free to Dance, documentaire PBS TV 2001, Stormy Weather (Andrew L. Stone, 1943), Mambo (Robert Rossen 1954), Library of Congress (septembre 2002)
https://www.youtube.com/watch?v=jI_MjxTUjGE
https://www.youtube.com/watch?v=3NYxgXFRzlw
https://www.youtube.com/watch?v=VEr4S5HShlo
https://www.youtube.com/watch?v=UcN0G7xItwo
https://www.youtube.com/watch?v=mDrd5_P4B8E
https://www.youtube.com/watch?v=4-9sV1lxet0
https://www.loc.gov/item/ihas.200003841
https://www.youtube.com/watch?v=JUhsJ4CW1NQ
https://www.youtube.com/watch?v=ESJ-Yvod1xE


1947. Film Casbah (de John Berry, 1948, Usa), avec la Compagnie Katherine Dunham quand Othella Dallas en faisait partie (1944-1949)
https://www.youtube.com/watch?v=IJVWEY_UqU0
https://www.youtube.com/watch?v=LASYzcH67F0


1948-1949. Tournée européenne des ballets Katherine Dunham, Negro Ballet, Théâtre de Paris, British Pathé, Caribbean Rhapsody en Hollande. Troupe de danseurs : Katherine Dunham, Dolores Harper, James Alexander, Othella Strozier, Roxie Foster, Anna Smith, Richardena Jackson, Jesse Hawkins, Wilbert Bradley, Jon Lei, Jacqueline Walcott, Eugène Robinson, Rosalie King, Eartha Kitt, James Davis, Julie Robinson, Raphaele La Rouge
https://www.youtube.com/watch?v=4G97kcPumh8
https://www.youtube.com/watch?v=1i2LZz3yjYY


1980. Othella Dallas, Andy Scherrer (ts), Joel Vandroogenbroeck (p), Peter «PS» Schmidli (g), Isla Eckinger (b), John Burrows (dm), «Les Feuilles Mortes», Atlantis-Jazzwoche, Bâle, Suisse © UPH TV, 28 janvier
https://www.youtube.com/watch?v=_av1dl8vnkU

2010. Othella Dallas, Alex Hendriksen (ts), Thomas Moeckel (tp), Urs Müller (g), Hannes Bürgi (p), Peter Wagner (org), Michael Chylewski (b), Lukas Gasser (dm), Festival da Jazz St Moritz, Dracula Club, Suisse, © Yellow Tree Productions, Juillet
https://www.youtube.com/watch?v=tvJg3yqS8KI
https://www.youtube.com/watch?v=GxFnJeJ0oaI

 
2010. Othella Dallas Band, Jazz Uf Em Strich, Sissach, Suisse, 1er juillet
https://www.youtube.com/watch?v=NQSYmJ8-VNo

2011. Othella Dallas, Open Doors du Teatro Piccolo Arsenale, Biennale de la danse,  Venise, 19 mars
https://www.youtube.com/watch?v=Nf30D-MBAIY
https://www.youtube.com/watch?v=NEihRYaNNEo

2015. Othella Dallas dans sa nouvelle école de danse (elle fête ses 90 ans), paroles, percussions et mouvements, photos
https://www.youtube.com/watch?v=HJFmvGvRQu0
https://www.youtube.com/watch?v=P-hd0OZIM44


2015. Othella Dallas, Urs Müller/Ueli Gasser (g), Sam Burckhardt (ts), Hannes Bürgi (kb), Simon Kaufmann (b), Lukas Gasser (dm), «Let The Good Times Roll», «Help the Poor», «House of the Rising Sun», «I Dont Need No Doctor», «I Feel Good», Blues Festival, Bâle, Suisse, ©matthias steiner @ musicbase.ch, 19 avril
https://www.youtube.com/watch?v=qnFwTidXk3k
https://www.youtube.com/watch?v=lR55lDGIfSo


2015. Othella Dallas, What is Luck?, documentaire d’Andres Brütsch (Playground Media Productions AG), septembre, qui comprend entre autre son concert au Dracula Club du Festival da Jazz St Moritz de 2010
https://www.v-film.ch/othella-dallas.html

2017. Othella Dallas, Sam Burckhardt (s), Oscar Wilson/Joel Paterson (g, voc), Pete Benson (p, org), Beau Sample (b), Alex Hall (dm), Blues Festival, Bâle, 4-9 Avril
https://www.youtube.com/watch?v=1gvVNcp_kV0

2017. Othella Dallas et Peter Nydahl (p) Quartet, «Happy Day», Herräng Dance Camp, Suède, 2 août
https://www.youtube.com/watch?v=9IiAhfB0ZLU

2017. Othella Dallas (perc), Alex Hendriksen (ts), Ueli Gasser (g), Peter Wagner (p,kb), Michael Chylewski (b), Lukas Gasser (dm), «Route 66», «September Song», «Oh Happy Day», «I Feel Good», Jazz Club Moods, Zurich, 14 décembre
https://www.youtube.com/watch?v=e3ks9GZWtcU
https://www.youtube.com/watch?v=ptcic82NWuQ
https://www.youtube.com/watch?v=RrtAphSkhvU


2019. Othella Dallas (perc), Yvonne Moore (voc), Sam Burckhardt/Alex Hendriksen (ts), Angelo Signore (p,kb), Ueli Gasser (g), Michael Chylewski (b), Lukas Gasser (dm), 20ème Blues Festival, Volkshaus, Bâle, Suisse, 13 avril
https://www.youtube.com/watch?v=Sk6nVO-1IoM

2019. Othella Dallas, Jazz Ascona lui décerne un prix pour sa carrière à l’âge de 93 ans : paroles, musique, 23 juin
https://www.youtube.com/watch?v=6jzc-WsCc08

2019.  Othella Dallas, Ueli Gasser (g), Hannes Bürgi (p), Michael Chylewski (b), Lukas Gasser (dm), Music Pavillon Open Air, Weggis, Suisse, 17 août
https://www.youtube.com/watch?v=ni_G3qVbsHw

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