Err

bandeau-anniv-2020.jpg
Actualités
Rechercher   << Retour

Lennie Niehaus

28 mai 2020
1er juin 1929, Saint Louis, MO - 28 mai 2020, Redlands, CA
© Jazz Hot 2020


Lennie Niehaus with Stan Kenton Orchestra Gene Norman «Just Jazz» Concert, Pasadena Civic Auditorium, Pasadena, California 1956 © Ray Avery/CTSIMAGES. Used with permission.
Lennie Niehaus with Stan Kenton Orchestra
Gene Norman «Just Jazz» Concert, Pasadena Civic Auditorium, Pasadena, California 1956
© Ray Avery/CTSIMAGES. Used with permission.


Lennie NIEHAUS

Jazz en cinémascope


De formation classique en composition et harmonie, multi-instrumentiste, saxophoniste alto west coast, compositeur, arrangeur, orchestrateur, chef d’orchestre, leader, perfectionniste des saxophones à l’unisson modulé, teneur de plume de Stan Kenton, travaillant aussi bien pour des émissions de TV que pour le cinéma avec Jerry Fielding à Hollywood, moitié musicale de Clint Eastwood, créateur d’ambiances subtiles dans ses musiques de films, Lennie Niehaus a co-ciselé, avec l’acteur-producteur-réalisateur, Bird, le film sur Charlie Parker en 1988. Maintenant parallèlement (avec une interruption de 1968 à 1986) une pratique du jazz en petites et grandes formations, il a également écrit une série pédagogique pour le saxophone, Jazz Conception, entre autres méthodes. Sa discographie de jazz en leader est principalement enregistrée chez Contemporary Records (1954-1957), celle avec Stan Kenton gravée chez Capitol (1953-1964), et ses disques les plus récents sont chez Woofy Productions. Lennie Niehaus a su démultiplier ses talents grâce au jazz ayant hérité du savoir faire paternel, jouer pour densifier l’écran, un feeling tone dans la peau.



Leonard Niehaus a eu un parcours artistique très naturel. Dans les années 1920, son père, Aaron, immigré russe –ayant appris le violon au Conservatoire de Saint-Petersbourg en 1910 en même temps que Jascha Heifetz (vln, p, 1901 Vilnius-1987 Los Angeles, CA)–, Aaron est un soliste de talent au sein des grands orchestres des théâtres projetant des films muets; tout petit, Lennie absorbe, en temps réels, les notes de son père soulignant les émotions des acteurs à l’écran. Le «parlant» gagnant les salles obscures en même temps que la Grande Dépression rongeait les Etats-Unis, ces orchestres de cinéma fondent jusqu’au duo. La famille émigre à Los Angeles vers 1935 où Aaron sait pouvoir trouver du travail dans les orchestres hollywoodiens. Sa mère, Clarice Weisman-Sachs, travaille au foyer et sa sœur Agnes (voir sources), de quatre ans son ainée, apprend le piano: elle deviendra concertiste quelques années puis professeur en 1960. Lennie naît le 1er juin 1929 à Saint-Louis, dans le Missouri, terre du centre-est, fertile en territory bands et en éclosion de musiciens parmi lesquels, Scott Joplin/James Scott, Wilbur Sweatman, Charlie Creath, Coleman Hawkins, Ben Webster, Milt Buckner, Jimmy Forrest, Shorty Baker, Clark Terry, Louis Metcalf, Eddie South, Pee Wee Russell, Wild Bill Davis, Bennie Moten/Count Basie/Lester Young, Anita O’Day, Wendell Marshall, Charlie Parker, Big Joe Turner, puis de la génération de Lennie: Melba Liston, Jimmy Woods, Grant Green, Charles Kynard, Chuck Berry. Sous la férule slave d’Aaron, Lennie apprend le violon à partir de 7 ans, règle sur les doigts pour parfaire la position, mais quand le violon voltige et se casse, c’est l’école qui prend le relais en lui donnant un hautbois car la famille a encore trop peu de revenus pour acheter un instrument; la discipline paternelle a enraciné la musique et Lennie apprend vite.

A cette époque (1936), le jazz a décollé et infusé grâce à la diffusion de la musique (micro, radio, enregistrement); en 1942, Lennie tombe sous le charme de Corky Corcoran (ts, 1924-1979, Tacoma, WA) dans l’orchestre d’Harry James (tp, 1916 Albany, GA-1983 Las Vegas, NV), mais Aaron redit que c’est «violon ou piano» pour ne pas (mal) finir dans les bastringues. Lennie a 13 ans et décide de travailler dans un self mais, ne réunissant que 75$, ce sera un saxophone alto plutôt que le ténor plus coûteux, son instrument de prédilection pour lequel il commence à écrire vers 1943: Agnes et Lennie jouent du jazz dans le garage car Aaron résiste toujours (pourtant dès 1925, Jascha Heifetz fêtait sa naturalisation américaine en improvisant un concert de jazz au piano). Après l’alto, Lennie apprend la clarinette, mais au lycée, ils ont besoin d’un basson, ce sera encore pour lui, boulimique; à la fin de cette période scolaire, il joue du violon, du hautbois, du sax alto, de la clarinette et du basson. Fin 1945, l’adolescent se faufile le soir au Billy Berg’s (club interdit aux mineurs) où Charlie Parker joue avec Dizzy Gillespie sans oser leur montrer son arrangement de «Lover Man» inspiré de la voix de Sarah Vaughan et du solo de Dizzy; il est toujours au Roosevelt High School quand il rencontre Phil Carreón (cl, 1923 Los Angeles, CA-2010 Boulder City, NV) qui lui propose d’écrire des arrangements du répertoire de Count Basie, et de jazz latin couleur bebop pour une jeune formation d’une quinzaine de musiciens parmi lesquels Teddy Edwards (ts, 1924 Jackson, MI-2003 Los Angeles, CA), Herbie Steward, Herb Geller, Jimmy Knepper, Billy Byers, Warne Marsh (ts, 1927-1987 Los Angeles, CA)1 qui écoute intensivement Charlie Parker, Lester Young, Illinois Jacquet, Flip Philllips et assiste aux concerts du JATP de Norman Granz.

En 1946, Lennie travaille la composition classique au Los Angeles City College où il côtoie des militaires de retour de la guerre, en formation grâce au G.I. Bill, plus âgés et mûrs que lui, puis il étudie au Los Angeles State College (avec Leonard Stein, p, l’assistant d’Arnold Schoenberg, et Ernst Krenek, élève compositeur de Ferruccio Busoni, réfugié aux USA en 1937). Il joue du jazz en dehors du collège avec Dodo Marmarosa (p, 1925-2002, Pittsburgh, PA) et Tony Rizzi (g, 1923 Los Angeles, CA-1992 Huntington Beach, CA). A la fin des années 1940, il entend Lee Konitz (voir nos Tears) et Lennie Tristano.

En 1951, Lennie sort de scolarité, reçoit ses papiers préparatoires pour l’armée (en pleine Guerre de Corée) et en attendant son incorporation, Stan Kenton le recrute en remplacement d’Art Pepper, avec Bud Shank, puis Dick Meldonian comme premier alto. Ils partent en tournée avec des arrangements de Gerry Mulligan (bar, 1927 Queens Village, NY-1996 Darien, CT) et, en avril 1952, alors que l’orchestre est à Boston, Lennie doit retourner sur la Côte Ouest faire son service militaire (deux ans), à Fort Ord, CA où il rencontre Clint Eastwood (31 mai 1930 San Francisco, CA-), à la suite d’un accident d’entraînement où il se blesse et Clint Eastwood le secourt comme dans ses futurs films d'action. Lennie intègre la formation musicale de l’armée en tant qu’hautboïste avec répétition le matin, défilés, concerts, enregistrements radios, remises de médailles, concours de compositions de fanfares: Lennie est de nouveau réquisitionné pour écrire les arrangements de marches.

1953, les deux troufions se retrouvent, l’un jouant et l’autre barman dans un club d’officiers, puis aussi en dehors du périmètre de l’armée, dans un club à Santa Cruz où Lennie joue le dimanche après-midi et où Clint vient boire une bière; mais l’acteur-producteur ne se souvient pas de ces rencontres lorsqu’il propose en 1983 à Lennie de faire ses deux premières musiques pour City Heat qui ressuscite le jazz des années 1930 et Tightrope: c’est Jerry Fielding qui est leur trait-d’union.

1954, Lennie, démobilisé, recontacte Stan Kenton qui a continué à jouer ses orchestrations en son absence, très content de le réintégrer en remplacement de Lee Konitz qui part vers d’autres aventures; ils reprennent les tournées notamment avec Art Tatum, Slam Stewart, Shorty Rogers, enregistrent aussi avec Bill Holman comme arrangeur (s, 1927 Olive, CA-). Ils commencent à utiliser le son stéréo. Lennie fait une centaine d’arrangements avec tempos de danse pour Stan Kenton entre 1959 et 1961, alors qu'il ne fait plus partie de l’orchestre. Parallèlement, dès sa démobilisation en 1954, Lennie joue avec Jimmy Giuffre, Chico O’Farrill, Chet Baker en jam sessions, enregistre comme leader en petites formations avec Monty Budwig (b, 1926 Pender, NE-1992 Los Angeles CA), Shelly Manne (dm, 1920 New York, NY-1984 Los Angeles, CA, très lié à Otto Preminger), Jack Montrose (ts, 1928, Detroit, MI-2006, Las Vegas, NV), Bob Gordon (bs, 1928, St. Louis, MO-1955, San Diego, CA), Lou Levy (p, 1928, Chicago, IL-2001, Dana Point, CA), Bill Perkins (ts, 1924 San Francisco, CA-2003 Sherman Oaks, CA) chez Contemporary. Lennie fera cinq albums avec le producteur Lester Koenig, qui lui a été recommandé par Shelly Manne, et qui lui laisse toute latitude artistique. Il fait aussi un disque chez EmArcy, à la recherche de sa propre expression et d’un son, expérimentant l’harmonie, la composition et les arrangements, son jeu d’alto toujours teinté de l'influence de Lee Konitz.

En janvier 1956, Lennie se produit avec Bill Perkins à Jazz City-Los Angeles quand ils admirent pour la première fois John Coltrane qui joue dans la cuisine: il fait partie de la formation de Miles Davis avec Paul Chambers, Philly Joe Jones et Red Garland. A l’époque, les cuisines recelaient des trésors. Le 14 janvier 1957, la jeune émission californienne de KABC-Los Angeles, novatrice car entièrement dédiée au jazz, Stars of Jazz #28, présente Lenny Niehaus: c’est l’album #19/AF9231 de la discographie de l’AFRTS -Armed Forces Radio and Television Service-, diffusant dans les 119 stations du réseau militaire (voir la chronique du livre de James A. Harrod). L’artiste invité, Lennie Niehaus, est en quintet avec Bill Perkins (ts), Paul Moer (p), Buddy Clark (b), Mel Lewis (dm), et les morceaux joués sont: «I Can’t Believe That You’re in Love With Me», «The Sermon», «Witchcraft». Bobby Troup présente Lenny, Bill et Mel comme faisant partie de l’orchestre de Stan Kenton et Lenny précise qu’ils jouent ensemble depuis quatre mois et se sont produits au Digger, dans l’Est de Los Angeles; les cachets sont cofinancés par Contemporary. En octobre, il grave son seul disque EmArcy (repris chez Lonehill) I Swing For You avec Steve Perlow (bs), Red Kelly (b), Jerry McKenzie (dm), Lou Levy (p), Bill Perkins (ts,fl), Ken Shroyer (tb), Ed Leddy (tp), à Los Angeles. L’année 1958, il enchaîne les tournées, participe à la conception et à l’enregistrement effrénés de douze disques pour l’orchestre de Stan Kenton.

En 1959, Lennie quitte Stan Kenton obligé de se tourner vers la danse, car les clubs commencent à péricliter; il retrouve l’univers paternel plus fixe d’Hollywood, entre émissions TV et films, se consacrant à l’écriture. Peu de temps après, il rencontre Jerry Fielding(comp, cond, lead, 1922 Pittsburgh, PA-1980, Toronto, ONT), ami d’Erroll Garner et arrangeur de Jimmie Lunceford, blacklisté par la Commission des Activités Anti-Américaine (HUAC) depuis 1953 qui, pour n’être pas communiste, a refusé de désigner Groucho Marx comme communiste et œuvré à la radio/TV contre la ségrégation, deux motifs plus que suffisants pour l’empêcher d’y travailler, donc de vivre artistiquement. Jerry Fielding trouve un emploi de directeur musical des spectacles du Royal Hotel à Las Vegas. C’est finalement Otto Preminger qui va le ramener d’autorité à Hollywood en 1962 avec Advise & Consent, comme il a ramené Dalton Trumbo ou Franchot Tone, en mémoire de sa haine du nazisme. C’est dans ce contexte hot que les deux musiciens s’associent jusqu’au décès de Jerry Fielding en 1980. Jerry connaissait parfaitement la mise en musique synchronisée à l’écran (émissions TV et films cinéma). Lennie pouvait 
écrire, orchestrer, arranger et tout comprendre et sentir d’un compositeur. Tous les deux jazzmen, liés à Shelly Manne, vont signer 70 shows TV et de nombreux films.

Mais ses premières signatures de musique de films en solo seront offertes par l’acteur-producteur-réalisateur-dénicheur et tatillon Clint Eastwood en 1983 avec City Heat, et surtout Tightrope qui est l’occasion d’une escapade impromptue à deux à Bourbon Street, New Orleans, pour absorber l’ambiance cacophonique à réinventer pour le film: Lennie écrit huit morceaux complets de styles variés –il arrange, choisit les musiciens, conduit– pour les mixer en studio au fil des images, afin de restituer la perception sonore exact des clubs et lieux de la rue agitée. A partir de 1986, Lennie reprend les concerts dans des universités pour se remettre dans le bain. Car en 1988, ils attaquent un projet pour lequel Clint Eastwood se réserve depuis qu’il a vu Charlie Parker à Oakland dans un concert du JATP (les fameux concerts mixtes de Norman Granz) quand il avait 15 ans, vers 1945-1946. Il a mené sa carrière, patiemment récupéré les droits, attendu, réfléchi, et il tourne en seulement neuf semaines. Lennie et Clint font une reconstitution minutieuse de la 52nd Rue, la Swing Street mythique de New York, pour Bird, le biopic sur Charlie Parker, bande son pour laquelle seuls les solos de Bird sont conservés (triés en amont pour permettre cet exploit de remontage grâce à Chan Parker) afin que les autres instruments ne sonnent pas comme «enregistrés» mais live et en arrière-fond, un travail de sélection, détourage (sans outils numériques en 1987) et de remontage musical considérables. Charles McPherson (as) choisi sur le documentaire The Last of Blue Devils, The Kansas City Jazz Story (1979, dir-prod Bruce Ricker)3, –le berceau du Missouri (encore)–, et Jon Faddis (tp) jouent les phrases d’appoints. Le musicien d’excellence à l’oreille infaillible Lennie Niehaus est trop perfectionniste pour faire les raccords lui-même, car il sait qu’il sonne avec une pointe de Lee Konitz et non de Charlie Parker. En revanche, il se charge de coacher l’acteur Forest Whitaker sur la posture de Bird qui ne bougeait pas les épaules en jouant, sur sa tenue du saxophone, le doigté sur les bonnes notes, le temps de tenue des notes, les temps de respiration par le nez, tout cela pour une parfaite synchronisation œil-oreille, d’autant que Clint Eastwood ne fait qu’une ou deux prises, pas plus! Lennie remportera ses quatre BMI Film and TV Music Awards avec les films de Clint Eastwood (voir la filmographie) et ensemble, remporteront de nombreux autres prix prestigieux notamment le Bafta pour Bird. Lennie se passionne tant pour cette immersion dans la vie et l’œuvre de Charlie Parker qu’il signe la musique d’un film TV, Lush Life (1993), toujours avec Forest Whitaker, et gagne un nouveau prix pour la musique. En 1996, Lennie Niehaus est directeur musical pour Eastwood After Hours: Live at Carnegie Hall, un concert avec des musiciens chevronnés comme Kenny Barron (p), James Carter (ts), Clint Eastwood (p), Kyle Eastwood (b), Jon Faddis (tp), Slide Hampton (tb), Roy Hargrove (tp), Barry Harris (p), Gary LeMel (voc), Kevin Mahogany (voc), Chris McBride (b), Charles McPherson (as), Jay McShann (p), T.S. Monk, Jr. (dm), James Moody (as), Flip Phillips (ts), Phil Ramone (vln, ingé-son, prod), Joshua Redman (as, ts), Jimmy Scott (voc), Kenny Washington (dm), Peter Washington (b), Doug Webb (fl,s), George Wein (p, prod), Claude Williams (vln,g), qui croise les images des films de Clint Eastwood et celles de The Last of 
the Blue Devils.

De 1968 à 1986, Lennie Niehaus se consacre exclusivement à son nouveau métier, l’écriture pour le petit et le grand écran; les arrangements pour aider les copains sont très rares. Mais il ne fait aucun doute que le film Bird lui a redonné l’envie profonde de replonger dans l’ambiance live et naturelle du jazz. Il refera, après cette longue absence de la scène jazz, un premier disque début août 1989 à Hollywood, Patterns (Fresh Sound), en quintet avec Bill Perkins (ts, as, bs, bcl), Frank Strazzeri (p), Tom Warrington (b), Joe LaBarbera (dm) et clôture sa discographie jazz en leader (hors films) avec un huitième album en octet en octobre 2004, Sunday Afternoons at the Lighthouse Cafe (Woofy Productions) à Hermosa Beach, CA, avec Tom Peterson (ts), Jack Nimitz (bar), Bob McChesney (tb), Ron Stout (tp), Bob Florence (p,comp,arr), Trey Henry (b), Dick Weller (dm). En 2008, il joue en big band au Los Angeles Jazz Institute 2008 (voir VIDEOS) et au soir de sa vie, apparaît deci-delà au fil de ses envies informelles, notamment dans une librairie de Redlands, CA.

Lennie Niehaus avait rencontré son épouse Patricia au tout début des années 1950 et ils avaient eu une fille, Susan, chez laquelle il s’est éteint d’un arrêt cardiaque à Redlands, à l’est de Los Angeles. 

Hélène Sportis
Photo Ray avery/CTSIMAGES



*

1. Warne Marsh: son père, directeur de la photo à Hollywood, venait aussi du Missouri; la mère était violoniste; deux de ses tantes étaient actrices et une autre, monteuse.
2. Jerry Fielding a composé la musique orchestrée par Lennie Niehaus de quatre films très percutants de et/ou avec Clint Eastwood:
- Josey Wales hors-la-loi (The Outlaw Josey Wales), 1976, de Clint Eastwood
- L'inspecteur ne renonce jamais (The Enforcer), 1976, de James Fargo, avec Clint Eastwood
- L'épreuve de force (The Gauntlet), 1977, de Clint Eastwood
- L'évadé d'Alcatraz (Escape From Alcatraz), 1979, Don Siegel, avec Clint Eastwood
3. The Last of Blue Devils, The Kansas City Jazz Story (1979, dir/prod Bruce Ricker)

Sources : 
Fifties Jazz Talk: An Oral Retrospective, Studies in Jazz, N°47, Gordon Jack, éditeur Scarecrow Press, Inc., Lanham, MD-Toronto-Orford, 2004, Chapitre 21


Jazz Hot dans le temps et l’espace de Lennie Niehaus

Jazz Hot n°453
Jazz Hot N°453 (juin 1988), sur le film Bird
Dans ce numéro, on retrouve la chronique et le récit du making of du film Bird qui sort le 1er juin à Paris (signalant Jazz Hot comme élément de décor dans un kiosque), et une interview passionnante de Lennie Niehaus à l’instant précis où il vient de renouer depuis deux ans avec le jazz, de rejouer dans des universités américaines, après 18 ans d’absence et 4 films de rodage en duo avec Clint Eastwood avant de s’attaquer à Bird. Lennie parle de l’aide de Chan Parker pour ce film –elle vivait déjà en région parisienne–, de l’aventure des musiciens «enregistrant» avec Charlie Parker trente ans plus tard.

JAzz Hot n°98
Jazz Hot N°98 (avril 1955), avec Charlie Parker en couverture
Article «Californie 55» : Charles Delaunay, à l’occasion de ses «voyages en Amérique», parle de l’histoire du jazz dans l’Ouest de 1915 à 1955. Document très informatif comme toujours, citant Lennie Niehaus entre autres nombreux musiciens de la jeune garde, cet article est un parfait cadre pour comprendre ce qu’est et deviendra encore davantage le jazz west coast. Le titre «Californie 55» est un clin d’œil direct à la nouvelle émission TV de Stan Kenton Music 55 (voir VIDEOS)
Article «Le Revival», connexe au précédent, nous parle du revival west coast avec un luxe de détails très intéressants aussi.

Jazz Hot n°65
Jazz Hot N°65 (avril 1952), avec Dizzy Gillespie et Sidney Bechet en couverture
Article «Cool Jazz, What Is It ?» : par Henri Renaud (p,comp,arr, 1925 Villedieu sur Indre-2002 Paris). Cet article permet de se retremper dans l’histoire du Cool : Jimmy Noone-Bix Beiderbecke-Lester Young (The President, «Prez»)-Stan Getz-Miles Davis-Lennie Tristano-Lee Konitz-Teddy Wilson-Gerry Mulligan…



Jazz Hot n°280
Jazz Hot N°280 (février 1972), avec Charlie Parker en couverture 
Dans ce numéro, un article de Gérard Terronès (producteur des disques Futura et Marge, 1940 Rabat-2017 Paris) sur Stan Kenton à l’occasion de sa venue à Paris.

Jazz Hot n°351-52
Jazz Hot N°351-352 (juillet-août 1978), avec Sonny Rollins en couverture
«Manne With the Golden Arms» sur Shelly Manne, le «batteur de l’Ouest» avec un titre jeux de mots en référence à Otto Preminger, l’auteur du film mythique. Les deux hommes se connaissaient, connaissaient Jerry Fielding et Lennie Niehaus : Hollywood et Los Angeles sont un village où jazz et cinéma sont un seul et même monde.


Jazz Hot N°672 (Eté 2015), Howard Rumsey 
Article en libre accès sur ce bassiste de la West Coast, ayant pris son cadet Lennie Niehaus sur un de ses disques Contemporary en 1954.

Jazz Hot N° 649 (juin 2009), Bud Shank (1926 Dayton, OH-2009 Tucson, AZ)
Article sur cet altiste-flutiste de la West Coast, premier sax alto dans l’orchestre de Stan Kenton quand Lennie Niehaus y entre. Ils travaillent ensemble pour un LP de Bill Perkins en 1981. Bud Shank est un musicien de studio pour de célèbres musiques de films dont Le Chevalier des sables de Vincente Minnelli en 1965, L’Affaire Thomas Crown de Norman Jewison en 1968 ou Un Eté 42 de Robert Mulligan en 1971.

Jazz Hot N°431 (Eté 1986) : un article est consacré au label Contemporary et à son créateur Lester Koenig, producteur de la West Coast et chez qui enregistrait Lennie Niehaus dans ses jeunes années. L’article fourmille de noms parfois aujourd’hui oubliés et ravive l’ambiance, au temps de la découverte du son stéréo.


*


DISCOGRAPHIE
Leader/coleader
CD 1954-56. Lennie Niehaus Vol. 1: The Quintet, Contemporary 2513-3518/Original Jazz Classics 1933-2
CD 1954-56. Lennie Niehaus Vol. 2: The Octet, Contemporary 2517-3540/Original Jazz Classics 1892-2
CD 1955. Lennie Niehaus Vol. 3: The Octet, Contemporary 3503/Original Jazz Classics 1767-2
CD 1955. Lennie Niehaus Vol. 4: The Quintets & Strings, Contemporary 3510/Original Jazz Classics 1858-2
CD 1956. Lennie Niehaus Vol. 5: The Sextet, Contemporary 3524/Original Jazz Classics 1944-2
CD 1957. Lennie Niehaus, I Swing for You, EmArcy 36118/Lonehill Jazz 12041
LP  1981. Lennie Niehaus, Shades of Dring, Cambria 1016
CD 1984. Lennie Niehaus, City Heat, Original Motion Picture Soundtrack, Warner Bros 25219
CD 1989. Lennie Niehaus, Patterns, Fresh Sound 114/5013
CD 1990. Lennie Niehaus, 
The Bridges of Madison County, Original Motion Picture Soundtrack, Malpaso 9362-45949-2
CD 1992. Lennie Niehaus, UnforgivenOriginal Motion Picture Soundtrack, Varese Sarabande 3580 
CD 1997. Lennie Niehaus, Seems Like Old Times, Fresh Sound 5016
CD 1999. Lennie Niehaus, Live at Copozzoli’s, Woofy 96
CD 2004. Lennie Niehaus, Sunday Afternoon at the Lighthouse Cafe, Woofy 154

Dates d'enregistrement et réferences non disponibles
CD. Lennie Niehaus, Quintet et Octet feat. Stan Kenton
CD. Lennie Niehaus, Days to Come
CD. Lennie Niehaus, Rooftop Storys, Golden Times



1954. Lennie Niehaus, Vol. 1, The Quintet, Contemporary.jpg1954. Lennie Niehaus, Vol.2, The Octet, Contemporary.jpg1955. Lennie Niehaus, Vol.3, The Octet#2, Contemporary1955. Lennie Niehaus, Vol.4, The Quintets & Strings, Contemporary












1956. Lennie Niehaus, Vol.5, The Sextet, Contemporary1954-56. Lennie Hiehaus, Zounds!, Contemprary1954-56. Lennie Niehaus, Complete Fifties Recordings1957. Lennie Niehaus, I Swing for You












1989. Lennie Niehaus, Patterns1999. Lennie Niehaus, Unforgiven1997. Lennie Niehaus, Seems like old times1999. Lennie Niehaus, Live at Capozzoli's












2004. Lennie Niehaus, Sunday Afternoon at the Lighthouse CafeLennie Niehaus, Quintet et Octet feat. Stan KentonLennie Niehaus, Days to ComeLennie Niehaus, Rooftop Storys, Golden Times













Sideman
78t 1948. Johnny Barbera, Rex 26027/26028
CD 1952-53. Stan Kenton and his Orchestra, Live at the Blue Note – Chicago 1952-1953, Sounds of Yester Year DSOD747
LP  1954. Leith Stevens Orchestra, Jazz Themes From "Private Hell 36", Coral 56122
CD 1954. Duane Tatro, Jazz for Moderns, Contemporary/Original Jazz Classics 1878-2
CD 1954-55. Stan Kenton and his Orchestra, Stan Kenton Festival, Status 1025
CD 1954. Shorty Rodgers, East Coast-West Coast Scene, RCA 74404
CD 1954. Howard Rumsey, In the Solo Spotlight!, Contemporary/Original Jazz Classics 451-2
CD 1955. Stan Kenton and his Orchestra, Stan Kenton at Ford Ord California 1955. Volumes 1, 2 & 3, Encore 7003
CD 1955. Stan Kenton and his Orchestra, Live in Palo Alto, Status 1036
LP  1955. Stan Kenton and his Orchestra, Contemporary Concepts, Capitol EAP 1024
LP  1955. Stan Kenton and his Orchestra, The Concepts Era. Volume 2, Artistry 106
CD 1956. Stan Kenton and his Orchestra, Kenton Plays Holman Live!, Artistry 4005
CD 1956. Stan Kenton and his Orchestra, Cool Hot & Swingin’, Tantara 1123
LP  1956. Stan Kenton and his Orchestra, Kenton in Hi-Fi, Capitol W-724
LP  1956. Stan Kenton and his Orchestra, Kenton in Concert, Artistry 2-100
CD 1956. Stan Kenton and his Orchestra, In Stockholm 1956, Swedish Radio 104
LP  1956. Stan Kenton and his Orchestra, Cuban Fire!, Capitol T-731
LP  1956. Stan Kenton and his Orchestra, Kenton 56. The Concept Era, Artistry 103
CD 1956. Stan Kenton and his Orchestra, Live at the Macumba Club, Magic DAWE50
CD 1956. Stan Kenton and his Orchestra, Live at the Macumba Club. Part Two, Magic DAWE53
CD 1957. Stan Kenton and his Orchestra, Kenton With Voices, Capitol T-810
CD 1957. Stan Kenton and his Orchestra, Stompin’ at Newport, Pablo 5312-2
CD 1957. Stan Kenton and his Orchestra, Live at the Patio Gardens Ballroom. Volumes 1 & 2, Magic DAWE56
CD 1957. Stan Kenton and his Orchestra, Live at the Patio Gardens Ballroom. Volumes 3 & 4, Magic DAWE57
CD 1957. Jack Sheldon, Jack’s Groove, Fresh Sound 70
LP  1957. Stan Kenton and his Orchestra, Rendezvous With Kenton, Capitol ST-932
CD 1957-58. Ann Richards with The Stan Kenton Orchestra, I Hear Music, Total Recordings of California 4001
CD 1958. Stan Kenton and his Orchestra, At the Rendezvous. Volume 1, Status 102
CD 1958. Stan Kenton and his Orchestra, At the Rendezvous. Volume 2, Status 108
CD 1958. Stan Kenton and his Orchestra, Back to Balboa, Capitol Jazz 7243 5 96591 2 1
LP  1958. Stan Kenton and his Orchestra, By Request. Volume IV, Creative World ST 1064
LP  1958. Stan Kenton and his Orchestra, The Ballad Style of Stan Kenton, Capitol ST 1068
LP  1958. Stan Kenton and his Orchestra, Lush Interlude, Capitol T-1130
CD 1958. Stan Kenton and his Orchestra, The Stage Door Swings, Capitol Jazz 7243 4 77551 2 5
CD 1958. Stan Kenton and his Orchestra, Road Band! Kenton ’58, Astral Jazz 103
CD 1958. Stan Kenton and his Orchestra, Live in Biloxi, Magic DAWE32
CD 1958. Stan Kenton and his Orchestra, Return to Biloxi, Magic DAWE35
LP  1958. Stan Kenton and his Orchestra, On the Road, Artistry 101
CD 1959. Stan Kenton and his Orchestra, At the Las Vegas Tropicana, Capitol Jazz 7243 8 35245 2 5
CD 1959. Stan Kenton and his Orchestra, Live at the Humbolt State College, Fresh Sound 300
CD 1959. Stan Kenton and his Orchestra, At Ukiah 1959, Status 109
CD 1960. Stan Kenton and his Orchestra, Live at Barstow 1960, Status 1001
CD 1962. Stan Kenton and his Orchestra, Stan Kenton! Tex Ritter!, Capitol T-1757
CD 1964. Stan Kenton and his Orchestra, Kenton/Wagner, Capitol TAO-2217
CD 1989. Vic Lewis West Coast All Stars, Play the Compositions and Arrangements of Bill Holman, Mole Jazz 14
CD 1991. Stan Kenton 50th Anniversary Celebration, Back to Balboa. Volume 2, MAMA Foundation 1004 
CD 1996. Clint Eastwood, Live at Carnegie Hall, Malpaso/Warner Bros. 46546 -2

Arrangeur
LP  1955. Hollywood Saxophone Quartet, Jazz in Hollywood, Liberty 6005
LP  1957. Hollywood Saxophone Quartet, Sax Appeal, Liberty 3080
CD 1959. Terry Gibbs, The Sundown Sessions, Contemporary 7652-2
CD 1961. Stan Kenton and his Orchestra, Sophisticated Approach, Capitol Jazz 0946 3 56310 2 9
CD 1962. Stan Kenton and his Orchestra, One Night Stand, Magic DAWE66
CD 1962. Shelly Manne, My Son the Jazz Drummer!, Contemporary 7609-2
LP  1963. Stan Kenton and his Orchestra, From the Creative World of Stan Kenton Comes the Exciting New Voice of Jean Turner, Capitol ST 2051
LP  1966. North Texas State University, Century 25848
LP  1976. Bob Sauer, Big Band Live From the Nation’s Capital, Phoenix 131
LP  1981. Bill Perkins/Bud Shank/Leigh Kaplan/Ray Brown/Shelly Mane, Shades of Dring, Cambria 1016
45t 1986. Vicky Vitt,’s Jazz Band, VV Productions 8601
CD 1988. The Shades of Kenton Orchestra, ‘Round Midnight Concert, Hep 2043
CD 1999. Young Sounds of Arizona, Ringers, Autoproduit 


Pédagogue

Lennie Niehaus, 10 Jazz Inventions
Lennie Niehaus, Fugue TodayLennie Niehaus, Basic Jazz Conception for Saxophone.jpg
Lennie Niehaus, Jazz Conception for Saxophone Section.jpg
Lennie Niehaus, Plays the Blues, Jamey Aebersold Jazz














FILMOGRAPHIE SELECTIVE

Lennie Niehaus : Orchestration, écriture, arrangement pour Jerry Fielding, compositeur ou chef d’orchestre (1971-1976)

• Lawman (L’homme de la loi), Michael Winner, 1971, 99 min.

• Straw Dogs, (Les chiens de paille), Sam Peckinpah, 1971, 113 min.

• The Mechanic (Le flingueur), Michael Winner, 1972, 100 min.

• Scorpio, Michael Winner, 1973, 114 min.

• Bring Me the Head of Alfredo Garcia (Apportez-moi la tête d’Alfredo Garcia), Sam Peckinpah, 1974, 112 min., musique Dan Carlin/Jerry Fielding, chef d’orchestre

• The Gambler (Le flambeur), Karel Reisz, 1974, 111 min.

• The Bad News Bears (La chouette équipe), Michael Ritchie 1976, 102 min.



Lennie Niehaus : Orchestration, écriture, arrangement pour Jerry Fielding dans les films de-avec Clint Eastwood (1976-1979)

• The Outlaw Josey Wales (Josey Wales hors-la-loi), 1976, 135 min., de Clint Eastwood

• The Enforcer (L'Inspecteur ne renonce jamais), 1976, James Fargo, 96 min., avec Clint Eastwood (avec Art Pepper)

• The Gauntlet (L'Epreuve de force), 1977, 109 min., de Clint Eastwood (avec Art Pepper et Jon Faddis)
«Bleak Bad Big City Dawn (Just A Closer Walk With Thee), The Pickup, Exit Tunnel, Roaring!, The Gauntlet, The Box Car Incident, The Black Sedan, Manipulation On The Center Divider, The Delivery, Postlude (Just A Closer Walk With Thee»

• Escape From Alcatraz (L'Evadé d'Alcatraz), 1979, Don Siegel, 112 min., avec Clint Eastwood



Lennie Niehaus seul: Composition de musiques de films pour-avec (orchestration, arrangement) Clint Eastwood (1984-2002)

• Tightrope (La Corde raide), Richard Tuggle, avec Clint Eastwood, 1984, 114 min. 

• City Heat (Haut les flingues!), Richard Benjamin, avec Clint Eastwood, 1984, 93 min.

• Pale Rider (Le Cavalier solitaire), Clint Eastwood, 1985, 115 min.
• Heartbreak Ridge (Le Maître de guerre), Clint Eastwood, 1986, 130 min.
     BMI Film and TV Music Award

• Bird, Clint Eastwood, 1988, 161 min., Charlie Parker, Charles McPherson, Gary Foster, Ronny Lang, James Rivers, John Faddis, Conte Candoli, Red Rodney, Mike Lang, Barry Harris, John Lewis, Walter Davis Jr., Pete Jolly, Monty Alexander, Ray Brown, Ron Carter, Percy Heath, Chuck Berghofer, John Guerin, Kenny Clarke, King Pleasure 
BAFTA

• White Hunter Black Heart (Chasseur blanc, cœur noir), Clint Eastwood, 1990, 112 min., Bill Perkins à la flûte

• Unforgiven (Impitoyable), Clint Eastwood, 1992, 130 min., thème de Claudia écrit par Clint Eastwood, orchestré par Lennie Niehaus
BMI Film and TV Music Award

• A Perfect World (Un monde parfait), Clint Eastwood, 1993, 138 min.

• The Bridges of Madison County (Sur la route de Madison), Clint Eastwood, 1995, 135 min., thème Doe Eyes écrit par Clint Eastwood, orchestré par Lennie Niehaus, nombreux musicien/ne/s (voir lien soundtrack) 
BMI Film and TV Music Award

• Absolute Power (Les Pleins Pouvoirs), Clint Eastwood, 1997, 121 min.

• Midnight in the Garden of Good and Evil (Minuit dans le jardin du bien et du mal), Clint Eastwood, 1997, 155 min., avec Charlie Haden à la basse et Ernie Watts au sax ténor, et les musiciens des morceaux insérés

• True Crime (Jugé coupable), Clint Eastwood, 1999, 127 min.

• Space Cowboys, Clint Eastwood, 2000, 130 min.
BMI Film and TV Music Award

• Blood Work (Créance de sang), Clint Eastwood, 2002, 110 min.



Lennie Niehaus, Clint et Kyle* Eastwood, Michael Stevens (1990, 2003-2011)

• The Rookie (La Relève), Clint Eastwood, 1990, 120 min., «Red Zone» (Kyle* Eastwood/Michael Stevens)

• Mystic River, de/musique écrite par Clint Eastwood (add. Kyle*), orchestrée/dirigée par Lennie Niehaus, 2003, 138 min. 

• Million Dollar Baby, de/musique écrite par Clint Eastwood (add. Kyle*/Michael Stevens), orchestrée/dirigée par Lennie Niehaus, 2004, 132 min.


• Flags of Our Fathers (Mémoires de nos pères), de/musique écrite par Clint Eastwood, orchestrée/dirigée par Lennie Niehaus, arrangements Kyle* Eastwood, 2006, 135 min.

• Letters From Iwo Jima (Lettres d’Iwo Jima), Clint Eastwood, musique Kyle Eastwood*/Michael Stevens, orchestrée/dirigée par Lennie Niehaus, 2006, 141 min.

• Gran Torino, Clint Eastwood, Clint Eastwood, musique Kyle Eastwood*/Michael Stevens, orchestrée/dirigée par Lennie Niehaus, 2008, 116 min.

• Changeling (L’Echange),  de/musique écrite par Clint Eastwood, orchestrée/dirigée par Lennie Niehaus, arrangements Kyle Eastwood*/Michael Stevens, 2008, 141 min. avec Peter Erskine (dm)

• J.Edgar,  de/musique écrite par Clint Eastwood, Lennie Niehaus arrangeur non crédité sur la marche de John Philip Sousa «The Stars and Stripes Forever»**, 2011, 137 min.
** Thème pour mémoire (ce n’est pas la version du film mais hymne important pour les deux amis et dans leur dernier film) 



Autres compositions de musiques de films de Lennie Niehaus

• Lush Life (Jazz dans la nuit), Michael Elias, 1993, 106 min., film TV, Gary Foster, Mike Lang, Bill Perkins
Primetime Emmy Award



VIDEOS 

Chaîne Youtube de Lennie Niehaus

1955. Stan Kenton Orchestra, Music 55, CBSTV (deux des dix émissions: avec Lena Horne, Duke Ellington, Yehudi Menuhin, Ann Richards)

1956. Lennie Niehaus Sextet, Stu Williamson (tp,vtb), Bill Perkins (ts,fl), Jimmy Giuffre (bs), Buddy Clark (b), Shelly Manne (dm), «Thou Swell», «I wished on the Moon», «Take It From Me», «I wished on the Moon», Vol. 5, Contemporary Records

1957. Lennie Niehaus, Steve Perlow (bs), Red Kelly (b), Jerry McKenzie (dm), Lou Levy (p), Bill Perkins (ts,fl), Ken Shroyer (tb),  Ed Leddy (tp), Album I Swing For You, octobre, Los Angeles, EmArcy/Lonehill 

1958. Lennie Niehaus, Transcription de la «Danse d’Anitra», Suite Peer Gynt (1888), Edvard Grieg, en «Annie’s Dance», Stu Williamson (tp), Bob Enevoldsen (vtb), Bill Holman (ts), Jimmy Giuffre (bs), Pete Jolly (p), Monty Budwig (b), Shelly Manne (dm)

1994. Lennie Niehaus, Clint Eastwood : The Man from Malpaso, biographie de Clint Eastwood (dir. Gene Feldman, TV), minutes : 2’19’’ puis 44’42’’ & 47’10’’ sur Bird, Wombat Productions

1996. Lennie Niehaus directeur musical, Eastwood After Hours: Live at Carnegie Hall (dir. Bruce Ricker, 1997 TV Special), Kenny Barron (p), James Carter (ts), Clint Eastwood (p), Kyle Eastwood (b), Jon Faddis (tp), Slide Hampton (tb), Roy Hargrove (tp), Barry Harris (p), Gary LeMel (voc), Kevin Mahogany (voc), Chris McBride (b), Charles McPherson (as), Jay McShann (p), T.S. Monk, Jr. (dm), James Moody (as), Flip Phillips (ts), Phil Ramone (vln, ingé-son, prod), Joshua Redman (as, ts), Jimmy Scott (voc), Kenny Washington (dm), Peter Washington (b), Doug Webb (fl,s), George Wein (p, prod), Claude Williams (vln,g), images de films dont The Last of the Blue Devils, Malpaso/Rhapsody Films Productions

2000. Lennie Niehaus, Out of the Shadows, biographie de Clint Eastwood (dir. Bruce Ricker, American Masters TV Series), minutes : 62’46’’ sur Bird, et 82’20’’ sur Eastwood After Hours: Live at Carnegie Hall (1996), Rhapsody Films/WNET/BBC Arena, Eagle Rock Productions

2004. Lennie Niehaus, Tom Peterson (ts), Jack Nimitz (bs, 1930 Washington CD-2009 Studio City, CA), Bob McChesney (tb), Ron Stout (tp), Bob Florence (p,comp,arr, 1932-2008 Los Angeles, CA), Trey Henry (b), Dick Weller (dm), «Star Eyes», «Rush Hour», «There Will Never Be Another You», Lighthouse Café, Sunday Afternoon at Hermosa Beach, CA, octobre, CD Woofy Productions

2003-2008. Lennie Niehaus, Steve Huffstetter (tp,flh), Carl Saunders/Buddy Childers (tp), Scott Whitfield/Dale Devoe (tb), «It’s All Right With Me»,  «Stella by Starlight», «I’ve Never been in Love Before», «On the Street Where You Live», «Time After Time», «Lullaby of Birdland», «Ev’ry Time We Say Goodbye», «All at Once You Love Her», «So in Love», «End of a Love Affair», «A Tribute to Kenton», «Younger Than Springtime», «I Love Paris», Los Angeles Jazz Institute