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Richie Cole

2 mai 2020
29 février 1948, Trenton, NJ - 2 mai 2020, Carnegie, PA
© Jazz Hot 2020

Richie Cole © Erol Reyal by courtesy of Heads Up
Richie Cole © Erol Reyal, by courtesy of Heads Up


Richie COLE

Keeper of the Flame


Avec la disparition du saxophoniste alto Richie Cole, c'est un gardien de la flamme bebop qui nous quitte à l'âge de 72 ans, victime d'une crise cardiaque dans son sommeil, comme en a informé sa fille Annie Cole. Styliste de l'instrument à la technique magistrale, le lyrisme de son jeu, associé à une certaine fluidité parkérienne, le rapprochait d'autres altistes tels que Sonny Criss, Phil Woods ou Sonny Stitt. Ce véritable passeur de mémoire, avait un souci permanent de transmettre une forme d'orthodoxie du bop tout en cultivant une ouverture d'esprit qui se reflète dans ses collaborations prestigieuses et singulières.
Un interview parue dans Jazz Hot  (n°630, en 2006) nous rappelle une partie de son parcours et évoque les recherches esthétiques de ce musicien de jazz par excellence, dont la personnalité toute entière dévouée à son art était très attachante.

1978. Richie Cole, Keeper of the Flame, MuseIl vivait dans un modeste studio, débordant de plantes, de la petite ville de Carnegie, PA, où, lorsqu'il ne jouait pas en club, il composait et arrangeait de nouveaux thèmes sur son clavier. Cette modestie économique, qui contraste avec la richesse de son parcours artistique, n’est pas rare chez les musiciens de jazz, de cette génération en particulier. Depuis 2006, il avait cependant trouvé une forme de stabilité en se rapprochant de sa fille Annie Cole après des années de recherches personnelles sur les routes, de questionnement psychologique consécutive au décès de son ami Eddie Jefferson, vocaliste d'exception du bebop, mais aussi de recherches personnelles d'équilibre: il a ainsi possédé un ranch en Californie, dénommé «Alto Acres»,  une douzaine d'années, puis habité sur un yacht à Key Largo, en Floride, pendant sept ans, mêlant une activité musicale intense (concerts, écriture, enregistrements, projets) à un besoin de découverte et d'espace, avant de revenir à Trenton, NJ, au début des années 2000, puis de rejoindre sa fille à Carnegie en 2014. Dans cette banlieue de Pittsburgh, il avait trouvé ces dernières années un second souffle auprès d'une nouvelle génération de musiciens à son écoute. 

Richie Cole partageait sa passion lors de nombreuses master classes à travers le monde, en insistant sur l'importance de la sonorité de l'instrument. A ce sujet, il prétendait qu'il y avait un son typique du New Jersey et de sa ville natale de Trenton qui a vu naître également l'excellent trompettiste Johnny Coles. Figure incontournable du label Muse, créé en 1972 par Joe Fields, un ancien du label Prestige, il incarnait un jazz fortement ancré dans le bebop et le hard-bop, ouvrant, avec d'autres, la voie aux jeunes lions de la génération Marsalis. Richie Cole aura ainsi, à l'image d'un Scott Hamilton pour le jazz mainstream, cultivé une forme de singularité: alors que ses pairs étaient plongés dans l'univers coltranien ou la fusion naissante, il est resté fidèle à la tradition du bebop en élaborant une synthèse des altistes post-parkériens avec un lyrisme exacerbé et un swing toujours intense.


 

 

Richard Thomas Cole est né le 29 février 1948 à Trenton, NJ, dans un univers imprégné de jazz, cadre prédestiné mais dont il ne bénéficie que peu de temps. Dans la petite ville entre New York et Philadelphie, son père possédait deux clubs, le Hubby's Inn, avec une programmation «blanche» (Louis Prima, Tony Bennett…) ainsi qu'un club «noir», le Harlem Club, où il programmait Sonny Stitt, Gene Ammons… Pourtant, contrairement à ce qu'on lit partout, il n'a pas vraiment connu ces clubs que son père a vendus quand il avait moins de 2 ans (cf. Jazz Hot n°630 déjà cité). Richie ne porte pas le nom de son père (Hubbard) mais de son beau-père, Thomas Cole, barman, puis taxi et ouvrier, qui épousa sa mère, serveuse puis secrétaire. Richie ne grandit pas dans un environnement musical, mais a, par hasard, écouté le Count Basie Big Band, et il a hérité de son père, toujours par hasard, d'un saxophone abandonné sur la scène du club. Il en plaisante en disant qu'il aurait joué de la trompette si l'instrument oublié en avait été une. Basie et le saxophone lui donnent un amour précoce des big bands. Il suit à 5-6 ans les cours d’une Mrs. Smith qui lui enseigne les doigtés de l'instrument, puis il étudie sérieusement le saxophone auprès de Pal Czumblé, un musicien local surnommé le «roi de la polka». Il commence à jouer swing et bebop, pour les mariages, la danse, les jam-sessions. Encouragé par son père, il sort diplômé de l'école secondaire Ewing, dans le canton d'Ewing, NJ. Il assiste à cette époque aux classes de jazz qu'anime Phil Woods à New Hope entre 1961 et 1967 où il partage le pupitre avec le jeune Michael Brecker (ts). Phil Woods le guide dans sa découverte de Charlie Parker, Cannonball Adderley, Sonny Rollins, pour son instrument et l'écriture. Mais dans son interview, Richie Cole affirme que son principal enseignant a été Victor Morosco: saxophoniste classique né en 1936. Le jeune Richie Cole monte un premier groupe, les Jazz Casuals avant d'intégrer le New England Conservatory Orchestra, dont le répertoire comprend des œuvres contemporaines. Richie Cole énumère ainsi ses principales influences: Cannonball Adderley, Sonny Rollins, Sonny Stitt, Charlie Parker et Earl Bostic, tout en affirmant que son écoute la plus régulière est John Coltrane sans pour autant en être un disciple (Jazz Hot n°630, déjà cité).


En 1966, il obtient, grâce à un concours organisé par la revue Down Beat, une bourse pour aller étudier à la Berklee School of Music de Boston où ses professeurs sont Charlie Mariano, Junior Cook et Jimmy Mosher. Il y côtoie d'autres jeunes étudiants dont George Mraz, Miroslav Vitous, Pat LaBarbera, Alan Broadbent, Richie Beirach ou encore Jack Walrath. Il travaille son instrument huit heures par jour. Sa solide formation et ses qualités de lecteur lui ouvrent une place de sax alto dans le big band de Buddy Rich en 1969, en remplacement d'Art Pepper, avec à la clé un concert mémorable en juin de la même année au célèbre Whiskey A Go-Go d'Hollywood qui restera gravé sur l’album Buddy & Soul (Pacific Jazz). Chez Buddy Rich, il apprend du leader l'exigence et le professionnalisme. Sa passion pour les big bands se poursuit au sein des ensembles de Lionel Hampton puis de Doc Severinsen. Il décide ensuite de parcourir les Etats-Unis de ville en ville et de jouer en club dans le cadre d'innombrables jam-sessions, rencontres, une recherche d'aventures autant que de découvertes, très américaine. C'est ainsi qu'il développe son concept d'Alto Madness, un groupe de taille réduite, idéalement un septet, pour lequel les arrangements sophistiqués donnent une impression de grande formation. En 2006, il disait avoir 3000 arrangements, avait écrit quatre symphonies… Sa grande production discographique en leader et sideman, sa soif d'enregistrements ont abondamment documenté son parcours, avec de très belles réussites. Malgré des relations difficiles avec les maisons de disques, en dehors peut-être de Muse avec qui il a gravé de beaux albums, il disait encore en 2006 qu'il avait des projets pour 400 albums! (Jazz Hot n°630, déjà cité).

 

1976. Eddie Jefferson, Godfather of Vocalese, Muse




Dans son parcours à travers l'Amérique, il rencontre ainsi, en 1973, Eddie Jefferson, originaire de Pittsburgh, PA, qui avait travaillé avec James Moody, Dexter Gordon, et qui est l’un des précurseurs –un sommet en la matière– de ceux qui vocalisent les improvisations des grands solistes dès les années 1940. Cette rencontre, à la fois artistique et humaine, avec un aîné d'un tel talent est majeure pour Richie Cole et les deux musicien se construisent avec respect et complicité une belle discographie, l'un et l'autre alternant en leader. Son quartet comprend à l'époque Reuben Brown (p), Marshall Hawkins (b), Bernard Sweetney (dm), et il devient l’orchestre maison du club Harold's Rogue and Jar à Washington, DC, où il croise le saxophoniste Buck Hill. Sa composition «Harold's House of Jazz» servira d'indicatif lors de ses concerts. Un double LP y est enregistré live en 1975: Harold's Rogue & Jar Series: A Portrait of Jazz in Washington, DC qui retrace un moment de l'histoire de ce club situé 1814 N Street. Parmi les musiciens de sa génération, Vic Juris (g), qui nous a quittés il y a peu, le 31 décembre 2019 (cf. sa nécrologie), devient l’un de ses partenaires favoris, accompagnant la «garde» du bebop tels les pianistes Barry Harris, Harold Mabern, Mickey Tucker ou les trompettistes Red Rodney, Charles Sullivan, le contrebassiste George Duvivier, les saxophonistes Hamiet Bluiett, Junior Cook, le batteur Billy Hart ou le tromboniste Slide Hampton. Les qualités de virtuoses et d'arrangeur font de Richie Cole un musicien apprécié de ses pairs, même si le personnage ne fait pas beaucoup d'efforts pour se mettre en avant et gérer sa carrière au mieux de ses intérêts. Il semble davantage fonctionner au feeling et au coup de cœur.


1976. Eric Kloss/Richie Cole, Battle of the Saxes, Vol. 1, Muse1976. Richie Cole Alto Madness, Starburst, Adelphi1976. Richie-Cole, New York Afternoon, Muse 


















La deuxième partie des années 1970 est importante, car il grave en 1975 un premier album sous son nom, Trenton Makes: The World Takes, pour le label Progressive Records, déjà avec sa signature «Richie Cole, Alto Madness», avant de
croiser le sax avec l'altiste Eric Kloss sur Battle of the Saxes, début 1976, puis d'enregistrer sous le nom de «Richie Cole Alto Madness» Starburst: Feat. the Reuben Brown Trio, et, en fin d'année 1976 New York Afternoon, Alto Madness pour le bon label Muse, en compagnie d’Eddie Jefferson sous le nom duquel il a enregistré, toujours en 1976, deux autres albums: Godfather of Vocalese et The Live Liest (Muse).
Richie Cole entre en studio au début de 1977 pour l'organiste Don Patterson (Movin' Up!, Muse)
avant de graver, en fin d'année 1977 un quatrième album Alto Madness produit par et avec Eddie Jefferson. Sous le nom de Red Rodney, il a participé en 1976 à un magnifique Red, White and Blues en compagnie de Sir Roland Hanna (p) et Buster Williams (b). En cette fin des années 1970, il est l'un des piliers de la scène new-yorkaise et continue à être demandé par les musiciens du label Muse comme Mark Murphy (voc) ou Red Rodney avec lequel il enregistre Home Free, entouré du trio de Barry Harris, avant de sortir deux autres disques en leader avec Eddie Jefferson: Keeper of the Flame (1978), pour une mémorable version de «New York Afernoon», et Hollywood Madness (1979). On peut également regarder et écouter une excellente vidéo de Richie Cole avec Eddie Jefferson au Jazz Showcase de Chicago le 6 mai 1979, avec John Campbell (p), l'excellente Kelly Sill (b), Joel Spencer (dm) qui donne une bonne idée du dynamisme de cette rencontre entre Eddie Jefferson et Richie Cole. En mars 1979, il est coleader avec Red Rodney et Ricky Ford pour
The 3 R's, toujours chez Muse.


1977. Richie Cole, Alto Madness, Muse

1979. Richie Cole with Eddie Jefferson, Hollywood Madness, Muse

1979. Red Rodney/Richie Cole/Ricky Ford, The 3R’s, Muse




 










Mais le 9 mai 1979, juste après une série de concerts au Carnegie Hall et trois jours après celui du Jazz Showcase, un drame survient alors que le groupe joue au Baker's Keyboard Lounge, un club de Detroit. A la sortie du club, alors que les musiciens discutent, un individu s'approche d'Eddie Jefferson et lui tire dessus sans aucune raison. Le chanteur tombe sous des balles qui ne lui étaient probablement pas destinées. C’est un véritable choc pour Richie Cole qui ne s'en est jamais vraiment remis et commence alors à mener une longue bataille contre l'alcoolisme jusqu'en 1995. Ces années, difficiles sur un plan personnel, le voient résider successivement à San Francisco, Los Angeles, Las Vegas, Chicago ou sur une péniche dans l'archipel des Keys en Floride.



1980. Richie Cole/Phil Woods, Side by Side., Muse

1981. Sonny Stitt and Richie Cole, Battle of saxes, Aim

1982. Richie Cole, Meets Art Pepper














C'est pourtant une époque riche en rencontres, en enregistrements et projets, dont une collaboration avec le groupe vocal Manhattan Transfert avec lesquels Eddie Jefferson et lui avait initialement prévu de travailler, un autre avec Mark Murphy et Phil Woods pour l'album Side By Side ainsi que deux courtes sessions avec Sonny Stitt et Art Pepper pour deux splendides disques en 1982. Au sujet d’Art Pepper, Richie Cole avait confié qu’il était pour lui l’altiste West Coast par excellence, dont il aimait  la singularité du jeu, le lyrisme et la créativité unique sur l’instrument. Accompagné par le trio de Roger Kellaway (p) avec Bob Magnusson (b) et Billy Higgins (dm), l'ensemble fonctionne à merveille et Richie Cole alterne avec brio alto, ténor et baryton alors qu'Art Pepper est à la clarinette sur certains thèmes. Quant à la rencontre avec Sonny Stitt, elle a d’abord eu lieu à San Francisco, en septembre 1981, en compagnie du trio de Cedar Walton (p) avec Billy Higgins (dm), Bobby Hutcherson (vib) et John Handy (ts), immortalisée sur l'album Just in Case You Forgot How Bad He Really Was, avant de se retrouver en studio quelques semaines plus tard à Sydney (Australie) avec Jack Wilson (p). C'est à cette période qu'il devient un adepte du béret à la Dizzy Gillespie qu'il porte notamment sur la pochette du disque Cool C, entouré de musiciens japonais. Il est également auprès de Freddie Hubbard (tp) pour un excellent Back to Birdland avec George Cables et une section de cuivres amenée par le saxophoniste West Coast Med Flory.

 

1981. Freddie Hubbard, Back to Birdland1981. Sonny Stitt, Just in Case You Forgot How Bad He Really Was1981. Richie Cole-Bobby Henriquez, The Wildman Meets the MadMan

















Ces années 1980 sont en fait celles des rencontres éclectiques: d'une tournée avec Anita O'Day en compagnie d'un big band all stars avec Hank Jones, Frank Wess, Joe Wilder et Roy Eldridge, en passant par une superbe nouvelle session pour son ami Red Rodney sur The 3 R's, entouré de Sir Roland Hanna, Ricky Ford et Turk Mauro. Sa discographie en leader est marquée par un passage au Village Vanguard enregistré et filmé par son ami Ben Sidran. On note aussi, en 1986,
un hommage à Charlie Parker où il partage la scène avec Lee Konitz, Bud Shank et James Moody sur l'album Many Faces of Bird et un magnifique concert aux Arènes de Nîmes en 1987 avec Hank Crawford (as) et la superbe guitariste Emily Remler sur «Bossa International».

1994. Richie Cole, Kush 



Les années 1990 sont marquées par un superbe hommage à Dizzy Gillespie, sur Kush, en big band, avec les arrangements de Bob Belden (ss) et la présence de Paquito D'Rivera à l'alto et à la clarinette apportant des couleurs singulières à ce répertoire intemporel. Il y a aussi une évocation de Leonard Bernstein avec le West Side Story de Richie Cole.

2003. Patrick Saussois Meets Richie Cole Alto Madness Orchestra, It's the Same Thing Everywhere


Dans les années 2000, il y a cette belle rencontre entre son Alto Madness Orchestra et Patrick Saussois (g) sur 
It's the Same Thing Everywhere enregistré à New York. Ces dernières années, il partageait son expérience sur la scène de Pittsburgh, devenant une sorte de passeur de mémoire du bop. Il enregistrait également avec son Alto Madness Orchestra des projets personnels et des hommages à Cannonball Adderley ou à Eddie Jefferson en compagnie d’Eric Reed (p), Willie Jones III (dm) et Ralph Moore (ts) autour de la voix d’Allan Harris.

2016. Richie Cole, Plays Ballads & Love Songs


On retiendra enfin son splendide Plays Ballads & Love Songs en 2016 dans une production toujours soutenue et de qualité.

 

En parallèle de ses activités de musiciens, il avait été nommé au conseil d'administration de la National Jazz Service Organization et au conseil d'administration du National Endowment for the Arts qu’il a présidé pendant un an. Il était aussi membre fondateur de l'International Association of  Jazz Educators. En 2005, il avait reçu le certificat du Congrès de l'État de Californie pour l'ensemble de ses réalisations au nom de la Temecula Jazz Society.

Ce personnage attachant et authentique laisse dans le deuil ses deux filles Annie Cole et Amanda Marrazzo ainsi que quatre petits-enfants Ricky et Julian Barajas et Emily et Abby Marrazzo. Jazz Hot partage leur peine.


David Bouzaclou




RICHIE COLE ET JAZZ HOT: 630-2006

SITE INTERNET: www.richiecole.com


DISCOGRAPHIE

Leader/coleader

LP  1975. Richie Cole Alto Madness, Trenton Makes: The World Takes, Progressive Records 1001

LP  1976. Eric Kloss/Rchie Cole, Battle of the Saxes: Volume I, Muse 5082

LP  1976. Richie Cole Alto Madness, Starbust: Feat. the Reuben Brown Trio, Genes Records 5001

LP  1976. Richie Cole Alto Madness, New York Afternoon, Muse 5119

LP  1977. Richie Cole, Alto Madness, Muse 5155

LP  1978. Keeper of the Flame, Muse 5192

LP  1978. Live, Just Jazz 1005

LP  1979. Richie Cole/Red Rodney/Ricky Ford, The 3 R's, Muse 5290

LP  1979. Hollywood Madness, Muse 5207

LP  1980. Side by Side, Muse 6016 (avec Phil Woods)

LP  1981. Madness, Seven Seas K28P–6067

LP  1981. Some Things Speak for Themselves, Muse 5295 (CD=32 Jazz 32065)

LP  1981. Cool «C», Muse 5245

CD 1981. The Man With the Horn, Jazz Excursion 111

LP  1981. Alive! At the Village Vanguard, Muse 5270

LP  1981. Richie Cole acc. by Serge Ermoll Group, Aim 1009

CD 1981. Sonny Stitt and Richie Cole, Battle of the Saxes, AIM Records 1010

LP  1981. Bobby Enriquez/Richie Cole, The Wildman Meets The Madman, GNP Crescendo 2148

CD 1982. Richie Cole Meets Art Pepper. A Piece of Jazz History, Jazz Excursion 102

CD 1982. Richie Cole and… Return to Alto Acres, Palo Alto 8023

LP  1982. Alto Annie’s Theme, Palo Alto 8036

LP  1982. Yakety Madness!, Palo Alto 8041 (avec Boots Randolph Orchestra)

LP  1983. CBS Jazz Choir, Groovin’ High, Mark 20329

LP  1985. Bossa Nova Eyes, Palo Alto 8070

CD 1986. Pure Imagination, Concord Jazz 4314

CD 1986. Richie Cole/Lee Konitz/Bobby McFerrin/James Moody/Bud Shank, The Many Faces of Bird: The Music of Charlie Parker, Verve 841285-2

LP  1987. Popbop, Milestone 9152

CD 1987. Bossa International, Milestone 9180-2 (avec Hank Crawford)

CD 1988. Signature, Milestone 9162-2

LP  1989. Richie Cole in Leningrad, Melodie Records C60 30069 006

CD 1993. Profile, 101 South 7167-2

CD 1994. Kush: The Music of Dizzy Gillespie, Heads Up 3032

CD 1996. West Side Story, Music Masters 65165-2

CD 1998. Come Sunday: My Kind of Religion, Alto Madness 0001

CD 1999. Trenton Style, Alto Madness 0002

CD 2003. A Tribute to Our Buddies, Fresh Sound 802 (avec Patrick Knowles)
CD 2003. Patrick Saussois Meets Richie Cole Alto Madness Orchestra, It's the Same Thing Everywhere, Djaz Records 551-2

CD 2005. Back on Top, Jazz Excursion 101

CD 2006. Rïse's Rose Garden, Jazz Excursion 103/104

CD 2008. Live at Kuvo 02/11/08, Jazz Excursion Records

CD 2008. Bebop Express, Jazz Excursion Records

CD 2009. The Kuvo Sessions. Vol. 2,  Jazz Excursion Records

CD 2010. Castle Bop, Multisonic Records (avec Emil Viklicky)

CD 2014. Breakup Madness, Akashic Records

CD 2015. Mile Hi Madness, Akashic Records

CD 2015. Pittsburgh, Richie Cole Presents 001

CD 2016. Plays Ballads & Love Songs, Richie Cole Presents 002

CD 2016. Have Yourself an Alto Madness Christmas, Richie Cole Presents 004

CD 2017. The Many Minds of Richie Cole, Richie Cole Presents 003

CD 2017. Latin Lover, Mark Perna Music, Richie Cole Presents 005

CD 2018. Cannonball, Richie Cole Presents 006

CD 2019. The Keys of Cool, Richie Cole Presents 007 (avec Tony Monaco)


1978. Richie Cole, Live, Just Jazz1981. Richie Cole, Cool "C"1981-Richie Cole, Alive! At the Village Vanguard1989-Richie Cole in Leningrad
1993-Richie Cole, Profile1994-Richie Cole, Kush. The Music of Dizzy Gillespie1996-Richie Cole, West Side Story1999-Richie Cole, Trenton Style
2003-Richie Cole, A Tribute to Our Buddies2005-Richie Cole, Back on Top2006-Richie Cole-Rïse's Rose Garden2008-Richie Cole-Live at Kuvo 02/11/08
2010-Richie Cole, Castle Bop2016-Richie Cole, Have Yourself an Alto Madness Christmas2018-Richie Cole, Cannonball2019.-Richie Cole, The Keys of Cool

Sideman

CD 1969. Buddy Rich and his Orchestra, Buddy and Soul, Pacific Jazz 523998-2

CD 1970. Buddy Rich and his Orchestra, Keep The Customer Satisfied, EMI 1275

LP  1975. Harold's Rogue and Jar Series 1 Bicentennial Edition: A Portrait of Jazz in Washington, DC (pas de label)

LP  1976. Eddie Jefferson, Godfather of Vocalese, Muse 6013

LP  1976. Eddie Jefferson, The Live Liest, Muse 5127

LP  1976. Red Rodney, Red, White and Blues, Muse 5111

LP  1977. Red Rodney, Home Free, Muse 5135

LP  1977. Don Patterson, Movin'Up!, Muse 5121

LP  1977. Eddie Jefferson, The Main Man, Inner City Records 1033

LP  1977. Vic Juris, Roadsong, Muse 5150

CD 1978. Mark Murphy, Stolen Moments, 32 Jazz 32036-2

CD 1979. The Manhattan Transfer, Extensions, Atlantic 19258

CD 1979. Mark Murphy, Satisfaction Guaranteed, 32 Jazz 32036-2

LP  1980. Tatsuya Takahashi & Tokyo Union, Black Pearl, Zen Records 5001

LP  1980. Turk Mauro, Heavyweight!, Phoenix Jazz Records 1004

CD 1981. Mark Murphy, Bop for Kerouac, 32 Jazz 32036-2

CD 1981. The Manhattan Transfer, Mecca for Moderns, Atlantic Records 16036–2

CD 1981. Freddie Hubbard, Back to Birdland, Real Time 305

LP  1981. Bruce Forman, River Journey, Muse 5251

CD 1981. Ben Sidran, Old Songs for the New Depression, Go Jazz 6049–2

CD 1981. Sonny Stitt, Just in Case You Forgot How Bad He Really Was, 32 Jazz 32051-2

LP  1982. Harumi Kaneko, The Name Is Harumi, Philips 28PL–36

LP  1984. Chris James, Dessert, Catero 012

CD 1985. Anita O'Day, 50th Anniversary Concert, Emily 92695

LP  1985. Phil Mattson and The P.M. Singers, Jubilee, Doctor Jazz Records 40527

CD 1987. Ric Swanson & Urban Surrender with Larry Coryell and Richie Cole, Windsock, American Gramaphone 687

LP  1987. Almost Live Band, Almost Live!, Steve Lawson Productions 102

CD 1988. Laurence Saltiel, Reflections From Paris, Little Orange Bleue 1002

CD 1990. Judy Roberts, My Heart Belongs to Daddy, Judy Roberts Productions CD 4742

CD 1994. Riccardo Mei, Witchcraft!, Philology Records W94

CD 1994. Greg Abate, Dr. Jekyll & Mister Hyde, Candid 79715

CD 1996. Guy Fricano, The Chicago Sessions (pas d’indication de label)

CD 1996. Sam Salomone, It’s Never Too Late, New Note 1

CD 1997. Brian Trainor, Monk & Me, Summit 253

CD 2001. LesDeMerle, You're The Bop: A Jazz Portrait Of Cole Porter, Summit Records

CD 2003. James Van Buren, Live At The Kasbah, CD Baby

CD 2004. Veronica Swift, Veronica's House of Jazz, HodStef Music SNOB01

CD 2006. Brian Tainor & Friends, Why Try To Change Me Now?, Summit Records 465

CD 2006. Sergey Gusyatinsky's ST. Petersburgh Big Band, It's Wonderful, Manchester Files Records 273-06

CD 2008. Janine Santana, Soft as Granite, autoproduit

CD 2010. Peter Lauffer, Keys To The Heart, autoproduit

CD 2010. Patrice Villastrigo, Golden Orchide, Skinny Llama Records

CD 2012. Jim Holman with Richie Cole & Frank Catalano, Explosion!, Delmark Records 2014

CD 2013. Karen Marguth, A Way With Words, Wayfae Music Records

CD 2014. Uptown Vocal Jazz Quartet with Richie Cole, Vocal Madness, HouseKat Records

CD 2017. Alex Otey Trio, Love Matters Now, Winter Cats Records

CD 2018. Allan Harris, The Genius of Eddie Jefferson, Resilience Music Alliance Records

1976-Eddie Jefferson, Godfather of Vocalese1976. Eddie Jefferson, The Live Liest1977-Eddie Jefferson, The Main Man1981-Freddie Hubbard, Back to Birdland
1981-Sonny Stitt, Just in Case You Forgot How Bad He Really Was1985-Anita O'Day-50th Anniversary Concert1994-Greg Abate, Dr. Jekyll & Mister Hyde2018-Allan Harris, The Genius of Eddie Jefferson

DVD

1979. Eddie Jefferson In Concert, Rhapsody Films, Eforfilms 2869003

1981. The Johnny Griffin Quartet & Richie Cole Group, Jazz Life Vol 1, From Village Vanguard, Storyville Films 16075

1981. Cool Summer, Stan Getz & Richie Cole, MVD Visual, Harvest Jazz Festival CA



VIDEOS

Chaîne YouTube de Richie Cole

https://www.youtube.com/channel/UC7lgHjmRHPBs-MLb5bkwkbw


1970. Buddy Rich Big Band with Richie Cole, Live in Paris au Palais de Chaillot, «Keep The Customer Satisfied»

https://www.youtube.com/watch?v=nU6LLdrZNmo

 

1970. Buddy Rich Big Band with Richie Cole in Oslo Norway «Preach And Teach»

https://www.youtube.com/watch?v=N36WkbBY8l0

 

1979. Eddie Jefferson &Richie Cole, Live in Chicago at Jazz Showcase with John Campbell (p), Kelly Sill (b), Joel Spencer (dm)

https://www.youtube.com/watch?v=r4eI_vSFBZM

 

1981. Cool Summer, Stan Getz & Richie Cole, Harvest Jazz Festival CA complete concert

https://www.youtube.com/watch?v=NWy_NuC5ESg

 

1981. Richie Cole Live at the Village Vanguard with Bruce Forman (g), Bobby Enriquez (p), Marshall Hawkins (b) Scott Morris (dm) «Hi Fly», «I Can´t Get Started», «Punishment Blues», «Yard Bird», «Red Top»

https://www.youtube.com/watch?v=mIlbAYfr5eA

 

1984. Boots Randolph & Richie Cole, TV performances

https://www.youtube.com/watch?v=zLZQcm3_iRc

 

1984. Richie Cole Quartet in Zagreb, Hrvatska, «Samba de Orfeu»

https://www.youtube.com/watch?v=aPGllMoQxTw

 

1985. Anita O'Day & Richie Cole, Live in Japan

https://www.youtube.com/watch?v=zEt3JTkJUhs

 

1986. Lee Konitz, Bud Shank (s,fl), Richie Cole (as), James Moody (as,ts,fl), Lou Levy (p), Monty Budwig (b), John Guerin (dm), Bobby McFerrin (voc)***, The Many Faces of Bird, «April in Paris», «Confirmation», «Yarbird Suite», «Scrapple From Apple»***,  «Moose the Mooche»***, «Billie’s Bounce»***, Jazzvisions series at Wiltern Theater, Los Angeles CA, 10 décembre

2007. The Saxophone Titans, Live at Temecula Valley International Jazz Festival, Richie Cole/Timmy Mulldore/Tom Scott (s)/Theo Saunders (p)/Marshall Hawkins (b)/Dick Berk (dm), complete concert

https://www.youtube.com/watch?v=Mzr3ukueRJk

 

2008. Richie Cole Quartet, Live at Dazzle Jazz Club, Denver, CO, Jeff Jenkins (p), Mark Simon (b), Peter Gregory (dm), «Confirmation»

https://www.youtube.com/watch?v=BEqENHGGYyE

 
2008. Richie Cole Quartet, «Jeannine», «This Could Be the Start of Something Big», «Hi Fly», «Pure Imagination», Brad Goode (tp), Jeff Jenkins (p), Ken Walker (b), Todd Reid (dm), Janine Santana (congas), Jose Madera (timb), Kuvo Session, Denver, CO

https://www.youtube.com/watch?v=ueW6cwJ3-40

https://www.youtube.com/watch?v=iq7L_MDm_D4

https://www.youtube.com/watch?v=nqbpwHxpOZM

https://www.youtube.com/watch?v=va5yzOIOppc


2009. Richie Cole Quartet, «Tokyo Rose Sings The Rocky Mountain Blues»,
«Scummie», Brad Goode (tp), Jeff Jenkins (p), Ken Walker (b), Todd Reid (dm), Janine Santana (congas), Jose Madera (timb), Kuvo Session, Denver, CO

https://www.youtube.com/watch?v=ozp_ADs_YLc

https://www.youtube.com/watch?v=LG5CeQDfNvE

2009. Richie Cole, Jazz at Five, Madison, WI, «Pure Imagination», Ben Sidran (p), Dan Voll (g), Aaron Minzer (b), Kurt Lubbe (dm)

https://www.youtube.com/watch?v=hHK6L0NEG1g

 

2010. Richie Cole, Teatro Marie Gevers, Leon, Mexique (du film The Mexico Jazz Tour: The Movie, Skinny Llama Villastrigo Prod.), «Yardbird Suite», Luis Gasca (tp), Gabriel Hernandez (p), Tyler Mitchell (b), Bobby Kapp (dm)

https://www.youtube.com/watch?v=hQf9CKPeDG8

 

2010. Richie Cole, At Blue Star Brewery, San Antonio, TX (du film The Mexico Jazz Tour: The Movie, Skinny Llama Villastrigo Prod.), Luis Gasca (tp), Gabriel Hernandez (p), Gene Perla (b), Bobby Kapp (dm)

https://www.youtube.com/watch?v=yTNuqP5uEdM

 

2011. Richie Cole Alto Madness, «Route 66», At Blue Cat Studio, San Antonio, TX, John Magaldi (ts), Al Gomez (tp), David Deering (tb), Chris Villanueva (p), Polly Harrison (g), Chuck Moses (b), Kyle Keener (dm)

https://www.youtube.com/watch?v=mvfV4VclGic

 

2012. Richie Cole & Alto Madness Orchestra, Typhoon Restaurant, Santa Monica, CA

https://www.youtube.com/watch?v=mN9c1ECJnWU

 

2013. Richie Cole, Dave Stoler (p) trio, Madison Collective Music’s Jazz on a Sunday/Mad Toast Live/Brink Lounge, Madison, WI

https://www.youtube.com/watch?v=KxAgoynn-mU

 

2015. Thank You Phil Woods, A Tribute by Richie Cole (introduction parlée), & Pittsburgh Alto Madness Orchestra: Reggie Watkins (tb), Rick Matt (ts), J.D. Chaison (tp), Eric Susoeff (g), Mark Perna (b), Vince Taglieri (dm)

https://www.youtube.com/watch?v=IaFyjY2bjSY

 

2015. Live In Pittsburgh «Cherokee»

https://www.youtube.com/watch?v=Exh6_aluxI4

 

2016. Richie Cole, At the Candlelight Lounge, Trenton, NJ

https://www.youtube.com/watch?v=r4RPnzMu_NQ

 

2016. Richie Cole & Alto Madness Orchestra, Los Angeles, CA, complete concert, George Young (ts), Scott Whitfield (tb), Carl Saunders, Mike Price (tp), Lou Forestieri (p), Marshall Hawkins (b), Dave Tull (dm)

https://www.youtube.com/watch?v=sL_Y1XRR9nk

 

2017. Richie Cole & Madness Alto Orchestra, At the Smooth Riders, Las Vegas, NM, «Johnny Bebop», Al Schackman (g), Kevin Zoernig (p), Ralph Marquez (dm), Bruce Holmes (ts), Edward Harrington (b) + guests Steve Leger (tp), Ben Finberg (tb), Pato Lucero (perc), Mike Romero (g), Mark Gillingham (bar)

https://www.youtube.com/watch?v=CrPigrv026c


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