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Phil Woods

28 août 2013
The Children’s Suite
Phil Woods © Jazz Hot n°664, été 2013

Nouveauté-Indispensable
Titres et personnels communiqués dans le livret
Enregistré les 6 et 7 août 2007, Saylorsburg (Pennsylvanie, USA)
Durée : 1h 17' 24''
Jazzed Media 1040 (www.jazzedmedia.com)

Musique somptueuse, comme toujours, proposée, voilà six ans, par l’infatigable Phil Woods ici en big band de bon aloi agrémenté d’un quartet à cordes sur quelques plages. Outre une partie de sa rythmique habituelle, on retrouve, ô surprise, Bob Dorough, certes un peu fatigué, à la voix peu sûre, à la limite du supportable, mais toujours aussi gouailleur et enjoué. Nostalgie !
Entièrement composée et arrangée par le grand Phil, avec un narrateur de service comme fil directeur, la musique se veut illustration des poèmes pour enfants de l’écrivain anglais Alan Alexander Milne (1882-1956) qui a su fidéliser des générations de mômes avec ses romans et ses pièces de théâtre. Evidemment, je parle d’un temps que les parents de moins de… ne peuvent pas avoir connu. Voyons, vous ne le connaissez pas ? Impossible  ! Il est le créateur du populaire Winnie l’ourson, repris par Disney.
Sur des canevas plus ou moins classiques, sans pour autant oublier le blues, toujours vénéré, comme « Buttercup Days » qui permet de découvrir et d’apprécier Roger Rosenberg au baryton – belle fluidité du phrasé – ou Tom Hamilton au ténor sur « The Morning Walk », la musique se laisse écouter sans efforts. Standardisée, ce qui est un compliment, elle semble couler de source.
Quant au maître, ses interventions absolument lumineuses venues d’out of nowhere et rehaussées de citations appropriées, sont impériales. Il faudrait les citer toutes. De la musique, pur sucre, à chaque fois qu’il souffle. Dialogue jubilatoire sur « The Friend & Us Two » avec l’altiste du big band : Nelson Hill.
A découvrir pour les inconditionnels de celui qui enchanta nos nuits au début des années 70 et pour celles et ceux qui ont profité du passage dans nos murs de Bob Dorough avec son complice de toujours Bill Takas. Je manque d’objectivité. Comme d’hab'.
Beau disque d’initiation pour les anglicistes en herbe qui risque en même temps de leur ouvrir les oreilles.
Jean-Jacques Taïb