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Oliver Jones
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22 juillet 2026
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11 septembre 1934, Montréal, Québec, Canada - 22 juillet 2026, Montréal, Québec, Canada
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© Jazz Hot 2026
Oliver Jones en quintet avec Herb Geller (as), Barney Kessel (g),
Pierre Boussaguet (b) et Alvin Queen (dm), Vienne, 1992 © Pascal Kober
Oliver JONES
Rhapsody in Blue
«Je me suis rarement lancé, et pour des raisons évidentes,
dans la rédaction d’observations sur d’autres musiciens.
Etant moi-même pianiste, je préfère m’en tenir à mes propres
interprétations plutôt que de commenter l’œuvre d’un collègue.
Je m’incline, cependant dans ce cas-ci, devant le talent d’Oliver Jones,
car j’estime qu’il s’agit d’un musicien de classe et de profondeur.»
(Oscar Peterson, notes de pochette de The Many Moods of Oliver Jones,
en 1984, pour les 50 ans de son ami)
Quand le père du pianiste Oliver Theophilus Jones, Oliver Sr., arrive au Canada en 1913, venant de la Barbade, il devient mécanicien à Angus Shops, entreprise liée à la gigantesque Canadian Pacific Railway (en français «Le Canadien Pacifique») dont le réseau s’étend de Montréal, où il travaille et réside dans le quartier ouvrier afro-canadien de Saint-Henri-Petite Bourgogne(1), jusqu’à Vancouver, Chicago et New York: le train est alors un pôle de développement économique et d’emplois, notamment pour les personnels de maison très qualifiés fuyant les Etats du sud des USA régis par les lois Jim Crow. C'est une main d’œuvre recherchée par George Pullman lorsqu’il exploite ses wagons de luxe à Chicago au tournant du siècle.
A sa démobilisation du Corps expéditionnaire canadien/Canadian Expeditionary Force, en 1919, Oliver Sr. a pour voisin le porteur de bagages(2) Daniel Peterson, le père d’Oscar, autre futur magnifique pianiste et jazzman jailli de ce petit terroir. Oscar est le cadet de sa fratrie de cinq enfants, dont Daisy(3), la sœur aînée, pianiste classique hors pair étudiant à McGill, a la responsabilité de transmettre ce qu’elle apprend à ses frères et à sa sœur benjamine.
Au début 1934, Fred l’aîné des Peterson décède, et le 11 septembre de la même année, Oliver naît dans la famille voisine des Jones. On comprend comment des liens indéfectibles se tissent entre les deux familles qui fréquentent aussi la même église; en 1939, alors qu’Oscar remporte à 14 ans un concours et commence à se produire professionnellement, le jeune Oliver, dit Ollie, du haut de ses 5 ans, donne son premier concert public de boogie woogie à l’Union United Church, l’église où Daisy tient l’orgue. L’art de la musique est quasiment le seul ascenseur social, sans risquer sa vie, comme dans la boxe!, dans un contexte où les emplois proposés aux Caribéens et Afro-Américains se résument à porteur de bagages ou personnel de service à bord, à l’instar des récits de Claude McKay dans Un sacré bout de chemin.
Quant à Daisy, elle transcende sa responsabilité familiale en vocation florissante indispensable à sa communauté, enseigner son art aux enfants de la Petite Bourgogne, dont Oliver Jones dès sa prime enfance; ce petit voisin est impressionné par la stature et les mains gigantesques d’Oscar de neuf ans son aîné. L’incroyable talent de la trop modeste Daisy est un miracle quarante années durant, offrant son savoir à des centaines d’enfants chaque semaine, pour 25 cents, au Negro Community Center (NCC), telle une jardinière essaimant et faisant éclore des musiciens! Oliver Jones a toujours dit combien cet environnement favorable et plein d’élan avait largement contribué à le faire devenir autant l’artiste d’exception que l’humaniste fécond et heureux qu’il a été, rendant à son tour tout ce qu’il avait reçu…
De son côté, la mère d’Oliver, venue en 1920 de la Barbade déjà mariée à Oliver Sr. et maman d’une sœur aînée, est consciente de l’opportunité à ne pas rater pour son fils dans cette Petite Bourgogne, qui remplace la richesse financière par l’entraide et le travail: elle fait des ménages sans compter, et attache l’enfant dès ses deux ans au banc du piano que son père a gagné dans une loterie et sur lequel il joue en amateur J.S. Bach et des chants religieux… Etre attaché devant le piano se révèle être une chance pour Oliver qui a l’oreille absolue et s’amuse à rejouer tout ce qu’il entend sans difficulté à 3 ans et demi, à partir de la radio ou de ce qu’il écoute de son père ou à l’église! Devenu âgé, Oliver apprendra que son grand-père maternel était organiste itinérant avec sa famille à La Barbade et dans les iles voisines!
Des solidarités à toute épreuve et des volontés de fer sont à l’œuvre dans cette communauté caribéenne du quartier de Saint-Henri qui gagne rapidement son surnom de «Harlem of the North», et où les préceptes de la Harlem Renaissance, pour l’instruction des arts, des savoirs et l’implication dans la vie publique, font école. A cet égard, les parents Jones sont stricts pour les résultats à l’école, la musique et le sport: le jeune Oliver fera d’ailleurs également des compétitions d’athlétisme pour représenter le Québec. Plus tard, il fera du golf avec son fils Richard et Jim West, son producteur d’albums.
Au Canada, resté libre pendant les quatorze années de Prohibition américaine (1920-1933), les nuits de fêtes dynamisent sans contrainte la vie économique de Montréal, surtout au Rockhead’s Paradise ouvert en 1928 par Rufus Rockhead, un des premiers entrepreneurs venu de Jamaïque, ayant lui aussi fait la Première Guerre mondiale comme volontaire: dans son club, il reçoit Louis Armstrong, Ella Fitzgerald, Billie Holiday, Cab Calloway, Duke Ellington, Count Basie et, plus tard, Eartha Kitt, Sarah Vaughan… Une décennie plus tard, en 1940, le Café Saint-Michel ouvre en face du Rockhead’s Paradise, confortant ce Jazz Corner au cœur de Montréal, précisément dans son quartier défavorisé socialement! C’est ainsi qu’à 9 ans, Oliver commence à se produire au Saint-Michel pour son plus grand plaisir; l’Union United Church(1) et le Negro Community Center (NCC créé en 1927) du quartier sont aux avant-postes pour soutenir les familles, inciter les jeunes à apprendre pour s’émanciper en émancipant la communauté qui combat la délinquance mortifère qui l’enchaîne.
Oliver se produit ensuite au Lantern Café dans le quartier central de Rosemont, à 10 ans, il monte un groupe, le Bandwagon, qui joue dans les églises, les hôpitaux et les prisons, joue parfois avec Chuck Peterson, et à 18 ans, décroche un engagement le lundi soir au Rockhead’s Paradise, le top à Montréal, avant de finalement signer un engagement à l’Hôtel Larocque de Valleyfield, en trio avec Richard Parris (as) et Bruce Parent (dm), pour accompagner des vedettes à la mode; Valleyfield est une jolie destination touristique à 70km au sud-ouest de Montréal, où il déménage, apprend le français et rencontre sa future femme, Monique; ils se marient en 1958 malgré les difficultés familiales car les mariages mixtes sont à l’époque encore mal acceptés; leur fils adoré Richard naît en 1959; Oliver est un homme et un musicien comblé à 25 ans! Il joue aussi parfois à l’Hôtel Château Salaberry et reste dans cet environnement serein pendant sept ans. En 1963, il part à Miami, FL puis est recruté pour un engagement de long terme de seize ans (1964-1980), à Porto Rico, comme directeur musical de Kenny Hamilton (voc) avec lequel il tourne dans les Caraïbes et en Europe. Il devient parallèlement un répétiteur vocal recherché par les chanteurs en devenir. Porto Rico est un «territoire» américain en effervescence en cette année 1964 car le plus grand radiotélescope du monde vient d’ouvrir, amenant touristes et professionnels. Seize ans plus tard, suite à un décollement de rétine et à un automne 1980 où la situation politique de Porto Rico se déstabilise, c’est le bon moment pour Oliver de réinvestir sa ville natale. Lié au bassiste Charlie Biddle(4),auquel il dédie sa composition «Charlie B.» (www.youtube.com/watch?v=nJJIsqKG4ic), Oliver Jones va être de toutes les aventures jazziques de Montréal à partir de 1980: le premier festival de jazz de Montréal se tient en juillet 1980, et à partir de 1981, Oliver et Charlie sont programmés à chaque édition jusqu’en 1999, et régulièrement par la suite, jusqu’en 2016 pour Oliver. Après avoir gravé des albums ensemble pour le label Justin Time de l’ami de trente-cinq ans, Jim West, à partir de 1983 (cf. discographie), le duo assure la programmation et la scène du Biddle's Jazz & Ribs de 1981 à 2003 avec Bernard Primault (dm), jusqu’au décès de son ami Charlie. Oliver reprend le flambeau avec Ranee Lee (voc,1942, Brooklyn, NYC, https://www.raneelee.com); en 2018, le lieu prend le nom de House of Jazz by Oliver Jones mais le club-restaurant est contraint de fermer définitivement en juin 2020 en raison de la crise économique, dans le jazz notamment, consécutive aux fermetures administratives lors du covid.

Entre 1982 et 2016, Oliver Jones a participé, souvent en leader, à une quarantaine de sessions, affectionnant les enregistrements live, invitant notamment(5) Clark Terry (tp) en 1989 pour Just Friends-Oliver Jones Trio featuring Clark Terry, Reggie Johnson (b) et Ed Thigpen (dm) pour Live in Baden Switzerland, Herb Ellis (g) et Red Mitchell (b) pour Northern Summit, en 1990, Just 88 enregistré à New Orleans, LA, en solo (1992-93) dédié à George Gershwin, son compositeur favori, Have Fingers, Will Travel (1997) avec Ray Brown (b) et Jeff Hamilton (dm), Pleased to Meet You (2008) avec Hank Jones (p) (cf. discographie).
En 1990, Oliver Jones est le centre du documentaire de Martin Duckworth, filmé en tournée au Nigéria avec Dave Young (b, 1940, Winnipeg-Canada) et Barry Elmes (dm, 1952, Galt-Canada www.barryelmes.com), une sorte de retour aux sources, dit-il, dans ce documentaire joyeux, sensible et profond (cf. vidéographie). Parmi les distinctions pléthoriques au cours de sa carrière, Oliver Jones a reçu le prix Martin Luther King en 1992 dont il était particulièrement fier, après que ce même prix a déjà été décerné à son ami Charlie Biddle en 1989. En 1994, Oliver Jones part en tournée en Afrique du Sud et y rencontre Nelson Mandela auquel il joue «Hymn to Freedom» écrit par Oscar Peterson en 1962, alors que le leader était en prison (cf. Dollar Brand-Abdullah Ibrahim, Jazz Hot Tears 2026).
En 2004, Oliver a la joie suprême de jouer pour la première et seule fois en concert avec son ami d’enfance, Oscar Peterson, au Festival de Montréal (cf. vidéographie). La famille Peterson va peu à peu disparaître de la vie d’Oliver: Oscar, le premier, décède en 2007, puis Daisy en 2017, et May en 2018.
Présent pendant soixante-dix-sept ans sur les scènes de la planète jusqu’en Nouvelle-Zélande, Oliver fait en 2016 sa dernière tournée canadienne, puis à Haïti et donne son ultime répétition à La Barbade en janvier 2017, réservant ses apparitions à la scène locale montréalaise, aidant les talents en herbe à se faire connaître: le premier prix Oliver Jones est ainsi décerné en 2019 au Festival de Montréal pour récompenser de jeunes musiciens.
Le pianiste-organiste-compositeur a enseigné à l’Université Laurentienne, McGill, à l’Interprovincial Music Camp et Sudbury en Ontario, et prend sous son aile le prodige né en 2000 à Montréal Daniel Clarke Bouchard, qu’il a rencontré quand il avait 7 ans, lui aussi passé par McGill (www.youtube.com/watch?v=AujNOTHvmUw).
Après un parcours généreux avec son public, ses collègues, ses élèves, et tous ceux qui l’ont approché, Oliver Jones s’est éteint entouré des siens le 22 juillet 2026. Ses obsèques ont été célébrées par une chaleureuse assistance chantant et dansant lors de ses funérailles dans «son» église d’Union United Church de la Petite Bourgogne, le 20 août 2026, terminant en point d’orgue par «Hymn to Freedom» (www.youtube.com/watch?v=tCrrZ1NnCuM), sans doute son morceau chéri de l’héritage d’Oscar Peterson dont la famille était bien sûr présente pour un hommage au dernier des Anciens de la Petite Bourgogne.
Jazz Hot présente ses sincères condoléances à son épouse Monique et son fils Richard, ainsi qu’à leurs proches.
Hélène Sportis
Photo Pascal Kober
Images extraites de YouTube
Avec nos remerciements
1. La Petite Bourgogne, quartier précédemment dénommé Saint-Henri:
Union United Church et le révérend Charles Este, arrivé en 1913 d’Antigua:
https://ville.montreal.qc.ca/memoiresdesmontrealais/lunion-united-church-au-coeur-des-revendications-de-la-communaute-noire
https://www.youtube.com/watch?v=ScqATl0JDQ4
https://thecanadianencyclopedia.ca/fr/article/petit-bourgogne-et-la-communaute-noire-d-expression-anglaise-de-montreal
2. Les porteurs de bagages:
https://thecanadianencyclopedia.ca/fr/article/porteurs-de-wagons-lits-au-canada
3. La famille d’Oscar Peterson: Daniel (1880-1956), son père, arrive à Montréal en 1917 des Iles Vierges Britanniques; sa mère, Kathleen Olivia-Olive John (1888-1970) vient de Saint-Kitts. Ils se rencontrent à Montréal, se marient et habitent Saint-Henri/Petite-Bourgogne. Daniel devient porteur(2) à la gare Windsor pour le Canadien Pacifique et Kathleen, cuisinière et aide-ménagère. Ils ont cinq enfants: Fred, Daisy, Charles/Chuck, Oscar et May. A la maison, les trois instruments possibles sont le piano, la trompette, le trombone.
Daniel Peterson, après avoir appris le piano et la musique en autodidacte, donne à Daisy, la sœur aînée de la fratrie, une pianiste classique accomplie étudiante à McGill, la responsabilité de transmettre ce qu’elle apprend à ses frères et à sa sœur benjamine: Fred, l’aîné né en 1918, talentueux pianiste de ragtime et jazz, décède en mars 1934 de la tuberculose à 15 ans; Charles-Chuck (1922 ou 1923-1984), cadet de Daisy (cf. infra), futur trompettiste de jazz qui fera la Seconde Guerre mondiale, Oscar (1925-2007) qui, à 14 ans, remporte un concours et commence à se produire professionnellement, et May (née prob. en 1927) qui, après avoir enseigné le piano, devient l’adjointe d’Oscar pour gérer ses affaires, elle est aussi la dernière de la fratrie à décéder en janvier 2018.
https://ledecoublogue.com/2015/06/26/oscar-peterson
Dr Daisy Elitha Peterson Sweeney (7 mai 1920, Montréal – 11 août 2017, Montréal)
Daisy Peterson (p,org) sort diplômée de McGill en 1945: pour payer ses études, elle fait des ménages, de la couture, et devient même riveteuse dans l’aviation, un métier mieux payé qui se féminise pendant la guerre.
Elle joue de l’orgue et du piano à l'église anglicane St-Jude et à Union United Church et devient professeur de piano, chant, composition et théorie musicale. En 1974, elle fonde avec le multi-instrumentiste Trevor W. Payne, né en 1948 à La Barbade et aussi formé à McGill, le Black Community Youth Choir composé de 60 choristes renommé le Montreal Jubilation Gospel Choir en 1982 qui se produit entre autres avec Oliver Jones. Mariée à James Sweeney, chef de train, elle aura une famille de 8 enfants dont 5 adoptés, une belle énergie et l’âme du messenger rivée aux tripes!
https://www.daisypetersonsweeney.ca/daisy-peterson-sweeney-resources
https://ici.radio-canada.ca/ohdio/premiere/emissions/aujourd-hui-l-histoire/episodes/574126/rattrapage-du-jeudi-7-octobre-2021
https://www.youtube.com/watch?v=anCAkoBJSZs
https://jubilationchoir.com/fr/directeur/dr-trevor-w-payne-c-m-ordre-du-canada
4. Charlie Biddle (26 juillet 1926, Philadelphie, PA – 4 février 2003, Montréal, QC-Canada). Arrivé à Montréal en 1948, après son retour de la guerre en 1946 et son GI Bill à Temple University-Philadelphie, ce contrebassiste, orphelin et chef de famille de sa fratrie dès l’âge de 7 ans devant travailler comme chiffonnier avant et après l’école en pleine Crise de 1929, jouera avec Oscar Peterson, Charlie Parker, Art Tatum, Tadd Dameron, Thelonious Monk, Lionel Hampton, Ted Curson; à Montréal, il devient le régional de l’étape très apprécié quand les musiciens américains passent. En 1979, il organise entre autres l’évènement «Jazz chez nous» pendant 3 jours, doté d’une solide crédibilité auprès des musiciens de jazz après être devenu incontournable dans les années 1950-1970 pour faire venir Johnny Hodges, John Coltrane, Pepper Adams, Art Farmer, Howard McGhee, Rashaan Roland Kirk, Tommy Flanagan, Thad Jones et autres pointures, notamment lors de l’Expo 1967 à Montréal, alors même qu’il exerce un emploi alimentaire en parallèle comme vendeur de voitures. Il organise des concerts là où il vit, à la campagne dans Les Laurentides, en créant le Uncle Charlie’s Jazz Joint, ouvert de 22h à 5h du matin et joue souvent avec Nelson Symonds (g,1933-2008, www.youtube.com/playlist?list=PL3uXt7uECGo7_yr4p8ozY95xrNFfby3-b); infatigable jazzman, il se produit aussi dans les clubs environnants le week-end.
«Jazz chez nous» sera la rampe de lancement pour le 1er Festival de jazz de Montréal qui se tient en juillet 1980. Charlie transmet le jazz à tous ses enfants avec le soutien actif de la femme de sa vie, Constance, tous deux aussi embarqués dans la vie difficile des couples mixtes.
Georges Durst, un Français installé à Montréal depuis 1957 et spécialisé dans la restauration évènementielle musicale propose à Charlie d’associer son nom à un nouveau lieu, le Biddle's Jazz & Ribs lancé en octobre 1981, en plein centre, à deux pas du campus de McGill, au 2060 rue Aylmer. Charlie et Oliver en sont les piliers et assurent une copieuse programmation jusqu’au décès de Charlie Biddle en 2003 où des problèmes juridiques, en raison du nom du lieu qui est celui du musicien, apparaissent avec les héritiers et le club est rapidement renommé House of Jazz/Maison du jazz, avant de prendre en 2018 celui de House of Jazz by Oliver Jones.
https://montrealconcertposterarchive.com/biddles/#house-of-jazz
2000. Charlie Biddle, an Improvised Life de Ian Ferguson, Stylus communications Inc. (plusieurs extraits avec Oliver Jones):
https://www.youtube.com/watch?v=u-u2lboJsD4
https://www.youtube.com/watch?v=2qqQttIjpog
https://www.youtube.com/watch?v=guvsH-sm2IM
https://www.youtube.com/watch?v=GaaE9EdeXqY
https://www.youtube.com/watch?v=myqs1kpmbBc
https://www.youtube.com/watch?v=UDptKUXfNr0
OLIVER JONES & JAZZ HOT
• n°484 Décembre 1991, chronique CD Oliver Jones, Northern Summit, Enja 6086-2
• n°503 Septembre 1993, chronique CD Oliver Jones, A Class Act, Enja 7059-2
• n°525 Novembre 1995, chronique CD Oliver Jones, Just 88, Enja 8062-2
• n°647 Novembre 2008, compte-rendu Oliver Jones à Marciac, au 8e Xàbia Jazz (Espagne)
• n°649 Juin 2009, Hot News: Oliver Jones à Marciac
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DISCOGRAPHIE
The Many Moods of Oliver Jones (Justin Time), 1984, pour ses 50 ans…, avec les notes de livret d’Oscar Peterson
Leader-coleader
LP 1982. Oliver Jones et Charlie Biddle, Festival International de Jazz de Montréal/Radio-Canada 1708 (=CD Justin Time 8405-2) Oliver Jones,p, Charlie Biddle,b CD 1983. Oliver Jones Trio, Live at Biddles, Justin Time 1-2 Oliver Jones,p, Charlie Biddle,b, Bernard Primeau,dm CD 1984. Oliver Jones, The Many Moods of Oliver Jones, Justin Time 3-2 Oliver Jones,p CD 1985. Oliver Jones, Lights of Burgundy, Justin Time 6-2 Oliver Jones,p, Fraser MacPherson,ts, Reg Schwager,g, Michel Donato,b, Jim Hillman,dm CD 1985. Oliver Jones, Speak Low, Swing Hard, Justin Time 17-2 Oliver Jones,p, Pearson Skip Beckwith,b, Jim Hillman,dm CD 1985. Oliver Jones, Requestfully Yours, Justin Time 11-2 Oliver Jones,p, Pearson Skip Beckwith,b, Jim Hillman,dm CD 1986-2001. Oliver Jones & Skip Bey, Then and Now, Justin Time 180-2 Oliver Jones,p, Skip Bey,b CD 1987. Fraser MacPherson/Oliver Jones/Neil Swainson, Ellington '87, Sackville 2-2043 Fraser MacPherson,ts, Oliver Jones,p, Neil Swainson,b
CD 1987. Oliver Jones Trio, Cookin' at Sweet Basil, Justin Time 25-2 Oliver Jones,p, Dave Young,b, Terry Clarke,dm
CD 1989. Oliver Jones Trio featuring Clark Terry, Just Friends, Justin Time 31-2 Oliver Jones,p, Clark Terry,tp,flh, Dave Young,b, Nasyr Abdul Al-Khabyr,dm CD 1990. Oliver Jones, Live in Baden Switzerland, Justin Time 243-2 Oliver Jones,p, Reggie Johnson,b, Ed Thigpen,dm CD 1990. Oliver Jones with Herb Ellis & Red Mitchell, Northern Summit, Justin Time 34-2 Oliver Jones,p, Herb Ellis,g, Red Mitchell,b
CD 1991. Oliver Jones, A Class Act, Justin Time 41-2 Oliver Jones,p, Steve Wallace,b, Ed Thigpen,dm
CD 1992. The Canadian All Stars, European Concert, Sackville 2-3055 Jim Galloway,ss,bar, Fraser MacPherson,ts, Oliver Jones,p, Ed Bickert,g, Dave Young,b, Terry Clarke,dm CD 1992-93. Oliver Jones, Just 88, Justin Time 51-2 Oliver Jones,p CD 1994. Oliver Jones, Yuletide Swing, Justin Time 71-2 Oliver Jones,p, Richard Ring,g, Dave Young,b, Wali Muhammad,dm
CD 1995. Oliver Jones, From Lush to Lively, Justin Time 73-2 Oliver Jones,p, Arnie Chycoski, Guido Basso, John MacLeod, Steve McDade,tp, Bob Livingston, Ernie Pattison, Al Kay, Rob McConnell,tb, P.J. Perry, John Johnson, Alex Dean, Bob Leonard,s,cl,fl, Rick Wilkins,s,cl,fl,,dir, Jim Vivian,b, Ted Warren,dm + strings
CD 1997. Oliver Jones, Have Fingers, Will Travel, Justin Time 102-2 Oliver Jones,p, Ray Brown,b, Jeff Hamilton, dm CD 1997. Oliver Jones, Just in Time, Justin Time 120/1-2 Oliver Jones,p, Dave Young,b, Norman Marshall Villeneuve,dm
CD 2005. Ranee Lee & Oliver Jones, Just You Just Me, Justin Time 213-2 Ranee Lee,voc, Oliver Jones,p, Eric Lagace,b, Dave Laing,dm CD 2005. Oliver Jones, One More Time, Justin Time 217-2 Oliver Jones,p, Ingrid Jensen,tp, David Grott,tb, Chet Doxas,ts, Dave Young,b, Jim Doxas,dm
CD 2007. Oliver Jones, Second Time Around, Justin Time 229-2 Oliver Jones,p, Eric Lagace,b, Jim Doxas,dm CD 2008. Oliver Jones/Hank Jones, Pleased to Meet You, Justin Time 236-2 Oliver Jones, Hank Jones,p, Brandi Disterheft,b, Jim Doxas,dm CD 2010. Oliver Jones/Ranee Lee/Montreal Jubilation Gospel Choir, A Celebration in Time, Justin Time 234-2 Oliver Jones,p, Ranee Lee,voc, David Fortune,org, Eric Lagace, Morgan Moore,b, Jim Doxas,dm + Montreal Jubilation Gospel Choir CD 2012. Oliver Jones featuring Josee Aidans, Just for My Lady, Justin Time 251-2 Oliver Jones,p, Josee Aidans,vln, Eric Lagace,b, Jim Doxas,dm
CD 2014. Compil, Oscar, With Love, Two Lions No #1 3 titres avec Oliver Jones,p, Dave Young,b
Sideman CD 1989. Ranee Lee feat. Oliver Jones & Milt Hinton, Deep Song. A Tribute to Billie Holiday, Justin Time 33-2 CD 1994. Ranee Lee, I Thought About You, Justin Time 68-2 CD 1995. Dave Young, Side By Side. Volume Three, Justin Time 91-2 CD 1995. Richard Ring, Ring in Minor, Justin Time 82-2 CD 1996. Charlie Biddle, In Good Company, Justin Time 90-2 CD 1997. The Merlin Factor, Relationships, Radioland 10010 CD 1999. Lorraine Foster, We'll Meet Again, Philor 5556 CD 2007. Alain Caron, Conversations, Ghost Note 91032 CD 2009. Cheryl Fisher, Moments Like This, Catfish 34823 CD 2016. Piano Cameleons, Justin Time 257-2
   
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VIDÉOGRAPHIE
documentaire Oliver Jones in Africa (1990), image extraite de YouTube
Chaînes YouTube d'Oliver Jones
1990. Oliver Jones
in Africa, documentaire de Martin Duckworth, 53 min, tournée au Nigéria
avec Dave Young (b) et Barry Elmes (dm), Les Ateliers audio-visuels du
Québec et The National Film Board of Canadahttps://www.onf.ca/film/oliver-jones-in-africa
Oscar Peterson et Oliver Jones à quatre mains au Festival de Montréal le 10 juillet 2004, images extraites de YouTube
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