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Michel Denis
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23 avril 2026
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1er mai 1941, Boulogne-Billancourt, Seine - 23 avril 2026, Meudon, Hauts-de-Seine
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© Jazz Hot 2026
Michel Denis, Caveau de La Huchette, 27 août 2010 © Jérôme Partage
Michel DENIS
Jazz, Blues & Boogie
«C’est la seule musique (le jazz) qui a été influencée par plusieurs musiques et qui a réussi à devenir quelque chose d’original. C’est le grand événement du XXe siècle. Malheureusement, ça se perd. On tend vers le classique. On oublie le swing. On peut prendre n’importe quelle chanson; Ray Charles joue un saucisson et en fait un chef-d’œuvre, c’est ça le jazz!»
(Michel Denis, Jazz Hot n°573, 2000)
Michel Denis était une véritable institution des clubs parisiens où il a accompagné durant cinquante ans les plus grands, en particulier Memphis Slim (1966-1985) avec lequel il a notamment fait les belles heures du Caveau de La Huchette et des Trois-Mailletz. Batteur instinctif au swing percutant, spécialiste du blues et du boogie, Michel Denis a participé à la grande histoire du jazz sans autre ambition que de servir au mieux la musique de ses leaders. Il n’a d’ailleurs pas jugé utile de se produire en leader ou d’enregistrer sous son nom. De fait, sa discographie est relativement modeste compte-tenu de son activité régulière dans les années 1960 à 1990.
Michel Denis adorait raconter autour d’un verre, avec sa gouaille de banlieusard, les anecdotes engrangées au fil de ses longues années de métier, des histoires savoureuses qui ressuscitaient un temps où le jazz à Paris comptait encore une colonie américaine de musiciens de jazz d'une exceptionnelle richesse et où Paris parlait couramment la langue d'Arletty et Michel Audiard avec naturel.
A l'issue dune carrière particulièrement remplie, Michel Denis a rangé définitivement ses baguettes à 85 ans.
Michel, Jean, Emile Denis est né le 1er mai 1941, à Boulogne-Billancourt et a grandi à Meudon, entouré de deux frères aînés et de parents employés des PTT, mélomanes et particulièrement férus d’opéra. Il découvre le jazz vers 8-9 ans par l’entremise d’un voisin collectionneur de disques et pianiste de stride qui, à 12 ans, l’emmène voir son premier concert de jazz: Louis Armstrong à la Salle Pleyel.
En 1956, Michel et son frère Jean-Pierre (1938), fans de jazz, commencent à jouer en autodidacte –respectivement de la batterie et de la trompette– en accompagnant leurs disques. Sam Woodyard et Sonny Payne sont les modèles de Michel. Un an et demi plus tard, les frères Denis débutent dans un orchestre amateur avec Michel Mardignan (cl), Michel François (tb) et Didier Tocane (g): les New Orleans Bootleggers sont engagés durant l’été 1961 au Vieux-Colombier de Juan-les-Pins où ils accompagnent Bill Coleman (Jazz Hot n° Spécial 2005)! Ce même été 1961 à Juan, Michel joue aussi avec la formation italienne Roman Dixieland Jazz Band. En septembre, Michel et Jean-Pierre participent au premier 45t du chanteur de rhythm & blues Jacky Gordon(1), un émule de Ray Charles. Parallèlement, Michel Denis quitte le lycée à 17 ans pour suivre des études de mécanicien automobile puis d’architecte d’intérieur aux Arts Décoratifs –activité qu’il exercera brièvement– tout en courant les concerts et les jams aux Trois-Mailletz et au Club Saint-Germain. De son côté, Jean-Pierre fera une carrière d’ingénieur tout en continuant à jouer en big band.
Au retour du service militaire en août 1963, Michel retrouve Jean-Pierre et l’orchestre de Jacky Gordon pour encore deux ans. Fin 1963, intervient le premier engagement en club du batteur, au Caméléon, dans la formation de Michel de Villers. Michel travaille ensuite avec Marc Laferrière au Slow Club, puis au Caveau de La Huchette. On le retrouve également dans un big band amateur(2). En 1965, le saxophoniste Dominique Chanson (1932-2024, Jazz Hot n°142-1959) l’intègre à l’orchestre maison des Trois-Mailletz, ce qui n'empêche pas Michel de se produire dans d'autres clubs. Durant six ans, Michel Denis est sideman des têtes d’affiche programmées pour une ou deux semaines: Stuff Smith, T-Bone Walker, Stéphane Grappelli, Johnny Griffin, Buck Clayton, Don Byas avec lequel il part en tournée, ou encore Memphis Slim (Jazz Hot n°128-1958), la grande rencontre de sa vie de musicien.
«J’ai eu des bœufs extraordinaires: quand les musiciens d’Ellington savaient que Don Byas jouait, ils venaient le voir. Le MJQ est venu aussi, il y a eu Ray Charles, Armstrong… certains faisaient la jam. Georges (Arvanitas) jouait avec Charles Saudrais à côté et terminait plus tard. On se voyait, on jouait ensemble, after hours. Il y avait une fréquentation réciproque des musiciens. Ça n’existe plus de nos jours et je trouve cela regrettable, dommageable pour les jeunes musiciens. Je filais au Mars Club, rue du Colisée, je jouais en trio avec Art Simmons, Bibi Rovère. Beaucoup de personnalités fréquentaient les lieux.»
(Michel Denis, Jazz Hot n°573, 2000)
Séduit par ce jeune batteur dont il perçoit le potentiel à jouer le blues, Memphis Slim le prend sous son aile, lui donne des conseils, notamment pour régler sa batterie. Ce compagnonnage de dix-neuf ans prend la forme d’une relation père-fils. Ensemble, ils font le tour du monde et enregistrent une dizaine d’albums entre 1968 et 1984 (cf. discographie). Loin d’être exclusif, le pianiste ouvre grand les portes du jazz et du blues à Michel en lui donnant l’opportunité de travailler avec d’autres géants, comme Erroll Garner (Intégrale Jazz Hot), un intime de Memphis: de passage à Paris à la fin des années 1960 et en recherche d’un batteur pour finir sa tournée européenne, Erroll demande à Memphis Slim l’autorisation de lui «emprunter» Michel Denis.
«Chaque fois qu’il (Erroll Garner) venait à Paris, il passait la nuit, après son concert, à jouer du pognon au poker chez Memphis, rue Lecourbe. Un matin, je l’ai raccompagné au Crillon où il avait sa suite! Il n’a même pas défait son lit, il est redescendu en smoking prendre un taxi pour aller à l’aéroport!.»
(Michel Denis, Jazz Hot n°573, 2000)
En parallèle, Michel Denis, devenu un habitué des Trois-Mailletz, du Bilboquet puis de La Huchette, joue avec tous les musiciens de la scène jazz parisienne: Dexter Gordon, Don Byas, Paul Gonsalves, Johnny Griffin, mais aussi Dany Doriz (Jazz Hot n°543-1997), Guy Lafitte (Jazz Hot Tears n°553-1998) et Michel Sardaby (Jazz Hot Tears 2023) avec lequel il effectue son premier enregistrement jazz (Five Cat’s Blues, Président, 1968). En 1969, il se perfectionne auprès de Philly Joe Jones et, au début de la décennie suivante, accompagne plusieurs bluesmen: T-Bone Walker, Big Joe Williams et John Lee Hooker. Avec Memphis, Michel part pour ses premières grandes tournées annuelles aux Etats-Unis. Le duo en effectuera une quinzaine. Parrainé par Memphis Slim, Michel Denis découvre le monde afro-américain, sympathise avec B.B. King, accompagne Phineas Newborn! Il participe à deux reprises à la tournée européenne du mythique Chicago Blues Festival: il est le seul Français du groupe! A la fin des années 1960, Michel rencontre la femme de sa vie, Colette, et adopte son fils, Philippe.
«Quand Memphis Slim conduisait sa Rolls, au moment de faire de l’essence il demandait à Michel de se mettre au volant pour qu’on ne le prenne pas pour le chauffeur, ce qui l’exaspérait. Et Michel lançait au pompiste: "Y a le patron derrière qui demande le plein!"»
(Jean-Pierre Denis)
Dany Doriz (vib), Michel Denis (dm), Bob Wilber (as), Wild Bill Davis (org), Caveau de La Huchette, juin 1990 © Photo X, Collection Dany Doriz by courtesy
En France, dans les années 1970-1980, la vie du jazz est encore intense et «la machine à swing» qu’est Michel Denis ne manque pas d’activités: son duo avec Memphis Slim remplit le Caveau de La Huchette en toute saison et se change en trio quand s'y adjoint le maître des lieux, Dany Doriz, dont Michel Denis est le batteur attitré. Michel et Dany forment ensuite, à la fin des années 1970, un autre trio détonnant avec Wild Bill Davis (Jazz Hot Tears n°525-1995) et gravent un live en 1978 pour le Hot Club de Limoges; le batteur et le vibraphoniste enregistrent l’année suivante à La Huchette avec Bill Coleman (cf. discographie).
«Michel Denis était un swingman hors pair! Je l'ai rencontré vers 1964-1965. On a beaucoup joué en trio avec Memphis Slim. Je me souviens d'une fois, à la fin des années 1960 au Théâtre de Grenoble, où Memphis avait disparu à l'heure du concert. Le directeur du théâtre nous a demandé de démarrer sans lui. On a fait deux-trois morceaux puis le public a commencé à nous siffler. Heureusement, on a fini par retrouver Memphis qui profitait des vins de la région. Il était un peu fatigué, mais le concert a pu avoir lieu! Il y a aussi eu le magnifique trio avec Wild Bill Davis... De plus, Michel a été le premier batteur de mon big band en 1982, avec lequel nous avons notamment effectué une tournée mémorable en Tchécoslovaquie, fin 1984 ou 1985, avec quelques incidents mais des concerts très réussis! Après quoi, c'est mon fils Didier qui a pris la relève.»
(Dany Doriz)

Michel Denis (dm), Mairie du XIII arrdt., Paris,
avril 2009 © Maï Maï
Michel Denis travaille aussi chez Gérard Badini (Jazz Hot Tears 2025) dont il inaugure la Swing Machine (Gérard Badini and the Swing Machine, Black & Blue, 1973). Parallèlement, il participe au groupe Mélanie avec Patrick Artero (tp, flh) et André Villéger (cl,s). Au début des années 1980, il joue au sein des Harlem Jazz du pianiste François Rilhac et démarre une autre collaboration de plusieurs décennies avec Jean-Paul Amouroux (Jazz Hot Tears 2022). L’été, les festivals de Juan-les-Pins et Nice sont dans leur âge d’or: les musiciens parisiens comme Michel Denis y passent des séjours de rêve, entre plage et jams avec les légendes du jazz (cf. Alain Bouchet, Jazz Hot Tears 2025) qui, comme lui, ont un solide sens de l’humour; quand il vient en Europe, Harry Sweets Edison demande systématiquement que son batteur soit Michel Denis.
«Michel était très respecté des batteurs américains. Il a rencontré Elvin Jones, Philly Jo Jones, Chico Hamilton, Roy Haynes, Art Taylor, Max Roach dont il a récupéré la batterie (il en possédait une deuxième qui avait appartenu à Sam Woodyard)… Il était très ami avec Kenny Clarke et avec Art Blakey qu’il a remplacé au Village Gate de New York vers 1980. Un jour à Nice, deux ans avant sa mort, Art demande à mon frère: "Michel, je suis fatigué et j’ai acheté une batterie trop lourde. Peux-tu la monter pour moi? —Pas de problème!". Alors, un musicien d’Art lui dit: "Tu confies ta batterie à un petit Blanc?" Il lui a répondu: "Pauvre con, tu verras ce soir comment la batterie sonnera!". Et Art Blakey est mort sans jamais avoir touché aux réglages de Michel.»
(Jean-Pierre Denis)
Dans les années 1980-1990, si la place du jazz ne cesse de se réduire –entre comportements de consommation de masse et clientélisme de la période Jack Lang–, Michel Denis compte parmi les musiciens «indépendants» qui continuent à faire vivre le jazz. Outre son association au long-court avec Dany Doriz, le batteur fait partie du trio de Philippe Milanta (p), avec Bruno Rousselet (b), lequel accompagne la chanteuse Spanky Wilson (voc) durant les années 1990.
«J’ai joué pour la première fois avec Michel en 1987, au Hot Brass d’Aix-en-Provence, en remplacement de Philippe Duchemin dans le quartet de Spanky Wilson. Michel aimait raconter ses histoires. Il était à la fois modeste et un peu hâbleur. Mais aussi très pudique. Il avait des jugements très précis et lapidaires sur les musiciens mais il savait aussi être extrêmement bienveillant avec les jeunes qui prenaient le temps de l’écouter. Je sais que Peter Washington avait dit à New York qu’il y avait à Paris un batteur qui jouait comme les Anciens. C’était Michel Denis. Cette façon de jouer est partie avec lui, car lui avait entendu les Anciens sur scène. Les disques ne remplacent pas tout.»
(Philippe Milanta)

Michel Denis (dm), Harry Allen (as) et Nicola Sabato (b), Mairie du XIIIe arrdt., Paris, avril 2009 © Maï Maï
Devenu dépositaire d’une mémoire du jazz, Michel Denis guide les débuts de jeunes musiciens comme Julie Saury (dm) ou Nicola Sabato (b), transmettant les conseils qu'il avait reçus des Maîtres. Les années 2000-2010 s’inscrivent dans la continuité, même si Michel Denis ne travaille plus 365 jours par an. Il reste un familier de la galaxie Dany Doriz-Huchette, accompagnant au Caveau ou en tournée les habitués comme les ténors Detroit Gary Wiggins et Scott Hamilton. Nicola Sabato fait également appel à ce maître du swing lorsqu’il fait venir en France Harry Allen. Michel Denis est enfin un incontournable du Festival boogie woogie de La Roquebrou et des formations de Jean-Pierre Bertrand avec lequel il réalise son dernier enregistrement: Mosaïc (Black & Blue, 2019).
«Jeff Hamilton m’a raconté sa rencontre avec Michel Denis dans les années 1980: il était à Paris, en plein hiver, pour un concert avec Monty Alexander, et se rend boulevard Haussman pour s’acheter une cravate. Et là, sur le trottoir, il entend un orchestre avec un batteur en mitaines qui swingue d’enfer. De là est née leur amitié. Les Américains adoraient jouer avec Michel. Il était totalement libre, il se foutait de faire carrière. Il vivait sa musique à fond. Je ne connais pas d’autre exemple d’un batteur français qui ait été adopté comme lui par les plus grands bluesmen américains.»
(Nicola Sabato)
Très affecté ces dernières années par la disparition de Colette et l’incendie de sa maison de Meudon dans lequel il avait perdu ses photos souvenirs, Michel Denis, s’est éteint le 23 avril 2026.
Jazz Hot adresse ses sincères condoléances à sa famille, en particulier à son frère Jean-Pierre et à son fils Philippe.
Jérôme Partage Remerciements à Jean-Pierre Denis, Dany Doriz, Philippe Milanta et Nicola Sabato
Photos Maï-Maï, Jérôme Partage, Collection Dany Doriz by courtesy
Image extraite de YouTube
Avec nos remerciements
1. 45t 1961. Jacky Gordon (aka Jacques Ribardière-Tubiana, p,voc), Laisse entrer le ciel, Vega 2170. «Laisse entrer le ciel» est l’adaptation française de «Let The Sunshine In».
2. Dans les «Nouvelles» de Jazz Hot n°207, mars 1965: «A Sup’Aero, le 25 janvier, surprise avec un excellent grand orchestre amateur dirigé par les frères saxophonistes Emmanuel et Jean-François Georges et le vibraphoniste Michel Terrioux. A noter un bon disciple de Sam Woodyard: Michel Dennis (sic).»
MICHEL DENIS & JAZZ HOT
• n°207, mars 1965: «Nouvelles»: première mention de Michel Denis dans Jazz Hot • n°248, mars 1969: compte-rendu concert de l’orchestre maison du Club Saint-Germain avec Guy Lafitte, Roger Guérin, Michel Sardaby, Jacky Samson, Michel Denis • n°338, juin 1977: compte rendu concert groupe Mélanie à L’Espace Cardin, 26 mars 1977 • n°536, décembre 1996-janvier 1997: chronique CD Philippe Milanta Trio, Gittin' in the Groove, Jazz aux Remparts • n°573, septembre 2000: interview Michel Denis • n°578, mars 2001: chronique CD Spanky Wilson & Philippe Milanta Trios, Things Are Getting Better, Jazz aux Remparts • n°583, septembre 2001: compte rendu concert Antoine Hervier/Michel Denis à Frameries Jazz • n°631, juillet-août 2006: compte rendu concert Detroit Gary Wiggins Sextet à Etiolles Jazz • n°632, septembre 2006: compte rendu concert Scott Hamilton Quartet au Caveau de La Huchette • n°642, septembre 2007: compte rendu concert Detroit Gary Wiggins Quartet au Festival Corbeil-Essonnes • n°647, novembre 2008: compte rendu concert Oscar Marchionni/Jeff Hoffman/Michel Denis au Caveau de La Huchette • n°673, automne 2015: chronique CD Christian Morin Art Quintet, Blue Indigo, Naïve • Jazz Hot 2020: chronique CD Jean-Pierre Bertrand, Mosaïc, Black & Blue
(la liste des brèves, comptes rendus de concerts et chroniques de disques n'est pas exhaustive)
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DISCOGRAPHIE
Coleader LP 1975. Mélanie Jazz Sextet, It Feels So Good, Open 01
Sideman LP 1968. Michel Sardaby, Five Cat’s Blues, Président 232 (=CD Sound Hills 8136) LP 1968. Memphis Slim, Lord Have Mercy on Me, America 30 AM 6076 (=CD Maison de Blues/EmArcy 983 343-9) LP 1968. Tiny Grimes, Chasin' With Milt, Black & Blue 33.017 (=CD 874.2) LP 1971. Memphis Slim, Boogie Woogie, Disques Festival 247 (=CD Maison de Blues/EmArcy 983 344-0)
   
LP 1971. Clarence Gatemouth Brown, The Blues Ain't Nothing, Black & Blue 33.033 (=CD 428.2) LP 1972. Compil, The 10th American Folk Blues Festival "Blues Giants - Rock Creators", Atlantic 60036 (=CD L+R Records 42018, 3 titres avec Memphis Slim) LP 1973-74. Dany Doriz, Jazz pour la danse, Homère 5017 LP 1973. Gérard Badini and The Swing Machine, Black & Blue 33.060 (=CD 974.2, 3 titres avec Michel Denis) LP 1975. Milt Buckner/Dany Doriz Quintet, Black & Blue 33.151 (=CD Frémeaux & Associés 5676) LP 1977. Memphis Slim with Michel Denis, The Duo. Live in Paris, Jazzmosphere 7905/06 (=CD Adda 590022)
LP 1977. Memphis Slim et Michel Denis, Vygson 10236 LP 1978. Wild Bill Davis, Swing System "D" vol. 1, Jazzmosphere 79.01 LP 1978. Wild Bill Davis, Swing System "D" vol. 2, Jazzmosphere 79.02 LP 1978. Memphis Slim with Wild Bill Davis, Blues and Women, Isabel Records 900.506 LP 1979. Bill Coleman Meets Dany Doriz, Cave's Blues, Jazzmosphere 79.03 06 (=CD Adda 590026) CD 1979. Benny Waters & Bill Coleman, Jazz à la Huchette, EMI 253 622-2 LP 1980. Memphis Slim, Trema 310 079 LP 1980. Memphis Slim, 3.2.1. Boogie, Blue Silver 3003 (=CD EPM Musique 157112) LP 1980. Jean-Paul Amouroux, Dedication to Memphis Slim, Elyon 65001 CD 1980. Memphis Slim, Live at The Hot Club, Milan 346 LP 1981. Memphis Slim & Jean-Paul Amouroux, Boogie for 2 Pianos, Elyon 65004 (=CD Milan Jazz 887 789)
LP 1982. Memphis Slim, Fip, Fil and Fim, Milan A 120 165 45t 1982. Dany Doriz Big Band, Hallelujah I Love Her So/After You've Gone, Jazzmosphere JZ 79.11 CD 1984. Memphis Slim & Jean-Paul Amouroux, Boogie Woogie Duos: Jazz à la Huchette, EMI 253619-2 CD 1987. Paris All Stars, Tribute to Louis Armstrong, Cali-Music 04 CD 1989. Jean-Paul Amouroux, Orchestral Boogie Vol. 1, Barrelhouse 9891 CD 1990. Dany Doriz Octet, Jazztrade 7037 CD 1990. Gunther Straub/Jean-Pierre Bertrand, Boogie woogie à deux pianos. "Paris-Vienna Boogie", Cafe-Society 4890 CD 1991. Jean-Paul Amouroux, Orchestral Boogie Vol. 2, Jazztrade 5032 CD 1991. Spanky Wilson, Singin' and Swingin', Big Blue Records 9104 CD 1991-92. Compil, L'Anthologie Caveau de La Huchette 1965-2017, Frémeaux & Associés 5676
(2 titres avec Sacha Distel, 1991, 1 titre avec Marcel Zanini, 1992) CD 1991-92. Compil 1970-97, Blowin' at The District, Hot Club du Gâtinais 03-04 (4 titres avec Michel Denis & div. orch.) CD 1993. Jean-Paul Amouroux, Plays Jazz Standards in Boogie Woogie, Honky Tonk 101 CD 1993. Jean-Paul Amouroux, Plays Boogie Woogie Classics, Honky Tonk 102 CD 1994. Gérard Badini Swing Machine, Swingin' Marilyn, Nocturne 311 CD 1994. Compil, Paris Scat, Nocturne 316 (6 titres avec Michel Denis & div. orch.)
CD 1995. Swing Feeling & Screamin' Jay Hawkins, Body & Soul 402
CD 1995. Philippe Milanta Trio, Gittin' in the Groove, Jazz aux Remparts 64009 CD 1997. Dany Doriz, Classical Jazz, Marcal Jazz 980301 CD 1998. Jean-Paul Amouroux, Plays Famous Blues in Boogie Woogie, Jazztrade 1506 CD 1999. Jean-Paul Amouroux, 1er Festival de Boogie Woogie de la Roquebrou 1999, B.W. 15150 CD 1999. Spanky Wilson & Philippe Milanta Trios, Things Are Getting Better, Jazz aux Remparts 64009 CD 2001. Compil, 3e Festival de Boogie Woogie de la Roquebrou, B.W. 15152 (4 titres avec Jean-Paul Amouroux) CD 2002. Marcel Zanni, Peu de choses, Frémeaux & Associés 456 CD 2007. Marcel Zanni, Tu veux ou tu veux pas?, Frémeaux & Associés 494 CD 2013. Clarinet Unlimited, Bouncing the Reeds, Clarinet Unlimited N°1 CD 2013. Christian Morin Art Quintet, Blue Indigo, Naïve 626111 CD 2019. Jean-Pierre Bertrand, Mosaïc, Black & Blue 1084.2
   
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VIDÉOGRAPHIE
Memphis Slim (p,voc) et Michel Denis (dm), Vancouver Folk Festival, Canada, 1983, image extraite de YouTube
1973. Michel Denis, Memphis Slim (p,voc) Quartet: Mickey Baker (g), Henri Tischitz (b), émission TV «Autour de Memphis Slim», ORTF, archives INA, 11 mars
1973. Michel Denis, album Gérard Badini and The Swing Machine, Gérard Badini (ts), Xavier Chambon (tp), Marc Hemmeler (p), Jack Sewing (b), Black & Blue, Paris, 17 décembre https://www.youtube.com/watch?v=fPhHBI3rG80 https://www.youtube.com/watch?v=xQ2ZlB57EY8 https://www.youtube.com/watch?v=kMz9yH2g-H4
1977. Michel Denis, Memphis Slim (p,voc), série documentaire All You Need Is Love: The Story of Popular Music de Tony Palmer, épisode 5 «Who's That Comin'?: Blues», Royaume-Uni https://www.youtube.com/watch?v=ADZHSuFUIhk https://www.imdb.com/fr/title/tt0247846/fullcredits/?ref_=tt_cst_sm
c1980. Michel Denis, Memphis Slim, Philippe LeJeune (p), Paris https://www.youtube.com/watch?v=53l3H1iwE5o
1983. Michel Denis, Memphis Slim (p,voc), Vancouver Folk Festival, Canada https://www.youtube.com/watch?v=QQWrWtpZDm0 https://www.youtube.com/watch?v=9H--67nJpag https://www.youtube.com/watch?v=qGT3FzTgCSM
1991. Michel Denis, Dany Doriz (vib) Sextet: Claude Gousset (tb), Carl Schlosser (ts), Georges Arvanitas (p), Jacky Samson (b), Slow Club, émission TV «Jazz 6», présentation Jacques Fabbri (28’43’’, 37’44’’, 1h05’07’’, 1h44’27’’, 2h38’16’’) https://www.youtube.com/watch?v=Ky-X2bu-GXE
2009. Michel Denis, Dany Doriz (vib) Quintet: Marc Fosset (g), Philippe Duchemin (p), Patricia Lebeugle (b), Duc des Lombards, Paris, 10 mars https://www.youtube.com/watch?v=rrwA8TIY4As
2012. Michel Denis, Jean-Pierre Bertrand (p) Quartet: Claude Braud (ts), Gilles Chevaucherie (b), Jazz Yonne Nord Festival, Pont-sur-Yonne, Yonne https://www.youtube.com/watch?v=Y8BCWlCAXoI
2017. Michel Denis, Jean-Pierre Bertrand (p) Quartet: Nicolas Peslier (g), Gilles Chevaucherie (b) + Philou (voc), Beaune Blues Boogie Festival, Côte d’Or, 1er décembre https://www.youtube.com/watch?v=kZivpSx0Yr8
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