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Pat Martino

1 nov. 2021
25 août 1944, Philadelphie, PA - 1er novembre 2021, Philadelphie, PA
© Jazz Hot 2021

Pat Martino c. 2015-Image extraite de Pat Martino: Here and Now, Interview par Al Moretti-Documentaire par J.W. Pepper
Pat Martino c. 2015-Image extraite de Pat Martino: Here and Now,
Interview par Al Moretti-Documentaire par J.W. Pepper

Pat MARTINO

CONSCIOUSNESS
 
«J’avais constaté qu'en raison de mon âge, de ma culture, il y avait un fossé intergénérationnel
et, à Harlem, je suis allé chercher le langage des adultes, car la langue de l'époque était le jazz.
A mon sens, cet idiome possède une matière sociale importante et incontournable.» (
Jazz Hot n°649)


Le guitariste, compositeur et chef d’orchestre, Pat Martino, né Patrick Carmen Azzara le 25 août 1944, est décédé le 1er novembre 2021 à son domicile, dans sa ville natale, Philadelphie, PA.
L’un des brillants guitaristes de jazz de l’après-guerre, l’un aussi des plus enracinés dans le blues bien qu’il ne soit pas né dans la communauté afro-américaine, est parti dans cette période de grands départs pour toute une génération du jazz. Il a aussi eu ses recherches personnelles qui l'ont conduit à d'autres expérimentations, jazz rock ou hors du jazz dans les années 1970 et après sa renaissance, mais sans jamais abandonner pour son œuvre la découverte d'une culture, le jazz, qu'il a adopté par choix, en conscience. Ses collaborations de sideman sont d'ailleurs faites avec respect et connaissance d'une tradition marquée par le blues, dans laquelle il s'intègre avec sa personnalité, alors que ses enregistrements en leader sont très représentatifs de ce que, lui, apporte au jazz et ce qu'il imagine pour cette musique, et le spectre est forcément plus large, à l'image d'un musicien de sa génération sensible à tout ce qui l’a construit, le jazz mais pas seulement. Même si les amateurs de jazz/blues, dont nous sommes, apprécient particulièrement le grand guitariste dans le contexte des trios avec orgue, formations dans lesquelles il s'est affirmé pendant la première partie de sa carrière, notamment avec Brother Jack McDuff, et qui l'ont accompagné dans d'innombrables concerts, tournées, et avec lesquelles il a enregistré son dernier disque, Formidable, Pat Bianchi tenant l'orgue. Dans ce contexte dont la science s'est forgée dans les rencontres avec les Maîtres en la matière, sa liberté et son lyrisme trouvent, selon nous, leur plénitude. La vidéographie nous en apporte de splendides témoignages, encore récemment comme avec Joey DeFrancesco à Umbria Jazz en 2002 car la partie la plus importante de l’œuvre de Pat Martino est en live, sur scène.
Le dernier enregistrement de Pat Martino en 2017, Formidable, pour HighNote

Jazz Hot
a eu la chance de pouvoir rencontrer ce grand instrumentiste, un artiste, par deux fois (Jazz Hot n°551 et n°649). La première remonte à 1998, après qu’il ait surmonté les difficultés liés à un accident vasculaire cérébral qui a interrompu sa carrière en 1979 et pendant plusieurs années où il s'est patiemment reconstruit, avant un premier retour en 1987, et surtout une seconde carrière à partir des années 1990.
La dernière interview est assez récente en 2009, lors d’une tournée européenne, où il a atteint la maturité d'esprit des anciens, une forme de sagesse et de finesse d’analyse, et où il approfondit encore le pourquoi d’une belle œuvre dont il a laissé des traces enregistrées passionnantes, toujours virtuoses, dans la lignée de ses influences majeures que sont Johnny Smith (1922-2013) et Wes Montgomery (1923-1968).

Hélène et Yves Sportis
Photos extraites de vidéos
Avec nos remerciements





Pat Martino, adolescent, image extraite du documentaire Pat Martino-Open Road, une vidéo YouTube et un DVD

Pat Martino, adolescent,
image extraite du documentaire Pat Martino-Open Road,
une vidéo YouTube et un DVD


De Johnny Smith, il a sans doute retenu le sens de la précision, de la perfection. De Wes Montgomery, il a acquis l'essentiel, l’esprit de cette musique, le blues au service d’une virtuosité sans ostentation, la chaleur de l'expression. Il a beaucoup côtoyé Wes Montgomery, certainement beaucoup appris de lui, un aîné à qui il a rendu de nombreux hommages dont The Visit!, en 1972 pour Cobblestone, et Remember: A Tribute to Wes Montgomery, enregistré chez Blue Note en 2006.



Wes Montgomery en couverture de Jazz Hot n°551, avec une interview de Pat Martino



L’histoire de la guitare dans le jazz ne se limite pas seulement à ces deux grands noms, elle est d’une richesse infinie, et l’écoute de Pat Martino confirme cette réalité, de la tradition brillante, techniquement virtuose des Johnny Smith, Jim Hall, Jimmy Raney, Joe Pass, et d’autres encore, à celle plus enracinée dans l’expression afro-américaine, plus hot, expressive, qui englobe le blues en tant que style, qui va des Robert Johnson et Lonnie Johnson, en passant par Charlie Christian, T-Bone Walker, Grant Green, Kenny Burrell, George Benson et plus près de nous Russell Malone et Mark Whitfield, et beaucoup d'autres encore.


Et il en est qui n’ont pas choisi, et se sont situés entre ces mondes, ou ont cherché à mêler ces deux grandes branches maîtresses dans leur expression guitaristique. Dès l’origine, Eddie Lang est dans cette recherche, d’autant que les artistes eux-mêmes n’ont jamais hésité à se rencontrer, malgré les tensions de la société américaine. Jimmy Gourley et beaucoup d’autres artistes de toutes origines empruntent à ces deux branches pour fonder leur art.

Carmen Mickey Azzara, le père de Pat Martino image extraite du documentaire Pat Martino-Open Road, une vidéo YouTube et un DVD
Carmen Mickey Azzara, le père de Pat Martino
image extraite du documentaire Pat Martino-Open Road,
une vidéo YouTube et un DVD


Sans nier la fibre italo-américaine pour la guitare, il n’est pas innocent que le père de Pat Martino, guitariste lui aussi, ait été un adepte d’Eddie Lang (Salvatore Massaro, 1902-1933) qui eut le souci de se confronter aux artistes de blues traditionnel, car on retrouve chez Pat Martino cette volonté de voir dans le jazz et plus largement dans la musique un art socialement fondé. «La musique, ce n’est pas ce que le professeur vous enseigne, vous dit de faire, c’est avant tout une culture qui doit être jouable.» C’est par un investissement dans l’humanité de cet art, par ses rencontres avec Lloyd Price, Willis Jackson, Slide Hampton, qui vient lui aussi de disparaître, Red Holloway, Charli PersipDizzy Gillespie, Art Blakey, et avec toute une génération d’organistes respirant cette culture et sa couleur dominante, le blues –Jimmy Smith, Groove Holmes, Jimmy McGriff, Charles Earland, Trudy Pitts, etc., et surtout Brother Jack McDuff que Pat révère– que s’élabore l’art qui fait de Pat Martino une légende de son instrument, appréciée des amateurs de virtuosité comme d’expression.


1965-66. Red Holloway, Pat Martino, Brother Jack McDuff, Joe Dukes image extraite du documentaire Pat Martino-Open Road, une vidéo YouTube et un DVD
1965-66. Red Holloway, Pat Martino, Brother Jack McDuff, Joe Dukes
image extraite du documentaire Pat Martino-Open Road, une vidéo YouTube et un DVD

 
Bien sûr, l’art de la guitare au XXe siècle a atteint de tels sommets, en matière de virtuosité comme en matière d’expression, avec entre autres la dimension apportée d’Europe par Django Reinhardt, René Thomas et leur descendance, que Pat Martino n’est qu’un artiste parmi d’autres, mais, et c’est là toute la générosité du jazz, son apport est passionnant, indispensable, à l’instar des meilleurs de ses devanciers, contemporains et suiveurs. Il a apporté à la construction collective du jazz une de ses belles pierres, et la lecture des Jazz Hot n°551 et n°649 permettra d’apprécier la conscience aiguë que Pat Martino avait de l’art qu'il avait choisi, le jazz, et plus largement de ce que représente l’art pour l’humanité. Ce n’est pas si fréquent chez les artistes d’avoir cette qualité d’observation.

On vous renvoie à ces deux articles essentiels pour la biographie détaillée, la pensée savante et humaine de l’artiste, et pour la discographie déjà précise que nous avons complétée ci-dessous, car, depuis, Pat Martino a enregistré trois derniers albums en 2009 (Undeniable, en live au Blues Alley), 2012 (We Are Together Again, les retrouvailles avec Gil Goldstein) et 2017 (Formidable, une dernière révérence au trio guitare-orgue-batterie, avec l'excellent Pat Bianchi et deux invités, Adam Niewood, ts, et Alex Norris, tp), ce dernier disque paraissant en LP 33t/30cm chez HighNote, un clin d’œil à la mémoire du jazz, lui qui expliquait que l'artiste de jazz vit toujours son art au présent, en live, comme le dit encore le titre de son autobiographie: Here and Now!. Sa dernière tournée l’avait conduit en Italie, le pays de ses ancêtres, toujours avec Pat Bianchi (org) et Carmen Intorre (dm).

On propose ici, en complément tout à fait indispensable, une vidéographie qui aura le mérite de nous replonger dans l’expression de ce bel artiste qu’était Pat Martino, et de le voir sur certaines d'entre elles en
live car les grands artistes ne meurent jamais.

Pat Martino c. 2015-Image extraite de Pat Martino: Here and Now, Interview par Al Moretti-Documentaire par J.W. Pepper
Pat Martino c. 2015-Image extraite de Pat Martino: Here and Now,
Interview par Al Moretti-Documentaire par J.W. Pepper

Comme c’est malheureusement devenu le triste usage du jazz, contraire à son esprit et à sa culture, en cette période de négation de mémoire depuis deux ans, si Joseph A. Donofrio, son agent de longue date, a communiqué sur le décès de Pat Martino, s’il a confirmé que Philadelphie lui rendrait hommage, il n’a pas été en mesure de dire où et quand. Si la seule ville de Philadelphie se décide un jour à rendre hommage à ses artistes de jazz disparus dans l'anonymat covidien depuis deux lourdes années, il ne lui faudra pas moins d'une année pour y parvenir.
















Pat Martino, c. années 1970, images extraites du documentaire Pat Martino-Open Road, une vidéo YouTube et un DVD

Pat Martino laisse dans le deuil son épouse, Ayako, guitariste, présente sur la photo d’ouverture de l’article de Jazz Hot en 2009. Nous partageons sa peine, et celles des amateurs de Pat Martino, un artiste du jazz et pas seulement, une légende de la guitare car sa notoriété et la qualité de son expression avait débordé du cercle des seuls amateurs de jazz vers ceux des amateurs de guitare sans distinction d'expression culturelle. Pat Martino aimait la guitare, parlait souvent de l'instrument lui-même, des facteurs des guitares qu'il utilisait, et participait de cette passion pour l'instrument au-delà de sa musique.


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Pat Martino en couverture de Jazz Hot n°649, 2009


PAT MARTINO & JAZZ HOTn°551-1998, n°649-2009

Here and Now! The Autobiography of Pat Martino,
par 
Pat Martino & Bill Milkowski
Backbeat Books/Hal Leonard Corporation, New York, NY, 2011, 194p


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METHODES/PARTITIONS:

Linear Expressions, Pat Martino,Tony Baruso, 1983, REH Publications/ Hal Leonard Publishing Corporation, New York, NY, 2000, 64pPat Martino, Guitar Anthology, Hal Leonard Corporation, New York, NY, 2015, 200p (16 partitions)

• Linear Expressions, Pat Martino,Tony Baruso, 1983, REH Publications/ Hal Leonard Publishing Corporation, New York, NY, 2000, 64p



• Pat Martino, Guitar Anthology, Hal Leonard Corporation, New York, NY, 2015, 200p (16 partitions)





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DISCOGRAPHIE

Leader-coleader

LP  1967. Pat Martino, El Hombre, Prestige 7513 (=CD OJC 195-2)
LP  1967. Pat Martino, Strings, Prestige 7547 (=CD OJC 223-2)
LP  1968. Pat Martino, East, Prestige 7562 (=CD OJC 248-2)
LP  1968. Pat Martino, Baiyina (The Clear Evidence: A Psychedelic Excursion Through the Magical Mysteries of the Koran), Prestige 7589 (=CD OJC 355-2)
1967. Pat Martino, El Hombre, Prestige1967. Pat Martino, Strings, Prestige 1968. Pat Martino, East, Prestige1968. Pat Martino, Baiyina (The Clear evidence) (A Psychedelic Excursion Through the Magical Mysteries of the Koran), Prestige













LP  1970. Pat Martino, Desperado, Prestige 7795 (= CD OJC 397-2)
LP  1972. Pat Martino, The Visit!, Cobblestone 9015 (=LP Footprints, Muse 5096 et CD Footprints, 32Jazz 32021)
LP  1972. Pat Martino, Live!, Muse 5026 (=CD Muse 5026-2 et CD Footprints, 32Jazz 32021)
LP  1974. Pat Martino, Consciousness, Muse 5039 (=CD Muse 5039-2)
1970. Pat Martino, Desperado, Prestige1972. Pat Martino, The Visit!, Cobblestone1972. Pat Martino, Live!, Muse1974. Pat Martino, Consciousness, Muse













LP  1976. Pat Martino, Exit, Muse 5075 (=CD Muse 5075-2)
LP  1976. Pat Martino, We’ll Be Together Again, Muse 5090 (=CD 32Jazz 32071)
LP  1976. Pat Martino, Starbright, Warner Bros. 2921 (=CD First Light, 32Jazz 32103)
LP  1976. Pat Martino, Joyous Lake, Warner Bros. 2977 (=CD First Light, 32Jazz 32103
1976. Pat Martino, Exit, Muse1976. Pat Martino, We’ll Be Together Again, Muse1976. Pat Martino, Starbright, Warner Bros.1976. Pat Martino, Joyous Lake, Warner Bros.













LP  1987. Pat Martino, The Return, Muse 5328 (=CD Muse 5328-2)
CD 1987-98. Pat Martino, Seven Sketches, Private Label
CD 1994. Pat Martino, Interchange, Muse 5529-2
CD 1994. Pat Martino, Nightwings, Muse 5552-2
1987. Pat Martino, The Return, Muse1987-98. Pat Martino, Seven Sketches, Private Label1994. Pat Martino, Interchange, Muse 1994. Pat Martino, Nightwings, Muse













CD 1994. Pat Martino, The Maker, Evidence 22121-2 (=CD King Records/Paddle Wheel 229)
CD 1997. Pat Martino, Fire Dance, Mythos Records 0007 (Peter Block, Habib Khan, Ilya Rayzman, Zakir Hussain)
CD 1997. Pat Martino, All Sides Now, Blue Note 7243 8 37627 2
CD 1998. Pat Martino, 70’s Jazz Pioneers Live at Town Hall, 1201 Music (Randy Brecker, Buster Williams, Joanne Brackeen, Dave Liebman, Al Foster)
1994. Pat Martino, The Maker, Evidence1997. Pat Martino, Fire Dance, Mythos Records1997. Pat Martino, All Sides Now, Blue Note1998. Pat Martino, 70’s Jazz Pioneers Live at Town Hall, 1201 Music













CD 1998. Pat Martino & Joyous Lake, Stone Blue, Blue Note 7243 8 53082 2
CD 2000. Michael Sagmeister and Pat Martino, Conversation, Acoustic Music 319 1227 2
CD 2001. Pat Martino, Live at Yoshi’s, Blue Note 99749
CD 2003. Pat Martino, Think Tank, Blue Note 5920092
1998. Pat Martino & Joyous Lake, Stone Blue, Blue Note
2000. Michael Sagmeister and Pat Martino, Conversation, Acoustic Music2001. Pat Martino, Live at Yoshi’s, Blue Note2003. Pat Martino, Think Tank, Blue Note













CD 2005. Pat Martino, Remember, Blue Note 0946 3 55885 2
CD 2009. Pat Martino, Undeniable: Live at Blues Alley, HighNote 7231
CD 2012. Pat Martino, We Are Together Again, Warner Music 14911 (Gil Goldstein)
LP  2017. Pat Martino, Formidable, HighNote 7307
2005. Pat Martino, Remember, Blue Note2009. Pat Martino, Undeniable: Live at Blues Alley, HighNote2012. Pat Martino, We Are Together Again, Warner Music  2017. Pat Martino, Formidable, HighNote













En dehors des albums originaux, il existe des compilations, attention aux doublons.
Pour la discographie en sideman, nous vous prions de vous reporter à Jazz Hot n°649, 2009 comme pour les interviews.

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PAT MARTINO ON DVD
1987. Live at Ethel's Place, Vestapol2014. DVD Open Road, Vestapol

• 1987. Live at Ethel's Place, Vestapol



• 2014. Open Road, Vestapol





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VIDEOGRAPHIE

Pat Martino, Philadelphie, 2016, Inside Out, image extraite d'une vidéo YouTube
Pat Martino, Philadelphie, 2016, Inside Out, image extraite d'une vidéo YouTube
 


Chaînes YouTube de Pat Martino

1967. Pat Martino (Pat Azzara), album El Hombre, premier disque en leader, Danny Turner (fl), Trudy Pitts (org), Mitch Fine (dm), Abdu Johnson/Vance Anderson (perc), Prestige, New York/Rudy van Gelder, 1er mai

1967. Pat Martino, album Strings!, second disque en leader, Joe Farrell (ts,fl), Cedar Walton (p), Ben Tucker (b), Walter Perkins (dm), Ray Appleton/Dave Levin (perc), Prestige, New York, 2 octobre

1977. Pat Martino, Delmar Brown (kb), Mark Leonard (b), Kenwood Dennard (dm), Keystone Korner (Todd Barkan), San Francisco, CA, FM Broadcast, audio, 2 mars

1984. Pat Martino, Mark DeCozio (kb), John Hart (b), Chas Marcarelli (dm), Al Moretti (flh,perc), @ the Bottom Line, New York, NYC, 13 octobre (en ouverture du concert de Stanley Clarke, cf. autobiographie Here and Now!)

1987. Pat Martino, Harvie Swartz (b), Joey Barton (dm), DVD Live at Ethel's Place, réal/prod Phil Fallo, Baltimore, MD, Vestapol Productions/Stefan Grossman's Guitar Workshop, Inc.

2002. Pat Martino, John Scofield (g), Joey DeFrancesco (org), Byron Landham (dm), Umbria Jazz Festival, Orvieto, 1er janvier

2002. Pat Martino, Bela Fleck (bjo), Gerald Veasley (b), Rick Braun (tp) Rayford Griffin (dm), "Oleo, Cold Duck Time, Blues in Seven", Studio Jams n°2, Sigma Sound Studios, Philadelphie, 8 août

2007-2008. Martino Unstrung, documentaire de Ian Knox, Sixteen Films

2009. Interview de Pat Martino par Christian McBride, Harlem Speaks, The National Jazz Museum in Harlem, 8 janvier 2009 

2009. Pat Martino, album Undeniable, Eric Alexander (s), Tony Monaco (org), Jeff Tain Watts (dm), Blues Alley, Washington, DC, HighNote Records, 26-28 juin

2010. Pat Martino, Tony Monaco (org), Jason Brown (dm), Eric Alexander (s), Jarasum Jazz Festival, Gapyeong, Corée du Sud, 16 octobre

2010. Pat Martino, Tony Monaco (org), Jason Brown (dm), The Dirty Dog Jazz Cafe, 19 mars

2013. Pat Martino, Pat Bianchi (org), Carmen Intorre (dm), "Round Midnight", Modo Jazz Restaurant, Salerno, Italie, 7 mai

2014. Pat Martino, DVD Open Road, documentaire, Vestapol, dont concerts au Bottom Line-New York et Live at Ethel's Place-Baltimore (1984-1987)

2014. Pat Martino, Pat Bianchi (org), Carmen Intorre (dm), "Catch, Full House, Inside Out, Lean Years, Blue In Green, All Blues, Mac Tough, Sunny", Lotos Jazz Festival, Bielska Zadymka Jazzowa, Klub Klimat, Bielsko-Biała, Pologne, 20 février

2015. Interview de Pat Martino par Al Moretti, ©J. W. Pepper

2015. Pat Martino, Pat Bianchi (org), Carmen Intorre (dm), Newport Jazz Festival

2016. Pat Martino master class avec Dave Frank (p), paroles et musique, 22 mai
    
2016. Pat Martino, Pat Bianchi (org), Carmen Intorre (dm), "Round Midnight", The Great American Music Hall, San Francisco, CA

2016. Pat Martino pédagogue... The Nature of Guitar, REH Videos/CMP Publishing

2016. Interview de Pat Martino, Jazz Bridge Philadelphia Real Book Concert Series, 16 novembre

2017. Pat Martino, Lee Ritenour (g), Dave Grusin (p), Tom Kennedy (b), Dave Weckl (dm), Tokyo Jazz Festival, Japon, 2 septembre

2018. Pat Martino, Pat Bianchi (org), Carmen Intorre (dm), Jazzclub Moods, Guitar Festival, Schiffbau-Zurich, Suisse, ©2018 Moods Jazz Association, 

2018. Pat Martino, Pat Bianchi (org), Carmen Intorre (dm), Teatro Verdi, Padova Jazz Festival, 22 novembre

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