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Stanley Crouch

16 sep. 2020
14 décembre 1945, Los Angeles CA – 16 Septembre 2020, New York NY
© Jazz Hot 2020

1992. Stanley Crouch, Wynton Marsalis, Marcus Roberts, Charlie Rose, Thirteen/WNET/Learning Channel, 9 septembre © captures d'écran YouTube
1992. Stanley Crouch, Wynton Marsalis, Marcus Roberts, Charlie Rose, Thirteen/WNET/Learning Channel, 9 septembre
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Stanley CROUCH

Straight, no Chaser



A la recherche de l’authenticité comme source de réflexion décapante et comme expérience de vie, Stanley Crouch a abordé sans langue de bois, de nombreuses disciplines, toujours du point de vue du citoyen conscient, du chroniqueur libre de parole, d’enseignant questionneur, et s’est même parfois engagé pour revenir ensuite sur certaines prises de positions: sans se mentir. De la poésie au jazz qu’il a porté notamment au Lincoln Center, en passant par l’histoire politique, sociale et la critique artistique, il a défriché sans relâche, pour comprendre l’humain, sans mensonge, sans lâcheté, sans complaisance de modes, malmenant parfois son camp dans son intransigeance sans concession. Sa quête insatiable d’approches décentrées par rapport à la pensée unique, pseudo-bienveillante, convenue et consensuelle, le montre corrosif, seul avec sa plume ou sa parole. Pourtant, son parcours et ses rencontres nous montrent un penseur alternatif, issu de la communauté afro-américaine en gestation issue du Mouvement pour les droits civiques, dans son élan humaniste et universaliste, héritier des Lumières et de courants multiples quelques fois en opposition frontale sur les enjeux, stratégies et actions, dès l’assassinat d’Abraham Lincoln à la fin de la Civil War et des lois ségrégationnistes qui ont suivi (1865-1876). Cette effervescence d’idées traduisait les différents moyens envisagés face à un ordre injuste et injustifiable: sur cet aspect précis, Stanley Crouch a largement contribué, aussi par ses excès en tous sens, à maintenir un niveau exigeant, anti-simplificateur des débats, sur la mémoire comme sur l’avenir via l’éducation. Comme en écho, cette année 2020 a vu les manifestations «Black Lives Matter» reprendre suite à l’assassinat de George Floyd, et dans le même temps, elle n’en finit plus de faucher les vies d’artistes, activistes, penseurs historiques, ou simples manifestants et citoyens, réduisant drastiquement les champs de la fermentation humaine libre, la simplifiant à l’extrême, comme si le soi-disant progrès, tant vanté par les tenants de la croissance toute puissante, s’était évaporé par enchantement au moment d’être utile pour défendre ce qui fait la civilisation: l’expression et l’art, deux organes vitaux du corps social, étouffés et confinés faute d’investissement dans le progrès d’abord humaniste, sans doute la dernière situation qui aura interpelé ce rhéteur implacable.

 

 

Né le 14 décembre 1945, à Los Angeles, CA, entre une grande sœur et un petit frère, Stanley Crouch démarre sa vie à la fin d’une guerre de tous les superlatifs, dans la ville mythique du cinéma, un art devenu industrie de consommation de masse dans un Etat faisant figure de progressiste comparé aux Etats historiques et hystériques du Sud de la première puissance mondiale, enferrée dans les problèmes d’égalité des droits. Dès l’enfance, l’histoire et les histoires le passionnent, celles d’Ernest Hemingway comme celles de sa mère qui lui parle du jazz à Kansas City, de l’accueil de Duke Ellington à la gare de Los Angeles avec ses copines quand elle était gamine, alors qu’elle élève seule trois enfants en faisant des ménages et leur apprend à lire et écrire pour qu’ils partent avec toutes leurs chances. Duke Ellington et Charlie Parker seront ses phares toute sa vie. Bien que souvent au domicile pour des problèmes d’asthme qui favorisent ses lectures, il créé et anime un club de jazz dans son lycée. Il ne rencontrera son père qu’en 1957, un père qui a fait de la prison pour escroqueries et qui se drogue. Il lit tout et sort diplômé de la Thomas Jefferson High School.
En 1963, c’est le Mouvement des droits civiques qui lui tient lieu d’université au sein du SNCC, le comité des étudiants non-violents, et les émeutes de Watts en 1965 sont un nouveau champ expérimental de réflexion politique grandeur nature; il fait partie jusqu’en 1967 de la troupe du Studio Watts Workshop (aussi nommée 
Watts Repertory Theatre Company), fondée et animée par Jayne Cortez, récemment divorcée d’Ornette Coleman.
En 1966, Stanley se met à la batterie avec Bobby Bradford (tp, 1934), écrit de la poésie, travaille sur des projets éducatifs et artistiques et, sans même avoir terminé de diplôme universitaire, il devient enseignant en poésie (en 1968, année de l’assassinat du Dr. Martin Luther King, Jr.), de théâtre activiste, de littérature (1969) à Pitzer et Pomona College, et au Black Studies Center, tous trois situés à Claremont, CA.
Puis commence l’expérience Black Music Infinity avec David Murray, Arthur Blythe, James Newton et Mark Dresser au début des années 1970. Son premier recueil de poésie sort en 1972 sous le titre Ain't No Ambulances for No Nigguhs Tonight, en mémoire des émeutes de Watts.
En 1975, il déménage à New York avec sa compagne Samerna Scott, une étudiante de Pomona, mais, après la naissance de leur fille, elles repartent en Californie. Puis il joue avec David Murray (ts, bcl, 1955), son cadet de dix ans qu’il a connu à Pomona et avec lequel il partage, dans l’East Village, un loft au-dessus du Tin Palace, un club de jazz d’avant-garde où il fait quelques temps la programmation avec notamment
Henry Threadgill, James Blood Ulmer, Olu Dara mais aussi avec des aînés: George Coleman, Clifford Jordan et Barry Harris. A son arrivée à New York, la ville a terminé la construction du Lincoln Center (1962-1969) et reconfiguré son nouveau quartier chic environnant, sur les décombres de l’ancien quartier ghettoïsé de San Juan Hill, terre fertile en jazz où, entre autres musiciens, Thelonious Monk a grandi, vécu et s’est marié.
L’année où Wynton Marsalis intègre Juilliard à New York, en 1979, Stanley abandonne publiquement le
Black Nationalism à sa victimisation et son racisme séparatiste refusant une identité prédéterminée réduite au choix du martyre, selon ce qu’il en pense maintenant. 1980, son jeune frère blessé par balle, décède; il devient rédacteur en chef au Village Voice et écrit en parallèle des essais politico-culturels. Il se rapproche de Ralph Ellison (écrivain, 1913-1994, Homme Invisible, pour qui chantes-tu? 1952) et Albert Murray (1916-2013, écrivain, ami de Duke Ellington, qui a co-écrit, 
avec Count Basie, Good Morning Blues, son autobiographie) tous deux très impliqués et parties prenantes dans la vie du jazz.
1987, Stanley Crouch devient consultant artistique pour Jazz at Lincoln Center, renforçant encore  son lien avec Wynton Marsalis; il est licencié du Village Voice en 1988 à la suite d’une bagarre avec un confrère, et il publie Notes of a Hanging Judge: Essays and Reviews, 1979-1989, une série d’articles politico-culturels vifs, en 1990.
En 1991, il enregistre avec David Murray et Fred Hopkins (b) Live at the Peace Church chez Danola Records. Il met en place un concert en l’honneur de Dewey Redman (ts, cl, 1931-2006), un proche d’Ornette Coleman, au Lincoln Center, Dewey’s Circle en 1992, et démarre une série de vidéos avec Charlie Rose sur ce qu’est le jazz qui durera de 1992 à 2016 (voir vidéos ci-après); cette même année, grâce à sa notoriété, il obtient une bourse de la MacArthur Foundation pour ses travaux en musicologie et ethnomusicologie. Il se marie en 1994 avec la sculptrice Gloria Nixon, et ils vivent dans un premier temps non loin du Village Vanguard, à Greenwich, puis partent ensuite à Brooklyn. Afin de recaler le jazz sur ses fondamentaux blues-gospel-swing, dans sa mission de quête d’authenticité, les deux amis de JALC mettent en place le programme
Essentially Ellington High School Jazz Band Competition & Festival in New York City, qui démarre en 1995 à New York, et qui s’est étendu depuis 25 ans à 4000 lycées aux Etats-Unis, Canada, Australie, Cuba, Japon, Espagne, Ecosse, intégrant à partir de 2008 d’autres musiciens dans le programme que le Duke: Benny Carter, Mary Lou Williams, Count Basie, Dizzy Gillespie.


1992. Stanley Crouch, Wynton Marsalis, Marcus Roberts, Charlie Rose, Thirteen/WNET/Learning Channel, 9 septembre © captures d'écran YouTube
1992. Stanley Crouch, Wynton Marsalis, Marcus Roberts, Charlie Rose, Thirteen/WNET/Learning Channel, 9 septembre
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Stanley Crouch écrit des articles pour The New Republic, The New York Daily News, The New Yorker, Esquire, Harper’s Magazine, JazzTimes dont il est licencié en 2003 pour une chronique jugée «politiquement incorrecte», traduisez insuffisamment consensuelle. Il écrit son premier roman Don't the Moon Look Lonesome: A Novel in Blues and Swing en 2000.
En 2001, le documentaire Jazz (10 épisodes de 110 min.) de Ken Burns est le point de départ d’une collaboration tripartite avec Wynton Marsalis sur l’histoire américaine: Civil War (1990, 9 épisodes de 70 min., série remasterisée en DVD en 2002), Unforgivable Blackness: The Rise and Fall of Jack Johnson (2004, 214 min.). Pour mémoire, Wynton Marsalis, seul, fait également pour Ken Burns la musique de The War (2007, 7 épisodes de 120 mn chacun environ) et a donné l’année dernière une série de concerts du Jazz at Lincoln Center Orchestra pour présenter la dernière série du réalisateur: Country Music, sortie en 2019 (7 épisodes de 120 à 150 min.).
En 2004, Stanley travaille sur Miles Electric: A Different Kind of Blue, un documentaire de Murray Lerner (87 min., USA). Le nombre de ses participations dans les productions audio-visuelles est impressionnant (voir filmographie).
A l’instar de James Baldwin, Stanley Crouch était
un amateur éclairé de cinéma, entre autres de westerns fordiens et de films classiques et, comme lui, très impliqué et persuadé de la nécessité d’éduquer les jeunes, seule planche de salut dans un monde qui ne fait pas de cadeaux et où ce fondement de la démocratie est le préalable à la paix et la justice. Ainsi, le jazz et son enseignement étaient pour lui des pratiques et une expérience démocratiques, par la complémentarité du respect de l’individu et de son implication sans réserve au sein du collectif, permettant la dignité et l’imagination instantanée par l’esthétique (au sens étymologique de perception profonde) et la spiritualité.
En 2013, sa biographie Kansas City Lightning: the Rise and Times of Charlie Parker, paraît. Il a achevé ses missions essentielles: ré-enraciner le jazz dans sa culture, développé les programmes éducatifs du Lincoln Center via l’Essentiel Ellington et écrit sur Charlie Parker. Une vie rondement menée avec des objectifs et centres d’intérêts qui n’ont guère varié depuis l’enfance.

En 2019, déjà très affaibli, Stanley Crouch reçoit le Jazz Master pour la promotion du jazz du National Endowment for the Arts (voir vidéos).

Il décède
au Calvary Hospital du Bronx, NY, après dix ans de problèmes de santé, d’après les informations de Gloria Nixon-Crouch.

Hélène Sportis



Stanley Crouch, Kansas City Lightning: The Rise and Times of Charlie Parker, 2013



LIVRES

https://www.goodreads.com/author/list/26407.Stanley_Crouch?utf8=%E2%9C%93&sort=title


Kansas City Lightning: The Rise and Times of Charlie Parker
, 384 pages, Harper/HarperCollins Publishers L.L.C, 2013

 


VIDEOS


1977. David Murray & the Low Class Conspiracy, Butch Morris (cor), Don Pullen (p),  Fred Hopkins (b), Stanley Crouch (dm),  «Flowers For Albert», Live at the Bimhuis, Amsterdam

https://www.youtube.com/watch?time_continue=1&v=vgf_IRNaXBA

 

1988. Audio, Discussion sur le film Bird, Stanley Crouch, Gary Giddins, Ira Gitler, Dick Katz, Dan Morgenstern, Peter Watrous, Loren Schoenberg (Senior Scholar at the National Jazz Museum in Harlem), 25 octobre

https://www.youtube.com/watch?v=_SYzCqp_DVQ

 

1988. Thelonious Monk: Straight, No Chaser, documentaire de Charlotte Zwerin (production Clint Eastwood)

https://www.dailymotion.com/video/x11f2m

https://www.dailymotion.com/video/x11esj

https://www.dailymotion.com/video/x11ei1

 

1992. Stanley Crouch, Wynton Marsalis, Marcus Roberts, Charlie Rose, Thirteen/WNET/Learning Channel, 9 septembre

https://www.youtube.com/watch?v=gpo56tzHsNg

https://wyntonmarsalis.org/videos/view/stanley-crouch-wynton-marsalis-marcus-roberts-explain-complexity-of-jazz

 

1993. Stanley Crouch, Charlie Rose, 1er novembre

https://charlierose.com/videos/1707

 

1996. Stanley Crouch, Brian Lamb, Booknotes, The All-American Skin Game, or, The Decoy of Race, the Long and the Short of It, 1990-1994, Editeur Pantheon. The essays are about human life and American democracy, race in U.S. culture, current cinema, feminism, and music. He uses jazz as a metaphor for maintaining democratic morale in the industrial world, 9 avril/12 mai, C-Span

https://www.c-span.org/video/?71142-1/the-american-skin-game

 

1996. Stanley Crouch, On American Culture, PBS-Think Tank with Ben Wattenberg, 28 novembre

https://www.youtube.com/watch?v=8vUm5GFpa0s

 

1996. Stanley Crouch, Future of US Culture, C-Span2, 16/28 décembre

https://www.c-span.org/video/?77364-1/future-us-culture

 

1998. Stanley Crouch, livre: Always in Pursuit: Fresh American Perspectives, 1995-1997, C-Span2, 26 avril

https://www.c-span.org/video/?100505-1/always-pursuit

 

1999. Sweet and Lowdown (Accords & désaccords), Woody Allen, 95 min., figurant non crédité

https://www.youtube.com/watch?v=M-kISlD2rdw

 

1999. Stanley Crouch: The Real Deal, Richard D. Heffner (Rutgers University), PBS-Open Mind, 11 mars

https://www.pbs.org/video/the-open-mind-stanley-crouch-the-real-deal/

https://www.njtvonline.org/programs/the-open-mind/the-open-mind-stanley-crouch-the-real-deal/

https://video.kqed.org/video/the-open-mind-stanley-crouch-the-real-deal/

 

2000. Stanley Crouch, Wynton Marsalis, Robert O’Meally, The Center for Jazz Studies, Columbia University NY, NY, On Louis Armstrong, 1er février

https://wyntonmarsalis.org/news/entry/wynton-and-stanley-crouch-speaking-about-louis-armstrong

https://wyntonmarsalis.org/videos/view/the-artistry-of-pops-louis-armstrong-at-100

 

2000. Stanley Crouch, Charlie Rose

https://charlierose.com/video/player/28949?autoplay=true

 

2001. Jazz (documentaire Ken Burns, 2001), PBS America (détail voir filmographie)

https://www.youtube.com/watch?v=hjw-w0it8as

 

2002. American Masters, documentaire TV, Ralph Ellison: An American Journey, de Avon Kirkland et Elise Robertson

https://www.youtube.com/watch?v=a2us5LSZ728

 

2003. In Depth: Stanley Crouch, BookTV, C-Span2, 5 octobre

https://www.c-span.org/video/?178466-1/depth-stanley-crouch

 

2003. Stanley Crouch… More of the Real Deal, Richard D. Heffner (Rutgers University), Open Mind, Columbia University NY, NY, 13 novembre

https://www.thirteen.org/programs/the-open-mind/the-open-mind-stanley-crouch-more-of-the-real-deal/

https://video.ket.org/video/the-open-mind-stanley-crouch-more-of-the-real-deal/

https://video.idahoptv.org/video/the-open-mind-stanley-crouch-more-of-the-real-deal/

 

2004. Unforgivable Blackness: The Rise and Fall of Jack Johnson (documentaire Ken Burns, musique Wynton Marsalis)

https://www.youtube.com/watch?v=q0gRGoDchMU

 

2004. Miles Electric: A Different Kind of Blue, documentaire de Murray Lerner, 87 min., USA

https://www.youtube.com/watch?v=hMYVvjoXf4o

 

2005. Soul Deep: The Story of Black Popular Music, série documentaire BBC-TV, The Birth of Soul, de Deep Sehgal

https://www.youtube.com/watch?v=i9gzhDst918

https://www.youtube.com/watch?v=zfPMjlPm4x4

 

2005. September 11, 2003 : A Day in the Life of New York, documentaire TV

https://vimeo.com/312182633

https://www.youtube.com/watch?v=qBpeSSJIXcQ

 

2006. Rap Sheet: Hip-Hop and the Cops, documentaire de Don Sikorski

https://www.youtube.com/watch?v=boJyy58PeG0

 

2006. Black and Blue: Legends of the Hip-Hop Cop, documentaire de Peter Spirer

https://www.youtube.com/watch?v=2ZSu0cF2tH4

 

2007. Stanley Crouch, Black Culture, Yosemite Hall, Center for Healthy Communities of The California Endowment, Zocalo Public Square Lecture Series, C-Span, 20 février

https://www.c-span.org/video/?196737-1/black-culture

 

2009. Stanley Crouch, Blues for Tomorrow, Washington and Lee University in Lexington, Virginie, 27 janvier

https://www.youtube.com/watch?v=1iuwT1b48MU

 

2009. Why We Laugh: Black Comedians on Black Comedy, documentaire de Robert Townsend

https://www.youtube.com/watch?v=WISx8Y7R8DE

https://www.dailymotion.com/video/xct5e6

 

2010. Cab Calloway, le dandy de Harlem, documentaire TV Artline Films de Gail Levin et Jean-François Pitet

https://www.dailymotion.com/video/xkzoj2

 

2010. Stanley Crouch, Q&A, Brian lamb, C-Span, 18 avril

https://www.youtube.com/watch?v=tv0ingTSKYo

 

2012. Stanley Crouch est invité par Greil Marcus professeur à la New School, NY, NY (https://www.newschool.edu/riggio/), dont le cours «Old Weird America: Music as Democratic Speech», 12 septembre

https://www.youtube.com/watch?v=xaBViIKqpZU

 

2013. Stanley Crouch sur sa biographie Kansas City Lightning: The Rise and Times of Charlie Parker, PBS, 16 octobre

https://www.youtube.com/watch?v=Sbmz3slZgxI

https://www.pbs.org/newshour/show/stanley-crouch-recounts-rise-of-charlie-bird-parker

 

2013. Stanley Crouch, Todd Stoll, JALC Jazz Academy, On Duke Ellington, 21 avril

https://www.youtube.com/watch?v=INKi4lyltWA

https://www.youtube.com/watch?v=vo36luNr_b4

https://www.youtube.com/watch?v=7XpGZ9jRJsE

 

2013. Stanley Crouch, Tom Piazza, The Center for Fiction, About Charlie Parker

https://www.youtube.com/watch?v=Rdf9ZZC1ffw

https://www.youtube.com/watch?v=J2DHiDgBSw4

https://www.youtube.com/watch?v=Eh1scnS0yGs

 

2014. Sonny Rollins Beyond the Notes, Documentaire de Dick Fontaine

https://vimeo.com/73158444

 

2015. Mary Lou Williams: The Lady Who Swings the Band, documentaire de Carol Bash

https://www.youtube.com/watch?v=wK23-NAk8DI

 

2015. What Happened, Miss Simone?, documentaire de Liz Garbus

https://www.dailymotion.com/video/x2onmn7

 

2016. Stanley Crouch et Charlie Rose, 17 avril

https://charlierose.com/video/player/1707?autoplay=false

 

2019. American Masters, documentaire PBS TV, Miles Davis: Birth of the Cool de Stanley Nelson

https://www.youtube.com/watch?v=bjXzYu_0B1s

https://www.youtube.com/watch?v=34r017yYNa0

https://www.youtube.com/watch?v=H7tn4yIyOAs

 

2019. Stanley Crouch, National Endowment for the Arts Jazz Master

«Merci beaucoup pour ce prix, merci pour tout le temps passé dans les boîtes de nuit, les salles de concert et autres à la recherche de l'essence du jazz, qui est le feeling lui-même. Jeune homme il y a de nombreuses années, j'ai eu l'occasion d'entendre le quartet Coltrane, parfois de près et parfois de loin. Il y avait le plus souvent une chaise vide sur la scène, et l'impact de la musique sur moi était si profondément personnel que j'avais l'impression de faire partie du groupe, sur cette même chaise. Etre inclus dans la compagnie distinguée des autres jazzmen vénérés me laisse presque sans voix.»

https://www.youtube.com/watch?v=FjpU4FyO2EA

 

2019. Wynton Marsalis, Christian McBride, Todd Barkan, On Stanley Crouch, NEA Jazz Masters 2019

https://wyntonmarsalis.org/videos/view/nea-jazz-masters-tribute-to-stanley-crouch

 


FIMOGRAPHIE

https://www.imdb.com/name/nm0189459/

 

1988. Thelonious Monk: Straight, No Chaser, documentaire de Charlotte Zwerin (production Clint Eastwood), contribution (voir vidéos)

 

1992. Stanley Crouch, Wynton Marsalis, Marcus Roberts, Charlie Rose, Thirteen/WNET/Learning Channel, 9 septembre (voir vidéos)

 

1993. Stanley Crouch et Charlie Rose, 1er novembre

 

1995-2005. Stanley Crouch et Charlie Rose, séries TV, 6 épisodes (24/2/1995, 17/10/1995, 26/5/2000, 21/9/2000 voir vidéos, 12/7/2002, 15/7/2005)

 

1996. 60 Minutes, documentaires-débats TV, «Ivins & Crouch, Crouch & Ivins», intervenant

 

1997. The Chris Rock Show, séries TV, Épisode #1.3, de Scott Preston, intervenant

 

1998. Biography, série documentaire TV, Frank Sinatra: The Voice of the Century, de John Griffin, intervenant

 

1999. Sweet and Lowdown (Accords & désaccords), Woody Allen, 95 min., figurant non crédité (voir vidéos)

 

2000. Ali-Frazier I: One Nation... Divisible, documentaire TV de Dave Anderson, intervenant

 

2000. E! Mysteries & Scandals, séries TV de A.J. Benza, «Humphrey Bogart», intervenant

 

2001. Jazz, documentaire TV, 10 épisodes, conseiller sur 4 épisodes:

- Gumbo: Beginnings to 1917

- The Gift: 1917-1924

- Our Language: 1924 -1929 (et intervenant)

- The True Welcome: 1929-1934

                                                           intervenant sur 5 épisodes:

- Dedicated to Chaos: 1940-1945

- Risk: 1945-1955

- The Adventure: 1956-1960

- A Masterpiece by Midnight: 1960 to the Present

 

2001. Walk on By: The Story of Popular Song, série documentaire TV, «Stardust», de Ian Pye, «From Russia with Love», de Jeremy Marre, intervenant

 

2001. Reputations, série documentaire TV, Billie Holiday: Sensational Lady, de David F. Turnbull, intervenant

 

2001. The Making of «Bamboozled», documentaire de  Spike Lee, Sam Pollard, intervenant

 

2002. Denis A. Charles: An Interrupted Conversation, vidéo de Veronique Doumbe, intervenant

 

2002. ESPN Sports Century, série documentaire TV, Mike Tyson, de Michael Husain intervenant

 

2002. American Masters, documentaire TV, Ralph Ellison: An American Journey, de Avon Kirkland et Elise Robertson, intervenant (voir vidéos)

 

2002. Civil War, documentaire 1990 de Ken Burns remasterisé en DVD avec intervenants supplémentaires

 

2004. Miles Electric: A Different Kind of Blue, documentaire de Murray Lerner, intervenant (voir vidéos)

 

2004. History Detectives, série documentaire TV, Charlie Parker's Saxophone/Koranic School Book/Prison Plague, de Kristian Berg, intervenant

 

2004. Unforgivable Blackness: The Rise and Fall of Jack Johnson, documentaire de Ken Burns, musique Wynton Marsalis, intervenant (voir vidéos)

 

2004. The N Word, documentaire de Todd Williams, intervenant

 

2004. The First Amendment Project: Poetic License, documentaire TV de Mario Van Peebles, intervenant

 

2004-2013. Tavis Smiley, série TV, (15/10/2004, 29/6/2006: intervenant, 15/11/2013: invité)

 

2005. Soul Deep: The Story of Black Popular Music, série documentaire BBC-TV, The Birth of Soul, de Deep Sehgal, intervenant (voir vidéos)

 

2005. September 11, 2003: A Day in the Life of New York, documentaire TV, intervenant (voir vidéos)

 

2006. The Oprah Winfrey Show, série TV, invité (26 janvier)

 

2006. Rap Sheet: Hip-Hop and the Cops, documentaire de Don Sikorski, intervenant (voir vidéos)

 

2006. Bring That Year Back 2006: Laugh Now, Cry Later, TV, de Tony Ducret, intervenant

 

2006. Black and Blue: Legends of the Hip-Hop Cop, documentaire de Peter Spirer, intervenant (voir vidéos)

 

2009. Why We Laugh: Black Comedians on Black Comedy, documentaire de Robert Townsend, intervenant (voir vidéos)

 

2010. Treme, série TV, At the Foot of Canal Street, de Anthony Hemingway, lui-même

 

2010. Cab Calloway, le dandy de Harlem, documentaire TV Artline Films de Gail Levin et Jean-François Pitet, intervenant (voir vidéos)

 

2011. Gershwin's Summertime: The Song That Conquered the World, documentaire BBC-TV de James Maycock, intervenant

 

2012. Évocateur: The Morton Downey Jr., documentaire de Seth Kramer, Daniel A. Miller, Jeremy Newberger, intervenant

 

2013. National Geographic, Slang Hunters, série TV, intervenant

 

2014. Sonny Rollins Beyond the Notes, Documentaire de Dick Fontaine, intervenant (voir vidéos)

 

2015. Mary Lou Williams: The Lady Who Swings the Band, documentaire de Carol Bash, intervenant (voir vidéos)

 

2015. What Happened, Miss Simone?, documentaire de Liz Garbus, intervenant (voir vidéos)

 

2016. Stanley Crouch et Charlie Rose, 17 avril

 

2019. American Masters, documentaire PBS TV, Miles Davis: Birth of the Cool de Stanley Nelson, intervenant (voir vidéos)


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