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2020, L'AN 01 DU TOTALITARISME MONDIALISÉ
Pour mémoire



«Nous sommes en train de réapprendre à être pleinement une nation. C’est-à-dire qu’on s’étaient progressivement habitués à être une société d’individus libres. Nous sommes une société de citoyens solidaires. Nous ne pouvons pas nous en sortir si chacun ne joue pas son rôle, ne met pas sa part. Voilà la clé.» Emmanuel Macron

Les mots d’Emmanuel Macron, comme premier responsable du pays, ne peuvent être plus clairs en annonçant que nous ne sommes plus une société d’individus libres, une lente construction post-révolutionnaire («on s’était progressivement habitué à être une société d’individus libres»). L’emploi d’un temps du passé indique en clair que ce n’est plus le cas, et, pour cette fois, on sera d’accord avec son constat. Emmanuel Macron réduit ainsi ce qui régit les relations sociales à la solidarité obligée et décrétée par un pouvoir, autocratique dans les faits, un pouvoir qui n'a lui-même jamais appliquée cette solidarité, particulièrement depuis 2017 où les inégalités se sont creusées comme jamais («Nous sommes une société de citoyens solidaires. Nous ne pouvons pas nous en sortir si chacun ne joue pas son rôle, ne met pas sa part. Voilà la clé.»). 

Jusque-là, il n'était question que de rentabilité, de dettes publiques et d'économies sur tout, sur la santé, les revenus des plus pauvres, économies contrastant avec l'accumulation des richesses pour les plus riches, déclenchant des révoltes, de plus en plus incontrôlables, tout autour de la planète, dans les pays occidentaux (les gilets jaunes en France, le Brexit, la Catalogne, Cinque Stelle en Italie…) où la tradition d'opposition est ancrée mais aussi ailleurs (Hong Kong, Liban, Chili…).

La peur et ses conséquences, la panique, par l’instrumentalisation d'une épidémie de grippe, le covid 19, et un chantage à la mort savamment orchestré, avec la complicité des grands laboratoires du monde et le levier de la corruption, inaugurent 
en 2020 l'ordre nouveau de la planète; par de multiples procédés de dictature, comme l’état d’urgence et le confinement à répétition, avec son cortège d’irrationalités, en France comme en occident, c'est un changement brutal et planétaire d'impératif. En 2020, le pouvoir autocratique d’Emmanuel Macron –le gouvernement par décrets et ordonnances– précipite la démolition brutale de l’économie et de l'épargne, endette massivement l'Etat (+25% en un an), détruit un art de vivre (le commerce de proximité au profit des gafas). C’est une modification du régime politique par la déstabilisation économique et psychologique à grande échelle de la population dans son ensemble. Emmanuel Macron ne peut être plus clair sur le modèle de société qu’il installe en France: un modèle fasciste guidé par l’oligarchie dont il est un acteur de premier plan dès avant son élection (c’est l'oligarchie qui l’a choisi, bien avant les Français-es). Ce fascisme mondialisé se concrétise, identique et dans une simultanéité révélatrice de cette mondialisation de la dictature et de son organisation préméditée, parfaitement ciblée sur toutes les ex-démocraties occidentales par le biais de la manipulation de la peur –un chantage à la mort– depuis le début de l’année 2020. 

Emmanuel Macron «positive» enfin son message («Nous sommes en train de réapprendre à être pleinement une nation») en affirmant qu’il nous réapprend, lui, à marche forcée, comme Pétain avant lui, à savoir ce qu’est une nation. L’infantilisation –on apprend à des enfants, pas à des citoyens– est aussi un classique de l’expression fasciste, même si les Français-es, comme tous les peuples, ont la mémoire courte.

Ce rouleau compresseur fonctionne maintenant à ciel ouvert dans la plupart des ex-démocraties. Il faut reconnaître à Emmanuel Macron, dans cet extrait de son récent discours télévisé, une entière transparence sur ce sujet, essentiel, de la nature de notre régime politique, dans ses mots et ses actes depuis qu’il use du pouvoir absolu comme son initiateur qui l’avait voulu, Charles de Gaulle, n’a jamais osé en abuser, même si M. Macron fait, par ailleurs et par ses ouailles, toujours référence («en même temps…») à un Etat démocratique qui n’a plus de réalité, vidé de son contenu sur le plan des principes démocratiques et de son fonctionnement.

Le contournement grossier, et malheureusement sans réactions par ceux qui en ont ont la charge, des lois (la liberté de prescription des médecins, le libre choix thérapeutique des citoyens, le secret médical dans la relation médecin-patient), ont été balayés par des décrets, ordonnances, et par des abus de pouvoirs répétés de toutes natures sans qu'une quelconque opposition politique s'en émeuve à l'Assemblée nationale. Quant au caractère républicain (l’intérêt collectif-le bien public), il faut le juger sur les faits: par exemple l’état piteux de la santé publique en France, le pays qui dépense le plus pour sa santé au monde selon le gouvernement, et de l’économie française, un puissance, face à une épidémie ordinaire. La gestion des masques, des tests, des lits d’hospitalisation, du personnel et des établissements hospitaliers publics et privés sont des exemples de cet abandon des principes républicains parmi beaucoup d’autres, dix mois après le début d’une épidémie qui sert de levier à un deuxième enfermement dans la même année, à une aggravation de la dictature mondialisée.

On pourrait penser que le chaos français (et c’est identique à des degrés variables ailleurs en occident car l’oligarchie fait son coup d’Etat dans l’ensemble des ex-démocraties occidentales, les plus rétives à l'ordre mondialisé comme la France, l'Italie, étant les plus touchées) génère une opposition, parlementaire ou autre, surtout en France, le pays des «Gaulois réfractaires»; mais non, le chantage à la peur, comme déjà testé dans l'histoire et dans les Etats totalitaires, ça fait disparaître toute opposition comme par enchantement. Ne restent que des «individus libres» (les «méchants» décrits par Emmanuel Macron dans cet extrait en exergue), des savants, des juristes, de rares journalistes et politiques, des médecins, des citoyen-ne-s, pour contester le prétexte –une épidémie– de cette dictature; un grand absent: le peuple, non qu’il soit totalement inerte, mais parce que le débat se passe entre «experts» arbitrés par des journalistes complaisants devant un peuple infantilisé, terrorisé, avec des medias qui se rendent servilement utiles à l’oligarchie pour répandre la panique.

Les politiques ont disparu derrière leur masque dans un silence de mort, de l’extrême-gauche à l’extrême-droite, en passant par tout le spectre. Il n’est question que de surenchère sur le port obligatoire de la muselière (le masque) –car il s’agit bien, pratiquement et symboliquement, de museler toute expression, toute contestation– que de surenchère sur la sécurité, avec son cortège de racisme (à droite) et d’incohérences (dans cette «gauche» politique sur la nature même antidémocratique de ce que nous vivons, comme des religions en général et de l’islam en particulier, car le terrorisme est venu seconder la panique, singulier complice de cet état de peur dans ce moment spécial. La gauche «d'étiquette» a oublié la laïcité et ses fondamentaux de Marx : «
La religion est le soupir de la créature opprimée, l’âme d’un monde sans coeur, comme elle est l’esprit de conditions sociales d’où l’esprit est exclu. Elle est l’opium du peuple.»). Il n'est question que de surenchère démagogique quand on «néglige» en plein procès sur les événements de 2015 de protéger les locaux de Charlie Hebdo (comme déjà oubliés en 2015), ou de protéger un professeur menacé du fait même de ces circonstances. On voit déjà dans les renoncements des dirigeants: Trudeau au Canada : «la liberté d'expression n’est pas sans limites.», Macron en France qui dit: «comprendre que les caricatures puissent choquer.» sur un média arabe, Al Jazeera, propriété du Qatar, un Etat qui finance le terrorisme; un premier responsable français qui oublie, au passage, la décence et les morts, cinq ans après Charlie Hebdo et le Bataclan, au moment des assassinats en France de cette fin d'année 2020, car le choquant, le seul à retenir, est l'assassinat en France et dans le monde de milliers de personnes au nom de l'islam, et parfois d'autres religions. Les caricatures dans Charlie Hebdo ou la libre pensée en France en 2020 n'ont tué personne. La gauche française oublie aussi de condamner le clergé catholique français qui déclare en 2020: «On ne se moque pas impunément de la religion» au moment des assassinats par des fanatiques religieux, cautionnant ainsi de fait les assassinats. Le terrorisme renforce la psychose générée par le confinement, le masque et l'état d'urgence.

Les derniers Résistants méritent bien la majuscule en référence à l’Histoire pas si ancienne, à leur résistance à l’Etat français d’un Pétain réhabilité par ce rétablissement de la nation, privée de ses principes démocratiques et républicains, et des devoirs-obligations, au lieu de la réhabilitation de la démocratie, de la citoyenneté et des libertés individuelles et collectives, dans ce nouvel abandon de la démocratie. La référence à 1940 n’est pas si forcée si on en juge par les kilomètres de bouchons sur les routes où les propos du premier responsable ont jeté les Français-es, encore en cet automne, et dans l’assaut donné aux magasins sous l’emprise de la panique en 2020, par deux fois déjà, et par la panique des Français-e-s et celle que sèment les dirigeants français au quotidien avec méthode. Il faut le vivre pour comprendre 1940 et un pays paniqué, déjà trahi par ses chefs qui pourtant disaient, déjà, «se dévouer» à lui. 

Les Résistants sont peu nombreux, font ce qu’ils peuvent, scientifiques, juristes, très rares journalistes, car ce monde est aujourd’hui la propriété des oligarques, quelques universitaires ou professeurs ou politiques, rares citoyen-ne-s, des voix rares dans le monde occidental dans des populations semble-t-il lobotomisées ou paralysées pour l’essentiel et simplement niées, excommuniées de la communauté nationale quand elles se révoltent ou simplement manifestent un désaccord: une autre pratique fasciste. Car les classes populaires génèrent quelques contestations, isolées encore, mais elles n’ont pas le privilège des medias pour s’exprimer et générer un réveil populaire. Elles n'ont droit qu'à la réprobation paternaliste et à la répression d'une police au service du pouvoir oligarchique, même si elle est payée par les citoyen-ne-s.

Donc pour les Résistants, la mission de défendre les libertés publiques est harassante et, il faut le dire, désespérée car, outre leur audience, ils sont menacés dans leur vie et leur travail (les medias, à quelques rares exceptions près, «savonnent» nuit et jour leurs messages, leur vie privée, leur réputation, etc.), jusqu’à être empêchés de soigner pour les médecins (la mise entre parenthèses des autres pathologies, la menace d’interdiction récente d’approvisionnement de la chloroquine pour l’IHU de Marseille après 8 mois d’épidémie et de soins, malgré l’intervention du Président du Conseil régional local, etc.), l’interdiction d’en disposer faite aux généralistes supprimant d’un seul coup la liberté de conscience du médecin (le serment d’Hippocrate) et la liberté du citoyen de choisir pour sa sauvegarde, son corps.

«Je ne doute pas de la gravité de l’épidémie, mais je crois que l’histoire se penchera sur les mesures prises pour la contenir comme un monument d’hystérie collective et de folie gouvernementale.» selon les mots d’un ancien juge à la Cour suprême britannique, Jonathan Sumption, soulignant la perte d’un contrôle parlementaire efficace. «Le gouvernement a délibérément attisé la peur du coronavirus tout en se comportant comme un régime autoritaire s'appuyant sur les tactiques de l'Etat policier.» 
Sage, le groupe de conseillers scientifiques experts du gouvernement britannique, avait pourtant recommandé: «Les citoyens doivent être traités comme des acteurs rationnels, capables de prendre des décisions pour eux-mêmes et de gérer leurs risques personnels.» 
Le juge Jonathan Sumption conclut: «Le public britannique n'a même pas commencé à comprendre la gravité de ce qui arrive à notre pays. Beaucoup d'entre eux, peut-être la plupart, s'en moquent régulièrement jusqu'à ce qu'il soit trop tard. Ils sentent instinctivement que la fin justifie les moyens, la devise de tout gouvernement totalitaire.»
On ne peut être plus clair, et venant d’un juge de la Cour suprême britannique, il devrait éviter toute accusation de «complotisme», d’autant qu’il est renforcé par l’ancienne présidente de la même Cour suprême britannique, Lady Brenda Hale, qui a affirmé que «des députés et des pairs avaient abandonné leur rôle lors de la pandémie de coronavirus.»


La similitude des situations britannique, française, espagnole, italienne, belge, américaine, occidentale en un mot, et la similarité des mesures et fonctionnements antidémocratiques simultanément, au jour près, dans le monde occidental, si l’on doutait encore de la présence d’une oligarchie, ne fait que renforcer le faisceau d'informations.

Il y a enfin la communication de ces Résistants, encore individualisée et dispersée: les medias désignent quelques boucs émissaires comme les professeurs Raoult et Perronne en France, deux chercheurs et soignants de réputation internationale dont l'antériorité scientifique et l'efficacité dans le traitement de cette épidémie sont sans équivalant en France. La faiblesse permanente due à cette dispersion et la rareté de l'opposition sont presque générales. Elles tiennent à la stupeur et à la désorganisation face à la mise en place aussi rapide que brutale de cette réalité antidémocratique qui se traduit par des mesures aberrantes comme le contournement des lois à la hussarde, la fin des libertés publiques élémentaires, de la liberté de prescription et la fin du choix thérapeutique par le patient entre autres atteintes aux libertés.

Le statut, le positionnement social, la sécurité personnelle, la peur de l’exclusion de la communauté des experts est aussi un frein à cette résistance. Certains Résistants craignent encore –la peur encore mais d'une autre nature– d’être accusés de «complotisme» s’ils défendent la démocratie, d’être ainsi mis au ban de la société politiquement, professionnellement et socialement «correcte», d'une société conformiste jusqu'à l'intolérance fondée sur la consensualité obligée, l'absence d'esprit critique. Le sentiment d'appartenance aux élites est une corruption ordinaire qui paralyse le sursaut démocratique nécessaire.

C’est l’une des deux excommunications de ce temps avec le qualificatif «d’extrême-droite» pour ceux qui défendent la démocratie républicaine. Comme si les partis d’extrême-droite, en France et ailleurs, s’étaient jamais inquiétés de démocratie et de république, de la défense des libertés publiques en France et dans le monde. On voit bien aujourd’hui que ces partis d’extrême-droite (le RN comme La Rem, l’un défendant le fascisme national et l’autre le fascisme financier mondialisé) font autant de surenchères sur le plan sécuritaire que tous les autres partis, de droite ou de soi-disant gauche. Les syndicats eux-mêmes sont pris dans cette hystérie de surenchère, dans ce chaos liberticide sous couvert d’une sécurité sanitaire qui a été détruite non par une épidémie mais par ce gouvernement et les précédents sur l'autel des intérêts financiers des plus riches de ce monde. La France n'est pas seule dans ce cas, toutes les ex-démocraties vivent cette déchéance des services publics depuis quarante-cinquante ans. L'oligarchie a ainsi réussi dans ce moment l'installation massive du télétravail visant, entre autres objectifs, à accentuer l'isolement du travailleur devant son employeur, l'Etat et le pouvoir, et les syndicats ont fait de la surenchère sécuritaire sur le sujet au lieu de prendre conscience de cette manœuvre pourtant grossière.

Les émeutes anti-confinement, anti-masques, à Naples, Rome, Berlin, en Angleterre, aux Etats-Unis, mal couvertes sur le plan de l’information, grossièrement et fallacieusement qualifiées d’extrême-droite par la presse française, illustrent parfaitement cette diffusion de fausses nouvelles, de rumeurs (fake-news) effectuées non par les Résistants mais bien par les gouvernants, les Trump ou Biden, mais aussi les Macron, la Communauté européenne et la presse oligarchique: un grand théâtre véhiculé également par les réseaux sociaux, Twitter, Facebook, etc., les réseaux fascistes car ils sont les principaux agents de la délation, de l'amalgame et de la censure, les outils actuels de la perversion de la démocratie.

Le Parisien disait, à propos des émeutes napolitaines, dans un premier mouvement qui a échappé à la censure: «Cette vidéo en agrège plusieurs sur différents moments de cette soirée d'affrontements. Le Premier ministre y est insulté et associé au dictateur Benito Mussolini, au pouvoir de 1922 à 1945.»

On comprend bien que pour des manifestants, soi-disant d’extrême-droite, Mussolini serait un compliment, et donc que ces manifestants défendant la démocratie contre la dictature ne sont pas d’extrême-droite.

Le complotisme –il existe– n’est pas le fait des citoyens qui exercent, à tort ou à raison, leur esprit critique, leurs choix et leur libre-arbitre, mais le fait de ceux qui complotent pour un pouvoir sans alternative: le complotisme est par essence ce travail souterrain de l’oligarchie mondialisée depuis 1945 et la défaite hitlérienne pour faire triompher les idées totalitaires à l’échelle de la planète, développer par la corruption des marchés planétaires pour une population globalisée, uniformisée, notamment dans le domaine pharmaceutique (exemple, le smartphone, les vaccins, les tests, la 5G, etc.): ce qui vient de se passer en 2020. Il faut plutôt chercher le complotisme chez notre lecteur assidu de Machiavel, selon ses dires, qui dirige la France aujourd’hui d’une main de fer dont les syndicalistes, les gilets jaunes et bien d'autres ont déjà eu à pâtir. La France est le pays qui réprime le plus au monde dans le cadre de cette épidémie.

Tant qu'on se limite, et c'est la faiblesse de toutes les analyses critiques de ce que nous vivons, à un simple constat personnel et/ou professionnel de son désaccord, qu’il soit scientifique, juridique, politique, sur toutes les mesures, et dans les limites de sa spécialité, on ne peut éclaircir le pourquoi d’une telle manipulation à l'échelle globale de l’occident. La globalité de la situation n’est spécifiquement ni juridique, ni sanitaire, ni politique, ni écologique, elle est LA situation dans son ensemble d’un coup d’Etat planétaire comprenant toutes ces dimensions et ces répercutions sur la santé, la vie en général, les libertés individuelles et collectives, l'endettement des Etats occidentaux –et non des peuples qui restent toujours prudents– pour supprimer toute liberté de choix, pour aujourd'hui dévaluer, piller l'épargne des ménages, car le reste –les biens d'Etat, bien collectifs– a déjà été pillé en un temps record, de 1980 à 2020 en France par exemple.

Tant que les Résistants savants se limitent à l'explication-contestation scientifique et à la description des dysfonctionnements professionnels (c'est utile, mais insuffisant), tant que les Résistants juristes se limitent aux dysfonctionnements sur un plan juridique (c'est utile, mais insuffisant), tant que les Résistants politiques se limitent aux dysfonctionnements sur le plan politique (c'est utile, mais insuffisant), ils ne peuvent apporter une véritable cohérence à leurs arguments, ils ne peuvent éclairer la compréhension collective et planétaire de ce que nous vivons, parce qu’ils réduisent la réalité de ce qui se joue dans la globalité planétaire à un débat «d'experts», partiel et localisé. Ils ne peuvent éclairer la compréhension collective de ce qui se joue dans ce véritable coup d’Etat planétaire focalisé contre les peuples des anciennes démocraties occidentales, les autres peuples étant déjà soumis dans leur ensemble à des formes plus ou moins dures de dictature, de colonisation moderne.

Car les medias de l'oligarchie opposent à ces Résistants toujours la même question finale assortie de l'habituelle excommunication (complotisme et extrême-droite): «Vous croyez que ce président, ce gouvernement voudraient le mal du pays?» Le souci de rester dans le jeu, dans la norme, en ne répondant pas sans détour à cette question, à quelque rares exceptions près, contraint la plupart des Résistants à éluder, en public, la réponse affirmative et son corrélat d'explications qui s’impose, privant leur argumentation qui a précédé, aussi claire soit-elle, de la cohérence globale. Critiquer et argumenter en démocratie, c’est la responsabilité et le base même de la citoyenneté, du citoyen lambda, même scientifique, juriste ou politique, pour défendre les libertés individuelles et la démocratie dans son ensemble.

Les dirigeants occidentaux, largement au-delà des besoins de leur défense nationale, vendent des milliards d'armes de destruction massive comme on peut en voir les résultats de la Lybie à la Syrie et l'Arménie, de l'Afrique à l'Asie, en passant par l'Europe et les Amériques, et dans tous les conflits qui agitent en particulier le proche-orient. Ils sèment ainsi la mort, par centaines de milliers de personnes chaque année, bien au-delà de ce que produit cette épidémie. Ces mêmes dirigeants le font depuis des années, sans vergogne, pour le simple intérêt de la finance internationale mondialisée. En quoi seraient-ils incapables de vouloir faire –et de faire dans dans les faits– le malheur de leur peuple, dans la gestion de cette épidémie comme dans la gestion de leur pays, comme de la planète?

Ce coup d’Etat planétaire de 2020 a la vocation de clore définitivement l’épisode révolutionnaire né en France en 1789 et qui, pendant moins de deux siècles, avait universellement orienté, sous la pression des peuples, les régimes politiques de toutes natures en occident vers des formes plus ou moins abouties de démocratie, avec le développement de contre-pouvoirs plus ou moins efficaces. L’émergence au XIXe siècle en Allemagne d’un puissant mouvement national-totalitaire a donné trois guerres, dont deux mondiales, dans le même temps où la poussée démocratique produisait régulièrement des épisodes à caractère plus ou moins révolutionnaires tout autour de la planète, y compris en Allemagne. Le totalitarisme, sous diverses formes parfois monstrueuses, s'est ainsi toujours présenté depuis la Révolution comme l'issue de secours des puissants puis de l'oligarchie quand les puissants se sont fédérés, pour les classes sociales supérieures, devant l'émergence dans le champ politique des classes sociales populaires. La division des classes populaires, prolétaires, paysans, classes moyennes, par la corruption, par la peur, a toujours été le moyen de ce complot de l'oligarchie pour instaurer un Etat totalitaire, d'abord à l'échelle nationale, aujourd'hui à l'échelle planétaire.

Ce coup d’Etat planétaire de 2020 est donc LA grande victoire du totalitarisme après une guerre plus ou moins chaude de près de 200 ans sur la planète. Un élément ne trompe pas dans l’euphorie de l'oligarchie: après un an bientôt de crise sanitaire, de ralentissement économique comme les pays occidentaux n'en ont pas connu, en dehors des périodes de guerre, la bourse – le grand casino de la finance internationale– atteint des sommets. La crise de 2020 est donc bien celle de la destruction finale de la démocratie, occidentale spécifiquement, et elle n'atteint que les peuples, pas l'oligarchie sous toutes ses formes planétaires. 1929, et l'ensemble des crises jusqu'à 2008, avaient entraîné des chutes vertigineuses en bourse. La dernière crise, loin de moraliser la finance internationale, a été le marchepied du coup d'Etat actuel.

Les moyens technologiques ont permis ce basculement. Le caractère définitif de ce coup d’Etat vient des moyens technologiques surdimensionnés de l'oligarchie, de la finance mondialisée, le socle de l’oligarchie, et des armes de contrôle social développées –luxe de perversité– par les peuples eux-mêmes, par leur épargne, leur participation, leurs contributions  (internet-5G, réseaux sociaux, smartphone, propagande d'Etat, publicité, recherche scientifique au service des oligarques, medias au service des oligarques, génétique au service des oligarques, laboratoires au service des oligarques, etc.).

Le caractère définitif tient aussi à la surpopulation, encouragée par tous les pouvoirs politiques et religieux de la planète, destinée à fragiliser les peuples, à les mettre en dépendance, en concurrence, par des phénomènes migratoires massifs organisés qui en découlent, destinés à déraciner, déstabiliser les individus, leur mémoire; des manœuvres qui sont la version actualisée du commerce triangulaire de la traite esclavagiste, avec  des délocalisations massives, intérieures et extérieures de main d'œuvre et des industries, qui rendent aujourd’hui impossible toute transmission, toute coordination et solidarité entre les pauvres, les classes subalternes, toute mémoire de savoir-faire, de lutte, toute défense des acquis sociaux et démocratiques, qui annihilent tous les contre-pouvoirs par un chaos déstructurant permanent (mobilité et obsolescence), par la simple négation de la construction humaine, de l'existence de ces acquis, même quand ils existent encore dans la loi. La destruction à grande vitesse de l'occident démocratique, en lente construction depuis 1789, dans les 60 dernières années sous couvert de Communauté européenne, est un modèle de réussite du complot oligarchique qui a substitué à l'Europe des Lumières, des artistes, des écrivains, de la diversité des cultures, l'Europe de la finance, de l'uniformité de la consommation, de la domination absolue et anonyme. C'est un des modèles planétaires de l'oligarchie, comme le sont les dictatures religieuses arabes ou les nouveaux mandarins chinois qui n'ont de Mao que le col.

La 5G –celle que vantait encore M. Macron en qualifiant «d'Amish» les opposants– mérite un paragraphe à part dans la gestion de la crise sanitaire, politique et économique par les gouvernements. Pour paraphraser le célèbre ouvrage d'Yves Lacoste, 
la 5G, ça sert d'abord à faire la guerre. Cette technologie, développée par l'empire techno-industriel chinois qui l'ont déjà mise en œuvre en Chine, sert effectivement à faire la guerre, au premier degré, celle avec les drones et les satellites en particulier, les véhicules de toutes sortes sans chauffeurs, la guerre aux peuples dans toutes ses dimensions, en développant à l'extrême, à côté de la dimension spécifiquement militaire, les outils de contrôle social: reconnaissance faciale, surveillance et fichage les plus divers dans les domaines sanitaire, bancaire mais aussi politique et comportemental (jusqu'à la notation des citoyens dans leurs fonctionnements quotidiens), surveillance de l'espace publique par caméra, identification sous toutes ses formes (implantation  des puces chez les êtres vivants: chiens, cochons, humains), déshumanisation des moyens de paiement (paiement sans contact déjà en œuvre, dématérialisation, cryptage, monnaies parallèles, cryptomonnaies…) privant les humains de toute liberté de choix, d'indépendance, d'autonomie, de marginalité, et les sociétés humaines de tout contrôle démocratique. Cette guerre, d'un nouveau type si l'on veut car elle est planétaire, totale, permanente faite aux peuples par l'oligarchie, c'est celles des classes –les oligarques contre les peuples– la seule guerre au fond qui existe depuis toujours sous des formes localisées, jusqu’au XXe siècle aux couleurs nationales, mais qui, par sa dimension planétaire au XXIe siècle et son hyper-développement technologique, empêche tout refuge politique, toute fuite à l'opposant, toute alternative de pensée, tout contrôle démocratique. 

L'empressement de l'oligarchie en occident à emboiter le pas de la Chine, dans cette technologie de système totalitaire, s'est manifesté par la fabrication de cette crise sanitaire en occident avec comme finalité l'installation d'un autre régime politique (M. Macron, comme ses pairs, en pleine crise covid poursuivent leurs objectifs, la 5G en premier lieu). Cette mise à niveau 5G se fait, comme ce fut le cas pour internet et les communications jusqu'à la version 4G aux frais des peuples: en vendant en occident d'ores et déjà des smartphones 5G, en créant des services 5G, alors que la technologie n'est pas encore mise en œuvre en occident pour la grande masse des utilisateurs, qui n'en ont d'ailleurs aucun besoin, et en  finançant par les impôts et l'épargne (la réduction des taux de rémunération de l'épargne, la dévaluation de l'épargne sont des impôts négatifs) l'installation de cette technologie 5G en occident. On impose aux peuples le financement des conditions et de la technologie de leur propre asservissement. La téléphonie et les communications des peuples n'avaient nullement besoin de cette technologie 5G, les précédentes versions étant déjà largement suffisantes. Après l'étape forcée du passage au tout numérique des sociétés occidentales (obligation du smartphone et de la relation par internet pour le moindre service public laissant une partie de la société sur le carreau, et détruisant massivement les services publics), l'étape forcée de la 5G met un point final à l'installation d'une bureaucratie totalitaire en occident.

Les données de toutes natures, extorquées par les nouveaux outils, sont exploitées par les centres de données (big data). A titre d'exemple, l'application covid que veut imposer le gouvernement français dans cet épisode de covid 19, de technologie étrangère, fait que les contrôles de police et de gendarmerie qui utilisent le code de l'application va renseigner directement des banques de données, et pas seulement celles de votre médecin ou de l'assurance sociale, mais aussi celles à vocation policière du Ministère de la Santé et de l'intérieur, etc. Il sera ainsi possible pour l'oligarchie et ses relais nationaux, les gouvernements, de contrôler les «bons citoyen-nes» qui obéissent à l'enfermement, qui se vaccinent conformément à l'obligation qui est déjà programmée, etc. (Yannick Jadot, le premier responsable du parti «vert» en France demandait que le vaccin, pas encore disponible, soit déjà imposé à tous). Ce type de contrôle sur l'individu est évidemment généralisable à l'ensemble du contrôle social (politique, économique, artistique, intellectuel…).

Bien entendu, par la backdoor (la porte de derrière par laquelle on espionne au XXIe siècle), les codes sur les smartphones/terminaux des diverses applications imposées aux individus, vont renseigner d'autres big data localement et dans le pays qui a fourni la technologie ou dans celui qui est capable de détourner en passant par la backdoor. Aucun système n'est aujourd'hui sécurisé (sans backdoor), la plupart venant de Chine et des Etats-Unis. L'ensemble des clouds, par exemple, ces banques de données où chacun confie ses informations, ses données personnelles, est aujourd'hui installé en Chine, sur des serveurs de technologie chinoise, avec l'aval de l'oligarchie, des décideurs du monde de l'oligarchie.

Chaque habitant de la terre est ainsi appelé, par des algorithmes sans limites, à devenir le pourvoyeur non seulement de marchés (c'est déjà en place) mais aussi de moyens financiers pour l’oligarchie (impôts, taxes diverses, impôts négatifs sur l’épargne), chaque individu devient l'acteur de sa propre mise en esclavage, sa propre surveillance permanente, son propre enfermement, son traçage, comme c'est déjà le cas en Chine, comme ce sera définitivement le cas en occident à l'installation de la 5G.

Cela si on se limite à cette guerre totale qui est faite par l'oligarchie aux libertés publiques et aux peuples. On ne s'étend même pas sur les conséquences sanitaires de l'outil 5G (augmentation du rayonnement dont on reconnaît déjà en partie les dommages potentiels sur le cerveau humain, sur la formation des enfants), augmentation démentielle de la consommation énergétique, conséquences environnementales désastreuses avec l'installation sur le globe de millions ou milliards de poteaux relais pour la 5G, obligation de développement de capacités de stockage, de batteries, dont on imagine sans peine le coût environnemental, tout cela aux frais des populations car les oligarques savent par expérience qu'un tel investissement ne peut se concevoir autrement que par le pillage de l'épargne des peuples. On n'évoque que rapidement les conséquences quant au développement humain, les enfants en particulier; on sait déjà avec l'enfermement, sous menace de covid 19, que la santé psychologique des enfants, pas plus que celle des personnes âgées, n'est le souci de ceux qui gouvernent par procuration de  l'oligarchie, en France et dans le monde.

Ce rapide, mais nécessaire pour la cohérence, tour d'horizon sur la 5G est là pour expliquer que, sauf un impossible sursaut démocratique et un élargissement de l'angle de vue, toutes les conditions sont déjà réunies, y compris et d'abord sur le plan technologique, pour faire de ce fascisme oligarchique mondialisée notre futur pour quelques siècles, voire millénaires, si les manipulations génétiques et l'intelligence artificielle permettent, comme c'est aussi le plan, de transformer les humains en robots humanoïdes, larbins d'un système de domination sans précédent. Les expérimentations de greffe de puces sur le cerveau des cochons , de même que toutes les manipulations génétiques, les puces sur les animaux et les humains, devraient interroger. On n'en est plus très loin à voir le suivisme et le conformisme grégaire des habitants de la planète dans cet épisode tragique de l'histoire de l'humanité: le tragique exceptionnel étant évidemment la perte brutale de toutes les libertés publiques fondamentales, et pas une épidémie comme l'humanité en a déjà connue des centaines, tragique dans ses conséquences mortelles, et essentiellement par volonté oligarchique d'utiliser la peur pour parvenir à ses fins, et donc tuant sans aucun état d'âme quand on pourrait simplement soigner, car il existe des moyens, des remèdes et des humains pour soigner.

Une critique globale peut seule faire émerger la cohérence un tel coup d’Etat mondialisé, avec ses conséquences diverses (crises sanitaires, climatiques,  terrorisme, guerres locales, etc., à répétition pour générer le chaos). L’absence de critique globale empêche de déterminer les responsables-acteurs, leur finalité profonde, et fait que les peuples, infantilisés, dans une parodie de démocratie électorale et aussi par peur, par absence de courage, s’abandonnent aux responsables de ce chaos eux-mêmes pour trouver des solutions qu’ils ne veulent certainement pas trouver puisqu’ils ont contribué à créer ce chaos. Les dirigeants sont mal élus, par défaut et par peur, dans un système de représentation et électoral truqué, manipulateur, une parodie de démocratie, comme les Etats-Unis, la France en donnent des exemples réguliers. Les peuples, trahis par leurs représentants, élection après élection (François Hollande en France, Alexis Tsipras en Grèce, referendum(s) non respecté(s), etc.), finissent par se détourner du vote dans un faux choix, une absence de choix entre l’extrême-droite nationale (Le Pen, Trump, Erdogan, Bolsonaro…) et l’extrême-droite internationale oligarchique (Macron, Merkel, Biden, Johnson…). 

La difficulté des Résistants à globaliser la compréhension du pourquoi tant de dysfonctionnements, tant de chaos, à vouloir aborder sans interdits toutes les éventualités de cette réalité, à désigner des responsables nominativement, à se fédérer pour une synthèse globale oppositionnelle, aboutit à des batailles de chiffres et d’experts –le contraire du débat démocratique– pour le plus grand bénéfice de l’oligarchie car les gens dans leur ensemble y perdent leurs repères. Les peuples en oublient leurs seules forces qui les ont fait émerger dans l’histoire de l’humanité depuis toujours: celle du nombre, de la solidarité de classe et de la force que cela représente en terme de contre-violence contre la violence oligarchique fasciste. Réduire le débat à parole «d’experts» contre parole «d’experts», sur des sujets limités, est de l’intérêt des pouvoirs totalitaires. C'est la base de la division, de la dispersion des opposants et du chaos idéologique dans lequel se trouvent les ex-démocraties.

Par exemple, on ne peut que s'interroger sur le refus d'envisager que l'oligarchie a potentiellement créé et diffusé ce virus, et pas par accident de laboratoire, en Chine justement, dans un laboratoire de création franco-chinoise, de financement sino-américain; sur le refus également de réunir à ces informations de nombreuses autres indiquant la pré-science de cette épidémie, en Allemagne, aux Etats-Unis, où l'oligarchie se réunit pour en discuter en conférence, à Davos, à Ryad ou dans quelque forteresse, où l'on invente des scénarios catastrophes prémonitoires, des tests et des vaccins avant l'épidémie, des secondes vagues épidémiques même quand ça défie toute l'histoire de l'épidémiologie virale, et où l'on trouve, dans un laboratoire germano-américain, aujourd'hui, le vaccin dans un délai d'une rapidité qui défie les lois en la matière; sauf si on connaissait le virus avant l'épidémie. Les refus répétés de laisser soigner, de laisser choisir les professionnels de santé, de laisser choisir les malades interrogent aussi. Le ciblage sur l'occident, comme le fait que le virus fait plus de dégâts relativement en pays riches qu'en pays pauvres, est aussi une curiosité de l'histoire des épidémies et interroge encore. Deux prix Nobel dans la spécialité ont au moins déclaré que ce virus est sorti d'un laboratoire, et ils ne sont pas les seuls scientifiques à le penser, ça fait beaucoup d'informations qu'on nie simplement par conformisme, par aveuglement et par refus de l'inconfort qu'il y a à envisager la réalité dans toutes ses dimensions, la première étant la perte des libertés publiques, incontestable.


Tant qu’on ne met pas de mots sur le mobile global –comme on le ferait dans une enquête de police– et des noms de responsables politiques qui tuent au quotidien, par délégation de pouvoir, par leurs décisions politiques, économiques, juridiques, sanitaires, sociales, scientifiques, on ne fait que refuser et obscurcir le débat pour le plus grand nombre des personnes qui se pensent non compétentes parce qu'on le leur répète en continu dans les medias oligarchiques. Quand on parle de problèmes de santé, de sécurité, de politique, d’économie ou de n’importe quel sujet, ceux qui renoncent à leur citoyenneté, à leurs libertés, à leur individualité, à l’alternative de pensée, à leur intelligence, renoncent à la démocratie. C’est justement le rôle du citoyen, en société démocratique, de se sentir responsable de tout le collectif, et donc d’être capable de tout aborder, à condition d’avoir la volonté de se renseigner, à condition d’avoir la liberté de choix qui repose sur l’émancipation par l’éducation et sur l’esprit critique guidé par le libre-arbitre: en mots plus courants, le bon sens, l’honnêteté, la curiosité, la conviction, la bonne foi et le souci du bien public. C’est cette société d’individus libres dont Emmanuel Macron ne veut pas, et dont il vient d’annoncer la mort, officiellement, de manière volontariste dans son discours télévisé déjà cité. Sauf que ces individus libres existent encore, parmi les moins jeunes en particulier: le projet de l'oligarchie est donc, parmi d'autres, de les éliminer.

Il faut mettre des mots précis sur ce qu'on est en train de vivre: un coup d'Etat mondialisé de l'oligarchie, l'installation d'une dictature fasciste mondialisée. Les états d'urgence, qu'ils soient terroriste, sanitaire, écologique ou autres, ne sont que les actes successifs de la mise en place d’une dictature planétaire, comme la rêvaient Hitler et ses proches. Si les peuples acceptent sans intervenir, parce que ce sont des experts qui décident de leur vie ou de leur mort –et c'est effectivement le cas aujourd'hui des peuples, partis, syndicats, institutions représentatives, etc., qui acceptent de faire d’une épidémie ordinaire l’occasion de perdre les restes de leurs libertés publiques– ils acceptent la dictature: Trump-Biden, Macron-Le Pen ne sont que les deux faces, complémentaires et étroitement imbriquées de la même dictature où les oligarques enferment le choix des peuples.

Même les groupements humanistes, socialistes, anarchistes, d’extrême-gauches, communistes l'ont accepté, corrompus dans le confort inquiet de leur peur et de leur manque de courage, privés de leur mémoire idéologique et de lutte, perdus dans la peur ancestrale de la mort, la peur aussi de paraître «complotistes», la peur du qu’en-dira-t-on le plus banal où les enferment les medias oligarchiques, alors que leur identité politique, leur vocation étaient historiquement et philosophiquement d’être anticonformistes, de se moquer du qu’en-dira-t-on, d’inventer le futur avec les peuples, même sous une forme utopique, incorrecte, rêvée. C’est un autre angle de réflexion, avec la disparition de la culture politique, littéraire, artistique, qui permet aujourd’hui de dire que la gauche a perdu sa réalité, son imagination, son identité, son implantation populaire, qu’elle n’existe plus en France et dans le monde, pour ceux qui s’en revendiquent encore, qu’à l’état d’une étiquette, d’une enseigne commerciale usurpée par des professionnels de la politique privés de conviction, de mémoire et de courage, et qu’elle n’est plus, pour les héritiers sincères de cette tradition, en petit nombre, plutôt âgés, qu’une idée privée de chair, car les peuples infantilisés par la peur la plus irrationnelle, ne sont plus en état, en charge de la revendiquer, de s’y identifier, de se souvenir de ce grand mouvement d'idées d’où sont venues toutes les libertés, qui ont façonné leur bien-être, organisé leurs espoirs, permis leurs rêves.

Parmi les Résistants qui ont franchi le Rubicon, transgressé l'interdit actuel sur une pensée alternative, pour une compréhension globale, en France, il y a le Professeur Perronne (Y a-t-il une erreur qu'ILS n'ont pas commise?, Albin Michel): «On nous prépare à la dictature sanitaire. Je suis un Gaulois réfractaire(…) La France qui était le pays des Droits de l’Homme, devient le pays de la dictature. (…)» et dans une autre émission: « Je ne peux pas croire qu'il n'y a pas un grand horloger derrière tout ça.». Il a mis les bons mots, même s'ils sont très simples et de l’ordre du feeling, à côté d’un discours scientifique solide bien que vulgarisé. Son obstination tranquille est remarquable.


Le seul qui a franchi le Rubicon en droit, transgressé l'interdit, c'est l'avocat allemand Reiner Fuellmich qui attaque l'Etat allemand pour crime contre l'humanité. C'est implicitement une attaque contre le totalitarisme en marche, même limitée territorialement pour des questions de droit, et c’est sans doute, au moins sur le plan philosophique, la démarche la plus cohérente, même si le cadre juridique international ne permet justement pas d’ester en justice de manière planétaire pour des délits pourtant planétaires contre les responsables, abrités derrière des écrans de protection de toutes natures (politique, juridique, policiers, financiers, paradis fiscaux, multi-nationalité, etc.). La Cour pénale internationale n’est qu’un entre-soi, un théâtre voulu par l'oligarchie pour distraire les peuples, un outil de plus de l'oligarchie pour régler quelques comptes géostratégiques avec les puissants qui refusent l'ordre oligarchique.


En politique, il y a encore le juge Jonathan Sumption, dont nous avons parlé plus haut, qui a franchi l’écueil du conformisme politique.

En medias, il y a au moins Jazz Hot, car l'histoire afro-américaine de cette musique a généré l'approche démocratique la plus aboutie à ce jour; on n’a pas vu beaucoup d’autres medias, certains medias sur internet, à l'échelle internationale, ont apporté une voix alternative indispensable à la réunion des informations qui permettent cette tribune. Il y en a beaucoup, car la communauté médicale et scientifique est loin d'être unanime, fort heureusement, et de vrais soignants ont continué à garder une parole libre,  à résister comme le professeur Raoult et le docteur Louis Fouché à Marseille, ce dernier étant l'un des rares à percevoir la globalité de cette mutation, même si sa jeunesse lui conserve une forme d'espoir très réconfortant dans l'épisode actuel et un dynamisme certain. Certains intellectuels, professionnels, comme Jean-Dominique Michel (Covid: Anatomie d'une crise sanitaire, HumenSciences, juin 2020) apportent aussi une importante contribution.

Un documentaire de Pierre Barnérias, HOLD-UP, est le complément parfait de ce texte, et, par sa clarté, plus facile et rapide d'accès.
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Il y a des Résistants de l’ombre déjà. Mais ils sont en nombre faible, et la résistance dans son ensemble n’est pas organisée. Il faudrait du temps, mais il n'est déjà plus temps, et comme la phase totalitaire est là pour durer, il faudrait aux peuples du courage, de la patience, de l'obstination, qualités rares au XXIe siècle, pour quelques centaines de générations si elles souhaitent garder une perspective.

Ce qui reste quand on enlève les effets de manche et la perversion des discours manipulateurs de tous les gouvernements, c’est qu’ils aiment le pouvoir autocratique, une jouissance narcissique, la hiérarchisation des humains et de leur fortune, un ordre fasciste quel que soit le contexte ou le prétexte (l’argent, la religion, la pseudo-race, le conformisme, la bien-pensance normalisatrice, macroniste, écologiste, etc.). Qui pouvait penser que les tentations fascistes avaient disparu avec Hitler, Mussolini et Franco? Elles sont là, plus virulentes que jamais, et elles viennent de reprendre le pouvoir sous une nouvelle apparence avec cette fois une force sans contre-pouvoirs, une dimension planétaire, sans précédent dans l'histoire.

Le reset mondial par la réinitialisation des régimes politiques en occident a été effectué avec succès en moins d'un an par l'oligarchie; c'est stupéfiant et strictement un crime contre l'humanité, assez traditionnel même concernant l'enfermement des enfants dans la peur, le soupçon, la délation, concernant la mortalité prématurée, accélérée des personnes âgées, une tranche désormais sans utilité dans cet ordre nouveau, car les personnes âgées incarnent la mémoire d'un autre temps, d'autres mœurs, de valeurs humanistes, d'un autre régime politique. Même quand ils ne s'en doutent pas, les personnes âgées sont simplement, par leur génération, leur âge, des adversaires «naturels» de l’oligarchie, comme les pauvres sont des adversaires «naturels» de classe. 

Emmanuel Macron terminait son paragraphe sur la fin des libertés individuelles, en exergue de ce texte, par ces simples mots: «C’est la clé.», sa manière habituelle de terminer ses phrases et discours par une formule sans appel, qui ne tolère pas d'alternative. Il n'aime pas, en bon dictateur, comme son parti le démontre à l'Assemblée nationale malgré l'inexistence de l'opposition, la contradiction. On ne peut être plus transparent sur ses intentions d’enfermement et plus précis symboliquement, car c’est effectivement la clé pour enfermer les peuples, son peuple «réfractaire» comme il le qualifie, malgré sa soumission actuelle, la clé pour enfermer la mémoire, la clé pour refermer le livre du siècle des révolutions qui avait fait émerger, par l’imagination, par cette richesse individuelle et collective, ce couple sacré et en devenir des démocraties d’une liberté individuelle s’épanouissant pour le bien collectif, l’idée d’un autre futur que celui d’un troupeau génétiquement modifié par la technologie au service d’un pouvoir oligarchique dirigé par des mégalomanes, fous apparents ou fous rentrés, en tout cas ivres de pouvoir.

L’anonymat d’un pouvoir fasciste super-structurel qui s’impose à la planète, c’est le rêve d’Hitler, aussi celui de la mafia, des religions qui sortent de l'intime (tout le temps), que l’islam illustre aujourd’hui de manière évidente après d'autres religions dans l'histoire, qui en conservent cependant les principes comme on vient encore de le constater en octobre 2020. C'est aujourd'hui l'objectif planétaire atteint par l'oligarchie.

C’est cette société de winners (gagnants) et de loosers (perdants), de «premiers de cordée» et de «gens qui ne sont rien» – les gilets jaunes  de M. Macron–, cette idéologie de la race supérieure et du troupeau, qu’avaient imaginée pour notre futur, pour nous en prémunir, Franz Kafka, Jack London, Aldous Huxley, George Orwell, Leonardo Sciascia, Pier Paolo Pasolini, James Baldwin, Sigmund Freud, Albert Einstein, Victor Hugo (coup d'Etat de Napoléon III du 2 décembre 1851), et tant d’autres –qui seraient aujourd'hui excommuniés au nom d'un soi-disant complotisme–  qu’il est difficile, pour nous, d’être surpris, sauf par la rapidité de sa mise en œuvre dans ce coup d’Etat planétaire de 2020.

Si instiller le doute, demander le débat, susciter la contradiction, est aujourd'hui «complotiste» pour l'oligarchie, les pouvoirs et leurs supporters, c'est qu'ils n'aiment pas la contradiction. Le plus désolant est de voir des réputés intellectuels, savants, journalistes, juristes, voler au secours de l'oligarchie en qualifiant toute contradiction, toute alternative de pensée, de «complotiste». Ils ont oublié les principes fondamentaux de la science et de la démocratie, et d'abord que «Science sans conscience n'est que ruine de l'âme.» La conscience de Rabelais, c'est l'esprit critique.

Le fait de vivre en direct un tel événement est une vraie douleur pour les amoureux sincères et sensibles de la liberté. Avoir le blues, sincèrement, n'est pas le privilège de tous, même si c'est une douleur, cela suppose une sensibilité à la privation de libertés. 

Et «en même temps…», c'est la plus spectaculaire, extraordinaire des leçons d’histoire, de vie, car on ne comprend bien que ce qu’on ressent dans sa chair. C’est vrai pour le racisme dont on est victime (cf. James Baldwin), comme pour la liberté dont on est privé (cf. Victor Hugo).
  Yves Sportis-31 octobre 2020
Directeur de la publication
© Jazz Hot 2020

1. Un documentaire de 
Pierre Barnérias, HOLD-UP, vient de paraître en ce début novembre 2020, sortie le 11 novembre 2020. Il corrobore le contenu de ce texte. Par une multitude de documents, d'interviews, il met en perspective l’instrumentalisation de l'épidémie covid 19 par les élites mondialisées dans le cadre de la mise en place d'un pouvoir planétaire par la peur.
Accès libre à ce jour (12 novembre 2020): https://vimeo.com/477485900
Téléchargement (location ou achat): 
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