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Josh Evans at Smalls, 2016 © Mathieu Perez




Josh EVANS


McLean Dynasty



Dans la génération des trentenaires prometteurs de la scène new-yorkaise qui ont appris le jazz aux côtés des plus grands, il y a Josh Evans. Comme pour son ami d’enfance, Dezron Douglas (voir Jazz Hot n°672) ou Lummie Spann, la rencontre avec Jackie McLean au «Artists Collective» de Hartford, ce centre culturel que le saxophoniste a fondé avec sa femme Dolly, a été décisive.

Né le 8 octobre 1984 à Hartford, dans le Connecticut, Evans a été initié très tôt au jazz par son père, batteur, et par la fréquentation des aînés dans une ville où la communauté des musiciens de jazz est très soudée. Si ses professeurs et mentors, Jackie McLean et Raymond Williams (tp), pour ne citer qu’eux, tiennent une place essentielle dans son apprentissage, ses premières expériences professionnelles sont aussi déterminantes.

Après quatre ans dans le sextet de Winard Harper (2005-2009) - un autre élève de McLean - et trois ans avec Rashied Ali (2006-2009), Evans, par ailleurs semi finaliste du Thelonious Monk International Competition en 2007, a rapidement affirmé une forte personnalité musicale, en leader et en sideman. Spike Wilner a eu l’excellente idée de lui donner un gig mensuel au Smalls. On peut donc l’entendre jouer avec son quintet et son sextet, composés, en alternance, de Abraham Burton, Ray McMorrin (ts), Justin Robinson (as), Rashaan Carter, Ugonna Okegwo (b), Eric McPherson, Kush Abadey, Jason Brown (dm) et David Bryant (p).

Ces dernières années, le jeune trompettiste a profité pleinement de la revitalisation des big bands sur la scène new-yorkaise (Roy Hargrove, Jimmy Heath, Oliver Lake, Frank Lacy, Orrin Evans) au point que, inspiré par le style de Charles Tolliver et Slide Hampton, il a développé avec audace et acquis des compétences de compositeur et d’arrangeur en créant son propre big band. Après deux, trois ans, le big band se produisait le 18 août 2015 au Smalls une dernière fois avant de faire une pause musicale. Il se composait alors de Stacy Dillard (ts), Bruce Williams (as), David Gibson (tb), Max Seigel (tb), Stafford Hunter (tb), Frank Lacy (tb), Yunie Mojica (as), Lauren Sevian (bs) et Theo Hill (p).

S’il n’a enregistré que deux albums en leader, Portrait (2011) et Hope & Despair (2015) produits par Oliver Lake, il est désormais possible d’écouter tous les sets de ses petites formations et de son big band grâce au service en ligne de réécoute SmallsLIVE créé par Spike Wilner. En sideman, Josh Evans a enregistré aux côtés de Kenny Barron, Steve Davis, Bob Mover, George Cables, Orrin Evans, Craig Handy, Willie Jones III, Lewis Nash, Curtis Lundy, Mark Turner, Victor Lewis, etc. Du côté des gigs, il joue dans les groupes de Christian McBride, Ray McMorrin, George Coleman, Mike DiRubbo, Corcoran Holt, TC III,  Billy Harper, Grant Stewart, etc., ainsi que dans les big bands de Jimmy Greene, Marianne Solivan et le Smalls Legacy Band de Frank Lacy.

Dans la droite lignée des trompettistes au son puissant et élégant, à la façon de Freddie Hubbard, Lee Morgan et Charles Tolliver, avec une approche très contemporaine, Josh Evans n’a pas fini de nous étonner.

Propos recueillis par Mathieu Perez
Discographie par Guy Reynard


© Jazz Hot n°677, automne 2016




Jazz Hot: Qu’est-ce qui vous a donné envie de jouer de la trompette?

Josh Evans: Mon père était batteur. Je l’accompagnais à des sessions de batterie. Un jour, la section des cuivres répétait dans une salle à part. Il devait y avoir 40 ou 50 cuivres. Le son était énorme. J’ai été attiré par le bugle. Quand j’avais 10 ans, mon père m’a acheté une trompette.

Avez-vous toujours été attiré par le jazz?

C’est difficile à dire parce que j’ai toujours entendu du jazz chez moi.

Quand prenez-vous au sérieux le fait d’être musicien?

Vers 13, 14 ans.

A partir de quand étudiez-vous avec Jackie McLean?

Il avait créé son école, le «Artists Collective», à Hartford. L’année de mes 9 ans, j’y ai passé l’été. Puis j’y suis retourné vers 13, 14 ans quand j’ai commencé à aimer jouer de la trompette. J’ai rencontré Jackie très rapidement. La première semaine, j’ai rencontré sa femme, Dolly McLean. Elle a dû aimer mon son. Elle a parlé de moi à Jackie et, une semaine plus tard, je l’ai rencontré. La première chose qu’il m’a dite était: «Je suis content que tu sois là. J’ai besoin d’un trompettiste dans mon groupe.» J’étais juste un gosse. Je ne pouvais rien jouer, mais c’était vraiment inspirant d’entendre ça!

Combien de temps avez-vous étudié avec lui?

C’est difficile à dire parce que je ne l’appelais pas pour des leçons. Quand il venait à l’école, il m’emmenait dans une salle de classe et me montrait des trucs. Il nous montrait toujours des trucs. Il fallait saisir à l’oreille. Ce n’était pas une leçon formelle.

Vous êtes allé au «Artists Collective» jusqu’au lycée? Qu’avez-vous apprécié le plus chez Jackie McLean?

Ce qui était super avec lui, c’est qu’on pouvait lui poser toutes les questions sur les musiciens historiques. Il les avait tous connus. Je voulais savoir quel genre de type était Blue Mitchell, et il m’a dit que Blue était un type très drôle, qui ne pouvait pas lire de partitions mais avait une excellente oreille. Quand je lui ai demandé comment était Freddie Hubbard, il m’a dit d’écouter Kenny Dorham. Jackie vous montrait toujours quelque chose qui allait améliorer votre jeu. J’ai passé beaucoup de temps avec lui. Puis il m’a appris certaines de ses compositions, comment se préparer à un concert.

Quel est votre album préféré de Jackie McLean?

Il y en a tellement. Je les aime tous. J’adore Fire and Love, parce qu’il y a mon prof Raymond Williams.

Frank Lacy et Josh Evans at Smalls, mars 2016 © Mathieu PerezRaymond Williams a beaucoup compté pour vous?

Je le voyais chaque semaine. Il m’a montré tout ce que je sais. Il n’y a pas assez d’albums avec lui. C’est un trompettiste formidable. J’essayais d’avoir le même son que lui.

Combien de temps avez-vous étudié avec lui?

J’ai dû étudier avec lui pendant deux ou trois ans, puis il a quitté Hartford.

Hartford était une communauté de musiciens. Lesquels vous inspiraient en particulier?

Hartford était formidable! Jimmy Greene, Dave Santoro, Paul Brown étaient mes profs. Steve Davis venait donner des cours aussi. Nat Reeves était dans les parages. Mais Raymond Williams était vraiment important pour moi.

Quels trompettistes ont compté le plus pour vous?

Le premier dont j’étais dingue était Clifford Brown, puis Roy Eldridge. Je dois connaître par cœur plus de solos d’Eldridge que d’autres.

Qu’est-ce qui vous a attiré chez Roy Eldridge?

Il avait un son incroyable avec ce petit vibrato. C’est un son très unique. J’imagine aussi que plus jeune, j’étais plus attiré par les sons aigus, et il y en a beaucoup chez Eldridge.

A quel moment décidez-vous de devenir musicien professionnel?

C’était la veille de mes 16 ans. Mes parents m’avaient emmené au Blue Note pour voir Jackie McLean jouer avec le Dizzy Gillespie All Stars. Je suis allé saluer Jackie, et il m’a présenté à Jon Faddis. Et juste avant le gig, comme ça, Jon Faddis m’a donné une leçon. Au deuxième titre du set, ils m’ont demandé de les rejoindre sur scène. C’était terrifiant!

C’était quel titre?

«Birks’ Works».

Quels étaient les autres musiciens dans le groupe?

Il y avait Slide Hampton, James Moody, Jackie McLean, Jon Faddis, Mulgrew Miller, John Lee et Lewis Nash. C’étaient des grands musiciens et des gens très sympas. C’est à ce moment-là que j’ai voulu être un musicien professionnel.

Vous avez toujours fréquenté les anciens.

Jackie invitait toujours des musiciens au «Artists Collective». J’y ai rencontré Abbey Lincoln, Frank Foster, les frères Heath. Je me souviens avoir parlé à Percy Heath pendant une heure. Et quand Jackie vous présentait comme son fils ou le nouveau musicien de son groupe, ça vous permettait de vraiment passer du temps avec ces gens-là. Je me sentais à l’aise avec eux. Encore aujourd’hui, quand je vois Jimmy Heath, la première chose qu’il me dit, c’est: «Jackie McLean!» C’est rare de permettre à des jeunes de rencontrer de telles pointures.

Qu’avez-vous appris de Jackie McLean?

Jouer à fond et avoir l’esprit ouvert. Quand il jouait, Jackie était une force de la nature.

Quel était votre premier gig professionnel?

Raymond Williams et le Sound Griots Brass Band. Je devais avoir 15 ans. C’était tous les dimanches. Puis j’ai joué avec Paul Brown. Il avait fait partie des groupes de Bill Hardman, Junior Cook, Dexter Gordon.

Quand êtes-vous parti à New York?

Je suis venu ici après le lycée. En 2002, je suis allé à la Manhattan School of Music pendant un an et demi mais ça ne m’a pas beaucoup plu.

Qu’avez-vous fait après?

Le timing était parfait. J’ai tout de suite enchainé avec le Betty Carter Jazz Ahead Program à Washington, D.C. Winard Harper y enseignait. Dès que j’ai fini, Winard m’a appelé un soir, vers 3h du matin, d’Allemagne, pour un gig dans le Midwest prévu les jours suivants. J’ai fait le gig et je suis resté avec lui pendant quatre ans.

Qui d’autres était dans le groupe?

Il y avait Brian Horton, Ameen Saleem, Alloun Faye, T. W. Sample. Le personnel a beaucoup changé, surtout les saxophonistes. Il y avait Stacy Dillard, Lawrence Clark, Dayna Stephens. Le groupe était bien. Mais ce n’était pas facile, tous les jours. On faisait beaucoup de route, de New York à Detroit ou Atlanta. C’était dur. J’ai beaucoup grandi grâce à ce groupe. C’était une expérience importante parce que j’ai pu jouer beaucoup.

Rashied Ali Tribute Band At the Zinc Bar


Comment s’est fait la transition vers Rashied Ali?

Avant que je termine avec Winard, je me suis mis à jouer avec Rashied. Winard et Rashied, c’était le jour et la nuit.

Comment l’avez-vous rencontré?

Grâce à Lawrence Clark, qui a joué pendant un moment avec Winard. A cette époque, Jumaane Smith était le trompettiste de Rashied mais il allait rejoindre le groupe de Michael Bublé. J’ai appelé Rashied, qui m’a invité à venir le voir à un gig au Sweet Rhythm. On se voyait chez lui pour jouer en duo et j’ai eu le gig. La première fois que je suis allé chez lui, il m’a joué du KRS-One, du hip-hop! Il aimait la batterie.

Connaissiez-vous sa musique?

Jouer comme ça était très nouveau pour moi.

Etait-ce facile de s’adapter?

Non, pas du tout. Là où Winard vous disait de prendre deux ou trois chorus, Rashied vous disait de jouer aussi longtemps que vous le pouviez. Il faut beaucoup d’endurance pour jouer un solo de 10 minutes.

Comment avez-vous fait? Vous a-t-il donné des conseils?

J’ai appris en jouant. Il vous montrait ce qui se passait sur sa cymbale droite. Une fois, il m’a dit: «Joue ce que tu sais faire. Après ça, tu vas manquer de trucs que tu joues habituellement et tu vas commencer à créer. C’est là que ça se passe, quand tu crées au lieu de jouer ce que tu sais déjà.»

Quel leader était Rashied?

On jouait trois morceaux durant un set. C’était super! Jackie et Rashied sont mes deux musiciens préférés. Rashied était un type formidable. Il nous permettait d’explorer toutes les voies possibles.

Etiez-vous proche de ses idées musicales?

Jackie et Rashied se ressemblaient. Leur musique était très ouverte. Sur l’album ’Bout Soul de Jackie, il y a Rashied avec Woody Shaw, Grachan Moncur... C’est un de mes albums préférés. Je trainais beaucoup avec Rashied. On était très proches. Ce n’était pas pareil avec Jackie. Avec lui, c’était monsieur McLean.

Jouiez-vous beaucoup ses compositions originales?

Une fois, on a fait un concert avec uniquement ses compositions originales. Il y avait Sonny Simmons, Henry Grimes et des musiciens comme ça. Ses compositions n’étaient pas très longues. C’étaient surtout des véhicules pour improviser. On a joué beaucoup de musiques différentes avec ce groupe, beaucoup de Jaco, de James Blood Ulmer. On jouait aussi du Wayne Shorter de l’époque des Messengers. Ce n’était pas que du free.

Au bout de combien de temps étiez-vous à l’aise avec Rashied Ali?

Il m’a fallu deux ans pour avoir le sentiment d’apporter quelque chose au groupe.

Combien de temps êtes-vous resté avec lui?

Au moins trois ans. J’ai commencé fin 2006 et Rashied est mort en 2009. C’était un type formidable.

Quel est votre titre préféré de Rashied Ali?

«Theme for Captain Black». Je me souviens d’un gig en Allemagne. C’était juste avant l’élection de Barack Obama. Rashied a dédié ce titre au nouveau président des Etats-Unis. Pendant son solo à la batterie, il s’est mis à chanter «The Star Spangled Banner». Il était terrible! (Rires)

Avec quels musiciens avez-vous eu l’expérience spirituelle la plus forte?

Sans doute avec Rashied Ali. Avec lui, la musique atteignait un tel niveau. C’était nourrissant.

Durant ces années avec Winard et Rashied, avez-vous travaillé en sideman?

Quand j’étais avec Winard, je ne jouais qu’avec lui. Avec Rashied, j’ai fait d’autres gigs, comme Ralph Peterson. Ça doit faire dix ans que je joue avec Ralph.

Quelle est votre première tournée hors des Etats-Unis?

La première fois que je suis venu en Europe, c’était en 2007 avec Benny Golson. On était en Sibérie pour trois concerts. Jouer «Along Came Betty» à ses côtés sur scène, c’était un peu irréel. Benny Golson est un des vrais maîtres de cette musique. Là-bas, j’ai joué aussi avec Sheila Jordan. C’était super!

Quand commencez-vous à composer de la musique?

Au moment de mon premier album, Portrait, composer ou arranger ne m’intéressaient pas vraiment. Je me suis mis à jouer avec des big bands à New York et ça, ça m’a beaucoup inspiré.

Qui vous a le plus inspiré?

Charles Tolliver. Il est incroyable! Ses compositions, c’est le paradis pour les cuivres. Sa musique est très difficile à jouer. La densité de ses partitions est incroyable. J’ai toujours écouté sa musique. J’ai le sentiment d’avoir toujours connu Charles. Jackie McLean lui a donné son premier gig quand il est arrivé à New York. Il y a donc une continuité très forte. Je le vois un peu comme mon grand frère.

Avez-vous beaucoup joué dans son big band?

Pas beaucoup. Je me souviens d’un festival dans l’état de New York, un autre à Brooklyn. Il faisait beaucoup de répétitions. Je mourais d’envie de faire partie de ce groupe! Quand je suis arrivé, tous les musiciens connaissaient bien sa musique mais j’ai appris vite. A la fin des répétitions, j’étais prêt.

Avec quels autres big bands avez-vous joué?

Avec celui de Roy Hargrove, Jimmy Heath, Oliver Lake, Steve Lacy, et tant d’autres. Ils sont tous très intéressants pour différentes raisons. Les compositions de Jimmy Heath sont parfaites. Celles de Oliver Lake sont très réfléchies et intéressantes. Elles ne ressemblent à rien de ce qu’on entend habituellement. Le big band de Roy Hargrove est super. J’ai la même conception que lui du big band, comme extension d’un quintet. J’adore jouer avec Roy. Celui de Joe Chambers aussi était super. On a joué tous les soirs pendant une semaine, et on a enregistré un album. Tout ça m’a donné envie de monter mon propre big band.

Aviez-vous des arrangements prêts quand vous avez monté votre big band?

Je n’ai jamais essayé de faire des arrangements pour un big band. J’en ai fait un, et j’ai appelé des musiciens. Ça s’est fait rapidement. Et depuis deux, trois ans, nous avons un gig mensuel au Smalls.

C’est beaucoup de travail?

Faire des arrangements pour un big band, c’est très mauvais pour la santé! Et ça prend tellement de temps. Je n’ai jamais étudié l’arrangement pour big band, alors je posais différentes questions à différents musiciens.

Qu’avez-vous arrangé?

Des morceaux que j’aime. Ce que j’aime avec un big band, c’est qu’on peut jouer des morceaux qu’on ne jouerait pas nécessairement avec une petite formation. Aujourd’hui, je dois avoir 40 ou 50 arrangements. Je suis toujours un débutant mais je sens que je commence à maîtriser les voicings et à obtenir le son que je veux. Mes partitions deviennent plus claires.

Avez-vous un modèle pour votre big band?

Pour moi, un big band, c’est une version amplifiée de ma petite formation. Mais j’ai envie d’étudier avec Charles Tolliver. C’est mon compositeur et mon arrangeur préféré. Slide Hampton aussi.

Quel est le plus difficile en tant que leader de big band?

Donner beaucoup de solos parce qu’il y a tant de musiciens. Même moi, je ne joue pas beaucoup.

Vous avez monté un groupe intitulé «Connection», composé d’Abraham Burton (ts), Steve Davis (tb), Alan Jay Palmer, David Bryant (p), Nat Reeves (b), Eric McPherson (dm). En quoi consistait-il?

The Connection, c’est une pièce de théâtre de la fin des années 1950, avec Jackie McLean et Freddie Redd. C’est une longue pièce sur la drogue. Le style est sec. Mais on voit un jeune Jackie jouer. C’est incroyable! Avant sa mort, Jackie m’a dit qu’il voulait réunir ses anciens élèves pour qu’on joue tous ensemble. Ce groupe réunit donc tous les élèves de Jackie. Il était naturel qu’on l’appelle «Connection». On a joué ce qu’on voulait. On se connaît bien. Le jazz se transmet musicalement.

Hope and DespairComment s’est fait votre second album en leader, Hope and Despair (2015)?

Oliver Lake voulait me produire un album. Il m’a demandé de monter un groupe. J’ai appelé des musiciens que je connais bien. Tout s’est fait de façon organique. Il y avait des titres anciens comme «1984», qui est une de mes premières compositions. «Hope and Despair» est plus récent. Il y aussi «Lake Superior», que j’ai écrit pour Oliver. Avant ça, j’ai autoproduit un album avec Stacy Dillard, Frank Lacy, Ralph Peterson. Ce n’est pas sorti encore.

Quel type de producteur est Oliver Lake?

Il était là tout le temps, mais il ne nous a jamais dit comment jouer. Il a fait quelques suggestions, et c’est tout. Il nous a donné de bons conseils pour le mixage. C’était à moi de décider de tout, et c’était mon idée d’utiliser l’une de ses peintures pour la couverture. Oliver est un grand peintre et un grand poète. Je me souviens d’un gig avec lui. Il y avait peu de musique à jouer. Il disait des poèmes et il jouait. C’était une expérience très forte.

Avec qui travaillez-vous en sideman en ce moment?

En ce moment, je travaille avec Oliver Lake, Frank Lacy, T.S. Monk, Mike DiRubbo. Je joue dans beaucoup de groupes. Christian McBride vient de monter un nouveau quartet avec Marcus Strickland et Nasheet Waits. C’est très intéressant.

De quels trompettistes de votre génération vous sentez-vous le plus proche?

J’ai envie de monter un groupe avec Keyon Herrold et Marquis Hill. Un groupe avec trois trompettistes, ce serait super!


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CONTACT: //joshevansmusic.com/


Portrait, 2011DISCOGRAPHIE
Leader

CD 2011. Portrait, CD Baby 5637814769

CD 2014. Hope & Despair, Passin Thru Records 7947A
CD 0000. Rashied Ali Tribute Band, Live at the Zinc Bar, Jazz Intensity

Sideman
CD 2006. Winard Harper, Make It Happen, Piadrum Records 602
CD 2008. Joris Teepe, We Take No Prisoners, Challenge Records 73284
CD 2008. Rashied Ali, Live in Europe, Survival 126
CD 2008. Christian Sands, Risin', Christian Sands 5637461334
CD 2010. Ralph Peterson, Outer Reaches, Audio & Video Labs, Inc. 41108
CD 2010. Steve Davis, Images: The Hartford Suite, Positone PR8066
CD 2010-11. Bob Mover, My Heart Tells Me, Motéma Music 117
CD 2010-11. Steve Lipman, There's A Song In My Heart,  Locomotion Records 46762
CD 2011. Jen Allen, Pieces of Myself, Jen Allen 5637786391
CD 2011. Orrin Evans, Captain Black Big Band, Positone 8078
CD 2011. New Jazz Workshop, Underground, Njw Music 5637951485
CD 2011. Sonya Perkins, Bring My Lover Near,
CD 2012. Joe Chambers Moving Pictures Orchestra, Live at Dizzy's Club Coca Cola, Savant 422120
CD 2012. Henry Cole, Roots Before Branches, Henry Cole and the Afrobeat Co 5637880635
CD 2012. Steve Lipman, Ridin' the Beat, Locomotion Records 13601
CD 2012. Tyler Mitchell, Live At Smalls, Smallslive 0030
CD 2013. Dezron Douglas Quintet, Live at Smalls, Smallslive SL 0028
CD 2013. Ralph Peterson, Alive At Firehouse 12, Vol. 1: The Unity Project, CD Baby 5638137220
CD 2014. Frank Lacy, Live at Smalls, Smallslive 38
CD 2014. David Gibson, Boom!, Post-Tone Records 8132
CD 2014. Greg Murphy, Bless For Miles, JazzIntensity 001
CD 2015. Orrin Evans - Ben Wolfe, The Whisperer, Positone 8134
CD 2016. Greg Murphy - Eric Wheeler, Summer Breeze, Whaling City Sound 081
CD 0000. George Brandon, Towards the Hill of Joy,
CD 0000. TC III Quartet Featuring Sheila Jordan,
CD 0000. Greg Murphy, Live at Small, Jazz intensity,
CD 0000. Greg murphy Live in Westfield, Jazz Intensity,

VIDEOS
Josh Evans Sextet «Ugetsu» (Cedar Walton)
https://www.youtube.com/watch?v=sBk3gmMbXVA


Josh Evans Quartet «Chronic Mistakes», «Albany Ave», «Gone But Not Forgotten»
https://www.youtube.com/watch?v=93mTV9gqxJI

Benny @ Ginny's Presents The Josh Evans Septet «Una Mas»
https://www.youtube.com/watch?v=42xT_ivt3Ls


2013 Mike DiRubbo Quintet Live at Smalls 2013
https://www.youtube.com/watch?v=jsFVxTvUQtQ


2015 Josh Evans Big Band with Billy Harper & Charenee Wade Live at Dizzy's 2015-1st set
https://www.youtube.com/watch?v=-_DwblKovHQ


Josh Evans Quintet «Close Your Eyes»
https://www.youtube.com/watch?v=aOOKgPmn3Jo


Josh Evans Quintet «Black Nile»
https://www.youtube.com/watch?v=iobdAlFg8x8

2016 Jovan Alexandre/Josh Evans/Matt Dwonszyk/Jonathan Barber
https://www.youtube.com/watch?v=5b09z61n_xo


2016 Josh Evans Big Band «Celebrating Wayne Shorte» Live at Dizzy's July 2016 part 1
https://www.youtube.com/watch?v=ECDU6j9irSM


2016 Josh Evans Big Band «Celebrating Wayne Shorter» Live at Dizzy's July 2016 part 2
https://www.youtube.com/watch?v=Q7PbDmZFyw0

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