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Année 2021

       
      

La liberté d'expression, c'est la vie!
Nous ne sommes pas en état de guerre (la prose gouvernementale), nous vivons une épidémie comme nous en avons vécu sans restriction des libertés, et il y en aura d'autres. 
Pour les vieux artistes des deux sexes (au-delà de 70 ans), l’enfermement (confinement, fermeture des lieux d’expression, suppression des relations artistiques et humaines) est la certitude d’une mort prématurée et, après un an, le constat, prévisible, est maintenant évident: l’enfermement a tué massivement dans le jazz, beaucoup, beaucoup plus que le covid contre lequel il était possible de prendre les mesures traditionnelles de protection sans imposer un traumatisme à des personnes fragiles, sans les priver de tous les autres soins dont ils ont besoin, et d'abord d'expression et de lien social. Rappelons ces mots de Stéphane Grappelli de 1995: «A mon âge, que voulez-vous que je fasse? Je veux jouer. Ça rajeunit, j’oublie mes pépins de santé. Tant que je joue, la douleur disparaît. C’est une drogue. Une fois, à Londres après un concert, je me suis retrouvé seul dans la rue, les musiciens s’étaient dispersés. Ça, c’est le cafard.» (Jazz Hot n°495, 1995)






2020, L'AN 01 DU TOTALITARISME MONDIALISÉ
Pour mémoire

Jazz Hot n°500, 1993

«Nous sommes en train de réapprendre à être pleinement une nation. C’est-à-dire qu’on s’étaient progressivement habitués à être une société d’individus libres. Nous sommes une société de citoyens solidaires. Nous ne pouvons pas nous en sortir si chacun ne joue pas son rôle, ne met pas sa part. Voilà la clé.» Emmanuel Macron

Les mots d’Emmanuel Macron, comme premier responsable du pays, ne peuvent être plus clairs en annonçant que nous ne sommes plus une société d’individus libres, une lente construction post-révolutionnaire («on s’était progressivement habitué à être une société d’individus libres»). L’emploi d’un temps du passé indique en clair que ce n’est plus le cas, et, pour cette fois, on sera d’accord avec son constat. Emmanuel Macron réduit ainsi ce qui régit les relations sociales à la solidarité obligée et décrétée par un pouvoir, autocratique dans les faits, un pouvoir qui n'a lui-même jamais appliquée cette solidarité, particulièrement depuis 2017 où les inégalités se sont creusées comme jamais («Nous sommes une société de citoyens solidaires. Nous ne pouvons pas nous en sortir si chacun ne joue pas son rôle, ne met pas sa part. Voilà la clé.»).  Lire la suite


(Re)Lire les éditoriaux…


Février 2020: Ce que révèle Mila: De Charlie Hebdo à la société macronienne

JAZZ HOT

le jazz de 1935 à nos jours


Jazz Hot/Hot Jazz (comme l'avait dessiné Charles Delaunay) est un grand voyage de près d'un siècle. C'est une histoire de revue devenue site depuis 2013 et maintenant plateforme dédiée au jazz. Jazz Hot vogue en toute liberté et indépendance. Vous avez accès dans notre boutique à la collection complète parue en édition papier depuis 1935, plus de 700 numéros, plus de très beaux numéros hors-série, des suppléments téléchargeables. Les numéros de Jazz Hot postérieurs à l'année 2012 (n°662) jusqu'à nos jours sont en accès libre et gratuit sur notre site, ainsi que la totalité des articles parus sur notre site depuis 2010. Nous avons créé des répertoires spécifiques vous permettant d'accéder aux contenus en ligne avec plus de précision, de clarté et de rapidité. Le traitement des archives est un processus permanent. Nous facilitons les accès par une infinité de liens et de données, à la musique elle-même, en live (vidéos) et en disques, à des commentaires d'époque, à des livres et encyclopédies, pour une meilleure connaissance de la passionnante histoire du jazz, autant musicale que philosophique, un art essentiel à l'humanité.
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