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L'ARROSEUR ARROSÉ…
Tous les médias écrits et audiovisuels ont passé la première quinzaine du mois de novembre 2020, en soutien du pouvoir macroniste et sans apporter d'autre argument que leur unanimité, à qualifier le film Hold Up de «complotiste» (cf. l'éditorial ci-dessous), et, juste prolongement et retour en pleine figure de la démonstration du film qu’ils ont dénigré, voient cette semaine leurs libertés et leur petit confort se trouver soudainement limités par ceux-là même, les dictateurs, qu’ils servent docilement depuis des années. Une trentaine de rédactions a publié un texte unique de protestation (reproduit ci-après*), un pipi de colère du genre: «Détruire les libertés publiques, on veut bien quand il s'agit des Français-es, «les riens», et à cause des subventions, mais pourquoi nous embêter?». La presse et les journalistes de la cour du roi Pétaud sont-ils soudainement atteints par le virus complotiste et/ou se sont-ils fait prendre pour des crétins? Nous avons notre petite idée… YS

*«LIBERTÉ DE LA PRESSE - Les directions d'une trentaine de rédactions françaises ont décidé de réaffirmer dans une tribune leur attachement à la loi de 1881 sur la liberté de la presse et leur vigilance quant à sa préservation. Responsables de rédaction, nous nous inquiétons de la volonté du ministre de l’Intérieur, Gérald Darmanin, de porter atteinte à la liberté de la presse dans le cadre des manifestations. Sous couvert d’assurer la protection des journalistes, il s’agit d’encadrer et de contrôler leur travail. Ce dispositif s’inscrit dans un contexte particulièrement inquiétant avec la proposition de loi sur la sécurité globale qui prévoit la restriction de la diffusion des images de policiers et de gendarmes. Les journalistes n’ont pas à se rapprocher de la préfecture de police pour couvrir une manifestation. Il n’y a pas d’accréditation à avoir pour exercer librement notre métier sur la voie publique.»




2020, L'AN 01 DU TOTALITARISME MONDIALISÉ
Pour mémoire

Jazz Hot n°500, 1993

«Nous sommes en train de réapprendre à être pleinement une nation. C’est-à-dire qu’on s’étaient progressivement habitués à être une société d’individus libres. Nous sommes une société de citoyens solidaires. Nous ne pouvons pas nous en sortir si chacun ne joue pas son rôle, ne met pas sa part. Voilà la clé.» Emmanuel Macron

Les mots d’Emmanuel Macron, comme premier responsable du pays, ne peuvent être plus clairs en annonçant que nous ne sommes plus une société d’individus libres, une lente construction post-révolutionnaire («on s’était progressivement habitué à être une société d’individus libres»). L’emploi d’un temps du passé indique en clair que ce n’est plus le cas, et, pour cette fois, on sera d’accord avec son constat. Emmanuel Macron réduit ainsi ce qui régit les relations sociales à la solidarité obligée et décrétée par un pouvoir, autocratique dans les faits, un pouvoir qui n'a lui-même jamais appliquée cette solidarité, particulièrement depuis 2017 où les inégalités se sont creusées comme jamais («Nous sommes une société de citoyens solidaires. Nous ne pouvons pas nous en sortir si chacun ne joue pas son rôle, ne met pas sa part. Voilà la clé.»).  Lire la suite



Février: Ce que révèle Mila: De Charlie Hebdo à la société macronienne

JAZZ HOT

le jazz de 1935 à nos jours


Jazz Hot/Hot Jazz (comme l'avait dessiné Charles Delaunay) est un grand voyage de près d'un siècle. C'est une histoire de revue devenue site depuis 2013 et maintenant plateforme dédiée au jazz. Jazz Hot vogue en toute liberté et indépendance. Vous avez accès dans notre boutique à la collection complète parue en édition papier depuis 1935, plus de 700 numéros, plus de très beaux numéros hors-série, des suppléments téléchargeables. Les numéros de Jazz Hot postérieurs à l'année 2012 (n°662) jusqu'à nos jours sont en accès libre et gratuit sur notre site, ainsi que la totalité des articles parus sur notre site depuis 2010. Nous avons créé des répertoires spécifiques vous permettant d'accéder aux contenus en ligne avec plus de précision, de clarté et de rapidité. Le traitement des archives est un processus permanent. Nous facilitons les accès par une infinité de liens et de données, à la musique elle-même, en live (vidéos) et en disques, à des commentaires d'époque, à des livres et encyclopédies, pour une meilleure connaissance de la passionnante histoire du jazz, autant musicale que philosophique, un art essentiel à l'humanité.
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