pubentetesite
Actualités
Rechercher   << Retour

Jan Lundgren

9 jan. 2014
Man in the Fog
© Jazz Hot n°666, hiver 2013-2014

Nouveauté-Sélection
The Maids of Cadiz, View of P, Après un rêve, I Don't Want to Cry Anymore, En Lång Vätan för Väntans Skull, Man in the Fog, Twenty-Five Years, Theme From « Chinatown », As Vitrines, Tack för allt

Jan Lundgren (p)
Enregistré en septembre 2011, Oslo (Norvège)
Bee Jazz 059 (Abeille Musique)

Jazz Hot
publie dans ce numéro 666 (qui n'a pourtant rien de diabolique) une interview de Jan Lundgren. Il est donc inutile de le présenter ici, tout comme est disponible sur notre site le dernier compte-rendu du dernier Ystad Sweden Jazz Festival (paru dans le N°664) dont le pianiste suédois est à la fois le fondateur, le directeur artistique et l'une des têtes d'affiche. On sait donc que Jan Lundgren intervient sur deux registres, celui du jazz, dans sa tradition (on l'a notamment entendu cet été, à Ystad, se produire aux côtés d'Harry Allen ou faire le bœuf avec les musiciens du groupe de Tom Harrell) et celui de la musique improvisée qui, dans le cas de Lundgren, se rapproche fortement de la musique classique, l'influence du folklore suédois en sus. Et dans les deux cas, la démarche est toujours réfléchie et fait sens avec l'histoire, en particulier celle de la scène jazz suédoise.
Avec Man in the Fog, son trente-huitième album en leader et le premier en solo, c'est davantage un disque de musique classique que de jazz que propose Jan Lundgren (pour l'amateur de jazz en tous cas, car il est probable que l'amateur de musique classique prétende l'inverse !). En effet, si « Twenty-Five Years » (un morceau du pianiste de jazz Håkan Rydin) est interprété avec un léger swing, les neuf autres ballades que comptent cet opus ne relèvent pas de l'idiome du jazz. Cette remarque étant posée, le disque n'en est pas moins superbe. Le titre éponyme, « Man in the Fog » (écrit par Lundgren), est une belle réussite mélodique. On retiendra également « Après un rêve », de Gabriel Fauré, joliment réarrangé par le pianiste d'Ystad ou encore « Tack för allt », mélancolique composition minimaliste du musicien, poète et écrivain suédois Jacques Werup.
Du bien bel ouvrage.

Jérôme Partage