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09 décembre 2017

Johnny, ça fait mal!1

La fin d'un monde
Voir un président de la République française, l'ensemble des institutions françaises, même culturelles, honorer avec nos impôts sans retenue et sans pondération d'aucune sorte dans un déferlement hystérique et complaisant de banalités, la mémoire d'un mauvais sous-produit de la culture américaine et d'un mauvais citoyen qui planque ses sous à l'étranger pour échapper à l'impôt2, est une honte culturelle et morale pour le pays de François Villon, Molière, Victor Hugo, Charles Trenet, Edith Piaf, Francis Lemarque, Georges Brassens, Léo Ferré, etc. C'est eux qu'on a enterrés sur les Champs-Elysées, ce 9 décembre 2017.
«Non, Johnny, tu n'es pas un ange!»3 et, contrairement à la chanson, ça nous dérange.

Yves Sportis,
le directeur de la publication
1/ Cf. «Fais-moi mal, Johnny!», Boris Vian, sur le sadomasochisme qui convient parfaitement à la situation…
2/ Cf. Le Temps, Genève, 6 décembre 2017 (https://www.letemps.ch/culture/2017/12/06/johnny-volet-suisse): "[…] En 2006, il (Johnny) s’installe à Gstaad où il bénéficie d’un forfait fiscal, déclarant en avoir «marre, comme beaucoup de Français, de payer ce qu’on nous impose comme impôts.» Il y restera jusqu’en 2013, où il devient résident fiscal à Los Angeles.[…]"
3/ Cf. «Johnny, tu n'es pas un ange», Edith Piaf.

© Jazz Hot n°682, hiver 2017-2018

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