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Maxim Saury

14 nov. 2012
27 février 1928, Enghien-les-Bains (95)-14 novembre 2012, Boulogne-Billancourt (92)

    Bien qu’ayant conscience que tout est fragile, et l’existence des hommes plus que tout, la mort impose sa vérité ; affectivement certains nous paraissaient invincibles. Parce qu’ils ont, même de choses légères et tenues, construit notre être, ils nous habitent. Evidences de notre intimité, ils nous quittent cependant, laissant un vide immense, définitif. Mercredi 14 novembre dernier, un des ces héros quotidiens, Maxim Saury, a quitté ce bas monde pour aller rejoindre ses pairs : quelques mauvaises langues soutiennent qu’il se serait lassé des mauvaises jams parisiennes et qu’il aurait choisi quelques bœufs d’Enfer avec ses potes. Sans crier gare, sans avertir, sans même s’excuser, ce farceur de Maxime s’est carapaté, nous laissant orphelins de notre innocence.
    Maxime Honoré Saury est décédé à l’Hôpital Ambroise Paré de Boulogne-Billancourt (Hauts-de-Seine) des suites d’une insuffisance cardiaque ; il était né le 27 février 1928 à Enghien-les-Bains (Val-d’Oise) dans une famille atypique. Il en parlait avec fierté et beaucoup d’humour, assuré qu’il était le fruit d’une alliance aussi improbable qu'inconvenante. Son récit de l’histoire familiale oscillait entre l’enlèvement des Sabines et le conflit des Capulet et des Montaigu : son père, André « Kiki » Saury, violoniste de son état, avait proprement enlevé une demoiselle Germaine Mouton, à qui il avait fait un enfant : un seul, lui, Maxime ; parce que les familles ne s’étaient pas même accordées sur le prénom du bambin.
    Enfant heureux, écolier brillant, la vie fut douce et paisible à Enghien dans ce désordre familial savamment entretenu. Après la communale, ce ne fut plus tout à fait pareil. C’est qu’en 1938, ses parents se mirent en tête de s’installer à Paris pour mettre le jeune adolescent « à l’abri des dangers de la circulation » et lui permettre de fréquenter un établissement digne des promesses de l’aube. Ce fut le Lycée Rollin. Aux dires de l’intéressé, rien ne se passa comme prévu. Outre le fait que le jeune Maxime fut, comme beaucoup de ses condisciples, perturbé en passant dans le secondaire, il manifestait une certaine prédisposition pour le dilettantisme peu propice aux avenirs brillants. Les études le poursuivirent jusqu’à son second bac - il y en avait deux à l’époque ! - obtenu dans la douleur à 20 ans. Après une première année de droit couronnée d’un succès aussi surprenant que flatteur, André dut définitivement renoncer à ses ambitions paternelles : il se consola de n’avoir pas engendré un brillant juriste en constatant l’indéniable réussite et la formidable notoriété d’un « jazzman » de talent. Quant à son épouse, elle se résigna à accepter que son fils « salisse le parquet du salon » avec ce black stick bruyant.
   
Maxim Saury
Car pendant ce temps, le jeune Maxime emprunta les chemins tortueux, et oh combien plus plaisants, de la musique buissonnière. Profitant de la demande de son neveu, André avait décidé de mettre les deux cousins au violon ; de 11 à 13 ans, ce fut l’enfer. « Au bout de deux ans,  j’ai eu un dégoût total de la musique », racontait-il. Il arrêta, non sans continuer à s’intéresser à la musique rythmée - « jusqu’aux marches militaires allemandes, parce qu’il y avait au moins du rythme ! Et ce qui m’intéressait, c’était le rythme ! » - qui passait à la radio ; nous étions en pleine guerre et la vitalité du gamin trouvait à s’exprimer dans cette forme de musique. Il découvrit ainsi le « jazz de l’Occupation » avec les enregistrements d’Hubert Rostaing, Noël Chiboust, la musique de Robert Mavounzy à l’Elysée Montmartre, à la sortie du lycée avec quelques copains, dont un était un peu pianiste. Robert Francolin (1), peintre et ami de son père, pour qui il posait, lui conseilla de jouer de la clarinette, « le violon des instruments à vent ». Il en découvrit une dans un vieil étui à la cave chez sa grand-mère maternelle. Malgré les objurgations paternelles, il cessa l’étude académique de l’instrument et apprit seul en écoutant les disques de jazz qu’il trouvait. « Mon père était fou ; il demandait d’arrêter cette "musique de sauvage” ». Au point qu’ « on ne parlait plus de jazz à la maison ». Et c’est tout seul et d’oreille, sans professeur, qu’il étudia la clarinette. « Cela a été très vite en définitive », racontait-il car, en 1946, il rencontra Christian Azzi aux Lorientais. « J’aimais cette musique sur tempo d’enfer ». Christian Azzi l’a alors « décrassé un peu » le samedi et le dimanche à la Maison du Droit ou dans les surprises parties. Mais André ne désespérait pas encore d’en faire un avocat ! : « Amuse toi tant que tu veux. Mais surtout que cela ne nuise pas à tes études ! ». Il entra cependant chez Bolling et, pendant un an et demi, apprit son métier, encore admiratif du talent de pédagogue de Claude. Avec lui, il fit les saisons d’été sur la côte vendéenne, il accompagna Rex Stewart au Théâtre de l’Etoile… De temps en temps il allait aux Lorientais et remplaçait Luter pour un set.
    En 1949, à l’occasion d’une saison d’été à Megève, il monta son premier trio et commença à voler de ses propres ailes. Il entra en relation avec Sidney Bechet dont il devint une sorte de secrétaire bénévole. Mais ce fut au sein de l’orchestre de Claude Bolling, qu’il remplaça son idole au Vieux Colombier pendant la saison d’été 1951. L’année suivante, et pendant quatre saisons d’été, jusqu’à 1955, il en devint le chef d’orchestre. Dans sa formation, on trouvait Maurice Emo ou Gilles Thibaut (tp), Raymond Fonsèque (tb), Robert Escuras (g), Bernard Thouvignon (p), Pierre Séran (b) et Roland Audinet (dm). Il y eut parfois Roger Guérin (tp), Bernard Zacharias (tb), André Persiani (p), Mac Kac Reilles (dm), « Totol » Masselier mais aussi Jean Claude Pelletier (p) et même Maurice Vander (p). Pendant sa jeune carrière, il a aussi eu l’occasion de voyager et de nouer des relations avec des musiciens étrangers comme le britannique Bill Thompson (tp). Il commença, au milieu des années cinquante, à enregistrer ses premiers disques sous son nom chez Ducretet-Thomson. Il enchaina ensuite au Bidule, une petite boite, 10 de la rue de la Huchette.  Il rencontra alors Mezz Mezzrow (2) avec lequel il enregistra son fameux album à deux clarinettes, Mezzrow – Saury Quintet.
    En 1954, il devint une sorte d’orchestre permanent du Caveau de La Huchette. Il y resta une quinzaine d’années : jusqu’à 1968 ! Pendant cette période, il travailla avec Jean-Claude Naude (tp), Michel Camicas (tb), Bernard Guastella (p), André Persiani (p), Jacques Denjean (p), Gérard Raingo (p), Guy Ray (b), Maurice Martin (dm) Robert Péguet (dm). Il se produisit également en concerts partout en France, dans les grands bals annuels des facultés de province et dans les festivals de jazz qui comptent, notamment en 1964 au Festival de Jazz d’Antibes Juan-les-Pins, où son trompettiste, Jean-Claude Naude se tailla un franc et mérité succès ; car Maxime a toujours su mettre en valeur ses musiciens. Parallèlement, représentant l’orchestre de jazz idéale dans la France de ces années, il participa aux films tournés dans le pays : Mon oncle de Jacques Tati (1957), Bonjour Tristesse d'Otto Preminger (1958), Les Tricheurs de Marcel Carné (1958), Adieu Philippine de Jacques Rozier (1963).
    La notoriété de Maxim Saury dépassa alors les frontières. Il entreprit des tournées en Norvège (1960), Afrique du nord (1963), Afrique francophone (1965), à Madagascar (1965), à Tahiti (1966)... Et il devint une sorte d’ambassadeur pour la compagnie aérienne Air France avec/pour laquelle il se produisit en Scandinavie, en Amérique du Nord, aux Antilles, en Colombie, au Venezuela... Il fut même invité, avec Luter, au 70ème anniversaire de Louis Armstrong à Los Angeles le 4 juillet 1970 aux côtés d’une pléiade d’icones du jazz : Ray Charles, Duke Ellington… Coqueluche du public californien, il fut régulièrement invité à se produire dans une comédie musicale américaine jazz, Hello Louis, à Los Angeles. Il joua au Méridien de La Nouvelle-Orléans...
    Dans les années 1970, Maxim Saury, qui était devenu une institution française du jazz traditionnel continua sa carrière de chef d’orchestre, se produisant dans tous les festivals de jazz d’Europe et du monde. Il fut à cette époque attiré par les grands orchestres. Il fit plusieurs tentatives et enregistra même, pour Decca et Barclay, plusieurs albums dans cette formule au début de 1972. Cependant ses préférences allaient aux formations plus réduites : sextet, quintet, quartet et même trio. En 1972, année de naissance de Julie, sa fille qui deviendra à la batterie une musicienne de talent et fera sa fierté, il accueillit un jeune cornettiste, qui avait fait ses armes chez Les Pieds de Poule et Marc Laferrière, Alain Bouchet (3). Les circonstances et cette rencontre furent pour lui, après celle de Naude, une sorte de renaissance ; elle fut pour Bouchet la condition de son épanouissement. En 1994, Alain Bouchet reconnaissait sa dette : « Chez Maxime, c'était rigoureux, mais il m'a toujours laissé jouer comme je voulais en tant que soliste. J'ai pu ainsi m'exprimer et évoluer ». Quant au maître, il ne tarissait pas d’éloges : « Je considère Alain comme le plus talentueux des trompettistes français, en ce sens qu’il ne connaît pas la musique, qu’il ne se réfère pas à un musicien idole : il a un éventail large et il en a sorti un style très personnel » (4). Leur collaboration, avec des intermèdes aléatoires liés à leur parcours artistique respectif, a duré plus de vingt ans ; elle ne s’est d’ailleurs, en fait, jamais vraiment arrêtée, comme si leur relation tenait plus de la filiation que de leur fréquentation professionnelle. Il tissa le même type de relation filiale, une dizaine d’années plus tard, avec un autre jeune tromboniste, Patrick Bacqueville (5) « sur lequel il y aurait un roman à écrire », disait-il. Plus que l’amitié, c’est l’affection qui a lié ces trois hommes, qui ont appris à se connaître et à s’apprécier dans la vérité du quotidien, lorsque les histrions quittent l’estrade et remisent leur mascarade. Alain et Patrick ont au reste, de diverses manières, accompagné Maxime tout au long de sa fin de carrière, qui fut comme des vacances actives.
    Pendant les années quatre-vingt et quatre-vingt-dix, Maxim Saury enregistra peu ; deux albums, semble-t-il, avec ces deux musiciens : Paris tu swing en 42, album composés de musiques de l’Occupation et Au Caveau de la Huchette, en public. C’est qu’à sa prime adolescence – dès l’âge de 14 ans -, Julie commença à s’adonner aux joies de la batterie. Et, contrairement à son père, Maxime reçut la demande de manière favorable. Il ne se contenta pas de l’encourager et de lui en donner les moyens, il lui met le pied à l’étrier en lui permettant de jouer avec lui en petite formation. Il organisa même son activité professionnelle en tenant compte de sa fille. Il forma ainsi un quartet avec lequel il tourna plusieurs mois en province avant de présenter en juillet 1996 Julie Saury au sein du Maxim Saury Jazz Music au Festival de Bayonne : son premier grand festival de jazz. Alors que Philippe Milanta, son futur partenaire, donnait également un concert en piano solo au Cloître de la ville, les amateurs découvrirent une jeune musicienne pleine de talent : le père n’en était pas peu fier.
    Parallèlement à son rôle de père, d’éducateur et de formateur professionnel, Maxim Saury organisa une nouvelle formation, aussi farfelue qu’osée : le Big Band Bric à Brac (6), auquel il assigna de travailler sans partition, chaque musicien jouant à sa guise. Il confessait que la direction de cet orchestre, dans lequel l’instrumentiste était fort peu sollicité, le fatiguait plus encore. Bien qu’ayant officiellement pris sa retraite, Maxime continua à se produire dans différents endroits de la capitale : au brunch dominical du Méridien au début des années 1990, comme dans les clubs (Petit Journal par exemple) et en concerts en province. Il n’était pas rare de le rencontrer hanter les lieux de jazz où il venait, sans instrument pour le seul plaisir d’entendre et d’apprécier le talent de jeunes et de moins jeunes collègues. Car, disait-il avec humilité et fierté, « je ne suis pas musicien, mais jazzman ! ». C’était pour lui son titre de gloire. Et pour se bien faire comprendre, quelques jours après la mort de Claude Luter qui l’avait ébranlé, cet admirateur de Chet Baker (7) m’avait confié avec émotion en évoquant son ami : « Si Luter n’avait pas existé, je ne serais pas là. Il a créé les conditions pour que je devienne jazzman. Tu sais, son duo enregistré chez Vogue avec Barney Bigard sans répétition aucune, est, de mon point de vue, un des plus grands disques de l’histoire du jazz ».    
    Saury n’était ni Bechet, ni Noone, ni Bigard, ni… C’était Saury, sensible jusqu’à l’extravagance, avec le cœur gros de jazz. Derrière la faconde exubérante de l’homme, le musicien était humble ; avec générosité, il a révélé et fait partager à des milliers de personnes la beauté d’un art, aussi étrange qu’étranger. Sous les facéties cabotines de l’artiste, la sobriété chaleureuse du clarinettiste a rendu cette musique limpide et proche de chacun. Au quotidien, Maxim Saury a fait découvrir à plusieurs générations d’adolescents que le bonheur existe en leur mettant le jazz à portée d’émotion. Tu semblais avoir choisi ton nom pour t’excuser, Maxime. Mais c’est toujours une mauvaise excuse que celle de partir sans dire au revoir ; plus, que celle d’abandonner les milliers d’hommes et de femmes auxquels tu as permis de se rencontrer et de s’aimer sur cette musique de jeux interdits d’un autre monde et de réprouvés. Tous seront tristes en contemplant les lambeaux de leur jeunesse. Tu étais pour eux, pour nous un éternel jeune homme. Et tu nous fais faux bond. Sorry, Saury ! – je sais que tu l’aurais faite celle-là - Ce n’est pas de toi, de t’ainsi éclipser. Ils seront nombreux ceux qui n’auront plus la joie, car c’en était une, de te rencontrer au Quartier Latin, qu’autrefois tu hantas en étudiant fanôme. Quelques uns seront affligés de ne plus entendre un de tes bons mots. Nous ne pourrons plus partager avec toi le bonheur de découvrir le talent naissant d’un musicien au Caveau de La Huchette. Nous ne verrons plus ton émerveillement adolescent devant la beauté du jazz dans un club de Panam.
    Maxime, pour tous ceux à qui tu as donné cette joie formidable d’entrer dans cette musique magnifique, à qui tu as fait connaître la beauté des choses, merci. Je me consolerai en pensant que tu as eu la vie que tu voulais : hors des clous mais formidable ! Comme chantent les musiciens de La Nouvelle-Orléans en revenant du cimetière Louis Armstrong : Didn't he ramble ?
    Julie, je partage ta peine. Je te prie, en cette circonstance, de croire à mes affectueuses pensées.
    Jazz Hot et moi-même présentons nos condoléances à son épouse, à sa famille, à ses proches, à ses amis et à tous ceux, innombrables, qui aimaient cet homme généreux (8).
Félix W. Sportis
photo : Maxim Saury, Philippe Chagne et Alain Bouchet, le 26 février 2007, Le Méridien, Paris © Félix W. Sportis

Notes
(1) Robert Francolin (1899-1974), peintre faisant partie de l’école montmartroise, plutôt paysagiste bien qu’ayant laissé quelques portraits, qui voyagea en France et au Maroc. On lui doit également une œuvre lithographique. Il a une petite collection au Centre G. Pompidou.

(2) Session à Paris le 5 juillet 1955
Mezzrow - Saury Quintet : Mezz Mezzrow et Maxime Saury (cl) ; Milton Sealey (p) ; Eddie De Haas (b) ; Kansas Fields (dm)
1. Rosetta : Mezzrow Saury Quintet Vol 1, Ducretet-Thompson  45tours 460V140, Mezzrow Saury Quintet Ducretet-Thompson 33tours 25cm 250V010, Mezz Mezzrow in Paris 1955 JazzTime n° 32 - 252712-2, White Nigger EMI 539660-2
2. Wailin' with Saury : Mezzrow Saury Quintet Vol 1, Ducretet-Thompson  460V140, Mezzrow Saury Quintet Ducretet-Thompson 33tours 25cm 250V010, Mezz Mezzrow in Paris 1955 JazzTime n° 32 - 252712-2, White Nigger EMI 539660-2
3. All of Me : Mezzrow Saury Quintet Vol 2, Ducretet-Thompson  460V141, Mezzrow Saury Quintet Ducretet-Thompson 33tours 25cm 250V010, Mezz Mezzrow in Paris 1955 JazzTime n° 32 - 252712-2, White Nigger EMI 539660-2
4. Someday Sweetheart : Mezzrow Saury Quintet Vol 2, Ducretet-Thompson  460V141, Mezzrow Saury Quintet Ducretet-Thompson 33tours 25cm 250V010, Mezz Mezzrow in Paris 1955 JazzTime n° 32 - 252712-2, White Nigger EMI 539660-2
5. Sweet Sue Just You : Mezzrow Saury Quintet Vol 2, Ducretet-Thompson  460V141, Mezzrow Saury Quintet Ducretet-Thompson 33tours 25cm 250V010, Mezz Mezzrow in Paris 1955 JazzTime n° 32 - 252712-2, White Nigger EMI 539660-2
6. Blues en mineur : Mezzrow Saury Quintet Ducretet-Thompson 33tours 25cm 250V010, White Nigger EMI 539660-2

(3) Cf. Jazz Hot 512, juillet-Août 1994, p 24-25.

(4) « Il a fait fureur aux Etats-Unis quand il est allé jouer avec Warren Vaché. Et Warren ne donne pas son amitié à n’importe qui. Nous avons longtemps joué ensemble ». Il le lui rendait bien », ajoutait-il.

(5) Cf. Jazz Hot 537 février 1997 p 16.

(6) Le Bric à Brac comprenait à l’origine Benny Vasseur, Patrick Bacqueville, Michel Camicas ou Claude Gousset (tb) ; deux trompettes, Alain Bouchet et François Biensan ; trois saxophones : Erwin « Wani » Hinder (cl, bs), Nicolas Montier (ts) et Marc Richard (as) ; Pierre Kellner (p), Jean-Pierre Mulot (b), Julie Saury  (dm) et Robert Ménières (dm). Au début, Michel Denis était le second batteur et Julie Saury la chanteuse du groupe. Ce big band joua souvent au brunch du Méridien à Paris, le dimanche, au début des années 1990. Il jouait aussi une à deux fois par an, au Jazz Club Maxim Saury du Leonard de Vinci à Lisses (91 – France), notamment pour l’anniversaire de Maxim Saury.

(7) Il m’avoua avoir pleuré en l’entendant chanter et jouer « My Funny Valentine » dans un concert lors d’une tournée qu’ils firent ensemble en Italie.

(8) Ce texte a été écrit à partir des nombreuses conversations notées et conservées que j’ai eues avec Maxime Saury, notamment d’un long entretien que nous avions eu en 2007.