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Frank Rosaly

20 déc. 2013
Cicada Music
© Jazz Hot n°665, automne 2013

Nouveauté-Sélection
The Dark, Wet Feet Splashing, Yards, Babies, Adrian, Driven, Tragically Positive, Bedbugs, Typophile/Apples, Credits
James Falzone (cl), Jason Stein (bcl), Keefe Jackson (ts, bcl), Jason Adasiewicz (vib), Jason Roebke (b, craklebox), Frank Rosaly (dm, perc, p, electronics)

Enregistré durant l'été 2008 et en décembre 2011, Chicago

Durée : 52' 40''
Delmark 5006 (www.delmark.com)


D’origine portoricaine, le batteur Frank Rosaly (Francisco Javier Rosaly Amoros Rosello) est, depuis 2001, un acteur dynamique de la scène de la musique improvisée de Chicago. Particulièrement actif, il s’est produit avec le Jason Stein Quartet, le Fred Lonberg-Holm’s Valentine Trio, le Scotch Trio, le Flatlands Collective, le Jeff Parker/Nels Cline Quartet, le Chicago Project de Robert Matana, le Mandarin Movie de Rob Mazurek, le Rempis Percussion Quartet, le Ingebrigt Haker-Flaten Quartet, le Jason Adasievicz’s Rolldown et le Jorrit Dijkstra’s Flatlands Collective. Il a aussi dirigé ses propres groupes : Green and Gold, dédié à la musique de Sonny Simmons et Prince Lasha ; Bootstrap, où il reprenait ses propres compositions et celles de Lamento Borincano ; Todos de Pie !, une célébration de la musique portoricaine. À la lecture du nom de ces formations, il apparaît que la personnalité musicale de Frank Rosaly s’est développée en dehors de tout académisme, bien qu’il ait bénéficié d’une éducation traditionnelle de la batterie totalement assumée. Rosaly a aussi composé la musique de Scrappers (2010), un documentaire traitant du statut des ouvriers travaillant sur les chantiers de recyclage des métaux. Ce projet est à l’origine de Cicada Music, à la fois le nom de sa nouvelle formation et le titre de son premier disque réalisé en tant que leader. S’y développe une musique relativement simple laissant beaucoup d’espace aux solistes. On y trouve des pièces assez courtes qui sont une sorte d’extension de Scrappers. Elles s’intercalent entre des morceaux plus structurés mettant en évidence les sonorités aigres-douces de la clarinette et de la clarinette-basse (« Babies »). Rosaly utilise aussi les ressources de la formule clarinette-vibraphone (« Driven », « Tragically Positive ») traitée ici d’une manière qui n’a rien à voir, comme on s’en doute, avec la production du quartette de Benny Goodman. L’ensemble engendre une ambiance assez sinistre ponctuée d’envolées free collectives dynamisées par la batterie expressive du leader et qu’apprécieront les amateurs du genre (« Tragically Positive », « Typophile/Apples »).


Alain Tomas