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Guillaume Nouaux

25 sep. 2011
Drumset in the Sunset
Nouveauté-Sélection
Titres communiqués sur le boîtier.
Guy Bonne (cl), Jacques Schneck (p), Guillaume Nouaux (dm).
Enregistré les 14 et 15 juin 2011, studio Mesa (77).
Durée : 44’11’’
GN 2013 (Jazzophile/Jazztrade)

Une nouveauté de Guillaume Nouaux est toujours à saluer d’autant plus qu’il garde le cap dans un contexte qui ne cesse de décliner. Il opte ici pour la formule clarinette-piano-drums que défend depuis des années Trevor Richards, disciple de Zutty Singleton et dont Guillaume Nouaux fait figure de sérieux rival. La formule est bien sûr conforme à une tradition que Jelly Roll Morton a illustré avec un talent extrême, notamment avec les frères Dodds (1927) ou avec Barney Bigard (cl) et Zutty Singleton (dm), ce que l’équipe de Guillaume Nouaux n’ignore pas (« Wolverine Blues ») à la différence de nombreux jeunes jazzfans. Côté français, l’Albert Nicholas trio avec Claude Bolling et le batteur (bien oublié) Kansas Fields (1955) mérite d’être cité. Nous arrêtons là, chacun peut faire ses recherches (Benny Goodman-Teddy Wilson-Gene Krupa, etc). La barre qualitative est donc haute grâce à ces « indispensables », et aujourd’hui il devrait y avoir pour ces disciples créatifs la mention « utile ». La clarinette de Guy Bonne est tout spécialement mise en valeur dans « The Nearness of You ». Et on apprécie au long du disque son style et sa sonorité personnelle, notamment dans « Blame It On The Blues » son registre grave bien souligné par le jeu de baguettes de Guillaume Nouaux. Jacques Schneck est un superbe pianiste avec un sens mélodique fin (« Indiana » en tempo lent qui lui va bien) et bien sûr le swing nécessaire à ce cadre musical. Quant à Guillaume Nouaux, c’est parfait tant dans la subtilité d’accompagnement qu’en solo. Il sait donner le tempo qu’il faut (« At Sundown »). Il sait jouer un thème (« Drumset in the Sunset » -blues de sa composition-, « Lil’ Liza Jane » qui n’est pas sans faire penser à Herlin Riley, « Over In Gloryland »). Ses solos n’ennuient jamais. Bien sûr on entend l’influence de Zutty Singleton ici et là (« Impasse des Vignes Hall Stomp » et « Cracoy Strut » signés Nouaux, « Climax Rag » de James Scott qui convient à cette formule orchestrale). Espérons pour ce disque le succès qu’il mérite.
Michel Laplace