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Michel Boujut

29 mai 2011
13 mai 1940, Jarnac-29 mai 2011,Paris
Michel Boujut est mort, frappé d'une hépatite foudroyante, dimanche 29 mai 2011 à l'Hôpital Saint-Antoine dans le 12° arrondissement de Paris, où il avait été admis le jour de son anniversaire, le 13 mai ; il avait 71 ans.
Boujut-ArmstrongMon petit mon enfant mon regard sans limite
Mon image éperdue d'avoir tant à gagner
Sois heureux d'être toi d'être moi d'être nous
Le naufrage annoncé n'est pas dans ton sillage
L'accident du soleil n'est pas fait pour ton ciel
Et la mort d'une vague ne peut rien contre toi
La peur n'est pas ton origine
                                                      Pierre Boujut, Le Poète majeur, 1949


« J’ai grandi en la présence de deux drames familiaux, insérés tous les deux dans la tragédie collective de deux générations successives. Des histoires qui ont été la matrice dont je suis sorti. Les histoires auxquelles nous appartenons tous, celles dont nous venons, et qui, en se déposant en nous, ont formé notre sensibilité, notre morale, notre essence même... », écrit Boujut dans son autobiographie douloureuse, Le jour où Gary Cooper est mort (Rivages, Paris 2010). Certes. Mais le hasard se plaît à faire des pieds de nez à l'histoire, à torturer les destinées imbriquées d'individus qui s'ignorent mais n'en conduit pas moins leurs destins.
    Comme François Mitterrand, Michel Boujut était, en effet né au centre du terroir du vin de Cognac, Jarnac, petite ville de Charente ne comptant pas même cinq mille habitants ; qui plus est, un 13 mai, mais en 1940, autres dates et périodes également signifiantes dans la vie et la carrière de l'ancien président de la République. Avant le pronunciamentesque  « retour aux affaires » du général de Gaulle le 13 mai 1958, il avait largement contribué, en tant que ministre de la IVe, à créer les conditions politiques de ce coup d'état contre la République : d'abord en tant que ministre de l'Intérieur du gouvernement Mendès-France (1) tout à la répression du soulèvement algérien du 1er novembre 1954 ; ensuite, en tant que ministre de la Justice au sein du  gouvernement Guy Mollet. Investi pour « faire la paix en Algérie » après la victoire du Front Républicain aux élections législatives du 2 janvier 1956, le Président du Conseil n'en décida pas moins le 23 mai 1956 d'envoyer le contingent pour y effectuer une guerre indigne de maintien de l'ordre. Pendant cette période, le Garde des Sceaux, garant du respect des lois au regard des « pouvoirs spéciaux », votés le 12 mars 1956 par le parlement, qu'il avait mission de contrôler, ferma les yeux sur la torture, s'abstint de proscrire les exactions et tut sa conscience en refusant la grâce des condamnés à l'exécution capitale. Foin de paix et moins encore d'abolition de la peine de mort.
    Il en est ainsi des destins croisés de François et Michel de Jarnac : l'avenir de l'un objecteur de conscience, lié aux décisions de l'autre, un 13 mai également mais de 1961, le jour où Gary Cooper est mort.
    Michel Boujut est né, comme il se doit en pays de Cognac, dans une famille de tonnelier : petit fils de Maurice, « petit patron tonnelier sans conscience politique » écrit-il, mort à 26 ans au tout début (19 septembre 1914) de la Première Guerre ; fils de Pierre, tonnelier également personnage atypique mais surtout fou de poésie et poète à ses heures, à qui l'on doit au lendemain de la Dernière Guerre la création de la revue La Tour de feu, ayant lui-même eu à subir quatre années et demi de captivité en Allemagne.
La famille, qui par deux fois avait eu à subir les affres de la guerre, avait une lecture contestataire, pacifiste, antimilitariste, libertaire, voire anarchisante du monde. «Sa révolte muette reste en moi. Et l'irréparable injustice qui lui fut faite » (2) , écrira-t-il en se recueillant sur la tombe de Maurice.
    D'autant que son père, qui pendant son adolescence avait côtoyé Claude Roy, autre enfant du pays, avait hésité dans la SFIO des années trente entre Marceau Pivert et Léon Blum. « Nous étions, à 17 ans, partis ensemble de ce qui nous semblait le même refus et la même gaîté. Nous avions fait ensemble un petit journal-revue qui s'appelait assez platement Reflets, et qui reflétait plus de bons sentiments que de bonne littérature. Pierre était à Jarnac un petit patron-artisant, tonnelier, à l'enseigne de Fers et Futailles. Il ne quitta jamais notre pays natal (3). Il fit de Jarnac, d'année en année, une petite capitale de l'utopie fraternelle, de la poésie optimiste et d'un anarchisme idyllique. Reflets était devenue Regains qui était devenue La Tour de feu » (Claude Roy, Somme toute, Gallimard 1976/Folio 1982).  Mais l'homme appartenait au groupe de ceux qui ne se contentait pas de suivre, d'obéir : il s'interrogeait sur les fondements de l'action.
    C'est donc dans ce milieu particulièrement concerné, mobilisé par les affaires du monde, que s'est construit la personnalité de Michel Boujut. Entouré de l'affection familiale, et particulièrement de celle de sa grand-mère paternelle, qu'a grandi l'enfant avec la mémoire confuse d'une guerre certaine, au retour d'un père mythique, qu'il admire et avec lequel il tisse des relations très fortes, de tendresse, de complicité affectueuse, de fraternité  juvénile dans le combat politique. Ce n'est pas sans émotion qu'il évoque l'amour paternel pour l'enfant qu'il était (4). « Très vite, j'ai voulu faire comme mon papa », dit-il. « En plus, un papa qui avait édité un recueil de mes poèmes quand j'étais enfant ; c'était formidable ! C'était un tout petit recueil qu'il avait intitulé Papa j'ai un poème. Des poèmes que je n'avais pas écrits, parce que je ne savais encore pas écrire à 4 ou 5 ans, mais que je lui dictais. Papa, prenait alors son carnet et notait scrupuleusement les vers de son fils. Ce sont mes vrais débuts édités et diffusés. » Et plus tard, « Depuis ma plus tendre enfance, j'ai baigné dans l'antimilitarisme et l'anticolonialisme, deux des chevaux de bataille de mon père Pierre, le poète et le tonnelier… Ensemble, lui et moi, nous avions collé des affiches du PSU pour la paix en Algérie, la nuit, dans les rues de Jarnac, ma ville natale. »
    S'il « n'y a pas eu à proprement dit d'école de Jarnac qu'on se proposerait ici d'exhumer à la manière de l'école de Barbezieux que Jacques Chardonne a tout fait pour élever au rang de mythe littéraire » (5), il ne fait pas de doute que les instituteurs de l'endroit, adeptes et rompus aux méthodes de l'école Freinet qui l'ont enseigné, ont très tôt permis à l'écolier Michel, sinon de s'aguerrir du moins d'acquérir l'indépendance d'esprit du journaliste, le confortant dans une démarche autonome déjà très forte dans le milieu familial. Lorsqu'il entre dans sa vie d'adulte – le service militaire en plein conflit algérien est, en ces années soixante, une première étape majeure dans l'existence de chaque homme jeune – Michel Boujut ne manquera pas de s'interroger sur le bien fondé de son départ « pour effectuer des opérations de maintien de l'ordre en Algérie. »
    C'est ainsi qu'après avoir, comme beaucoup en ces « temps difficiles » (6), lu La Question d'Henri Aleg (clandestinement rééditée en Suisse début 1958 après l'interdiction de la censure du gouvernement français), qui troubla fort l'opinion publique française (7), le jour de ses 21 ans Michel Boujut décida à Paris, à la fin de sa permission avant départ en AFN, de ne pas rejoindre son corps, le 16e RIMA, au Camp de la Braconne (Charente) et de déserter. « La décision n'a pas été facile à prendre », écrira-t-il. « Déserteur : un beau mot peut-être, Gide l'a exalté, Boris Vian l'a chanté, mais un mot lourd à porter. L'acte est grave, irrémédiable, on en mesure les conséquences, familiales, sociales, matérielles. On sait qu'on a franchi le pas, qu'on a brisé un tabou. "Traitre à sa patrie”, on appelle ça. Ma décision arrêtée, je me suis senti soudain plus léger, en accord avec moi-même. Aujourd'hui, je suis de l'autre côté. » Car dit-il, « Après neuf mois d'armée, j'ai accompli ce que je m'étais promis de faire : refuser la guerre d'Algérie, cette abomination absolue, avec son cortège de violence et de mort. »
    Le Marsouin insoumis, Michel Boujut qui entre en clandestinité le 13 mai 1961,  se cache chez un membre du réseau de Francis Jeanson. Il passe ses journées dans les salles obscures du quartier latin, où il poursuit,  à la façon du personnage de François des Roseaux sauvages de Téchiné, la construction de sa culture de la fiction littéraire et cinématographique, comme autrefois au cinéma Vox à Jarnac, en antidote du poison de la réalité quotidienne. Il ne risque heureusement pas le poteau d'exécution : les « évènements d'Algérie » ne sont pas encore officiellement considérés comme « guerre ». Il n'en sera pas moins condamné le 12 mai 1962 par le tribunal des forces armées de Bordeaux à dix ans d'emprisonnement « pour désertion à l'étranger en temps de paix, avec emport d'effets militaires », avec mise sous séquestre de ses biens. Et le réseau du philosophe parvient à l'extrader vers la Suisse où il résidera douze ans, commençant sa carrière de journaliste en travaillant notamment dans les publications culturelles consacrées au cinéma et à la Télévision suisse romande. Néanmoins, conscient de ses responsabilités, le jeune homme aura néanmoins eut le courage d'écrire d'Allemagne, où il se rendra à plusieurs reprises pour rencontrer des membres du SPD, d'écrire à son colonel pour justifier de sa morale : « Quelle que soit leur bonne volonté, les militaires ne pourront jamais remplacer les seuls représentants authentiques de la France, instituteurs, assistantes sociales, ingénieurs, médecins. Simple deuxième classe, il m'aurait été pénible de devoir être considéré avec peur et mépris par des hommes qui n'auraient vu de moi que l'uniforme, symbole de l'oppression qu'ils subissent. Il me semble en effet aberrant de penser que l'on puisse résoudre les problèmes d'un pays et s'opposer à sa lutte pour l'indépendance par la guerre et ses séquelles : tortures, camps de regroupement et "d'hébergement” ».
    L'Avventura, Quand la ville dort, La Dolce Vita, Hiroshima mon amour, Quinze jours ailleurs… les grands classiques en général furent ses œuvres de chevet. Si Renoir, Huston, Litvak, Losey, Lubitsch, Welles, Minelli, Bergman… furent ses références, Cassavetes, Truffaut, Resnais, Wenders… et son ami Sautet furent ses maîtres. Et il rendit au centuple au cinéma les bienfaits que le septième art lui avait procurés, participant activement à la découverte des jeunes talents (Scorcese, Altman, Coppola…).
    Lorsqu'il rentre en France en 1973, il écrit à Positif, le contraire des Cahiers du Cinéma. Il commence alors une véritable nouvelle carrière : Les Nouvelles Littéraires, Charlie Hebdo, Télérama, Pariscope, France Inter, France Culture, Paris Première, La Charente Libre, qui lui confie son éditorial politique impertinent…, l'accueillent successivement ou simultanément. Son impertinence policée convient au ton général qui s'est emparée de la presse française. Il sera surtout le coproducteur d'une émission emblématique de la télévision française, Cinéma Cinémas (1982-1992), qui contribuera à renouveler l'approche du septième art sur le petit écran.
   Depuis le 21 décembre 2009, il tenait un bloc sur Médiapart, sur lequel il faisait partager ses plaisirs de la toile toujours avec la même pertinence passionnée. Un hommage sincère et bien documenté lui y a été rendu par Antoine Perraud le 30 mai 2011 (www.mediapart.fr/journal/culture-idees/050111/boujut)
    Parallèlement à ses activité journalistiques, essentiellement consacrées au cinéma, Michel Boujut aura une carrière d'écrivain romancier. Son style simple et clair, sa pensée aigue trouveront à s'exprimer avec bonheur. On lui doit Miss Missouri, Amours américaines (1986, Seuil), Le Jeune homme en colère (2001, Arléa),  Les Jarnaqueurs (2001, Poulpe), Un Ange passe (2002, Flammarion), La Casquette de Charles Bovary (2002, Arléa), (2004, Flammarion), Le Fanatique qu'il faut être. L'énigme Kanapa (2004, Flammarion), Le Jour où Gary Cooper est mort (2010, Rivages). On lui doit également quelques feuilletons radiophoniques et des incursions dans le monde de la BD avec M. Tardi (Le Perroquet des Batignolles). Il avait en projet un roman consacré aux propriétaires d'un petit château de Jarnac, une famille Ivaldi… Etait-ce celle d'Antoinette, la sœur de François Mitterrand, épouse Ivaldi ? Nous ne le saurons jamais.
    On sait moins que Michel Boujut fut un remarquable critique du jazz ; il était entré dans cette musique comme dans le cinéma : par l'intérieur, dans ce qu'elle a de plus sensible et intime, par l'intelligence du cœur comme pour la politique. Sa connaissance approfondie de la matière ne manquait pas de surprendre la jeune génération des journalistes de la revue, Jazz Magazine, à laquelle il fut fidèle sa vie durant. Homme de culture et enraciné dans la civilisation, dont il était un expert aussi curieux que subtile, il ne manquait jamais de s'étonner des nouvelles appellations et tendances qui parfois le consternaient.
    On lui doit quelques belles chroniques sur Louis Armstrong dans les années 1970, lors du décès de Satchmo (1971), en particulier. Il nous a également laissé vers la fin des années quatre-vingt-dix un superbe papier consacré à Jacques Bureau, dont l'introduction témoigne d'une espièglerie, d'une impertinence et d'une liberté fine de ton, rares dans ce milieu. « Certains allaient (ou vont) à Meudon pour célébrer le culte réchauffé de Céline. Moi, j'y vais visiter Jacques Bureau, route des Gardes où vivait non loin le père de Bardamu… Si singulièrement romanesque, qu'on le verrait bien dans un film de Resnais ou un livre de Raymond Roussel », écrivait-il. Leur conversation était un plaisir d'intelligence entre ces deux humanistes, vrais amateurs de jazz et de poésie.
    Ses écrits sur le jazz sont justes parce que remettant du quotidien sensible dans un savoir culturel de savant praticien. Louis Armstrong, rééditée avec une préface de Wynton Marsalis (1976, La Plume) est certainement l'un des rares portraits du trompettiste rendant justice à l'homme. De même, son roman, Souffler n'est pas jouer (Rivages/Noir 2000), a le talent de restituer l'ambiance de l'époque des années trente en France sur le tempo de Satchmo, comme La Vie de Marie-Thérèse qui bifurqua quand sa passion pour le jazz prit une forme excessive (2008, Rivages/Noir) nous fait entrer dans un univers très particulier du jazz, celui du HCF avec Big Bill Broonzy au début des années cinquante avec en toile de fond le cinéma et la guerre d'Algérie, « une chronique émouvante et vaguement nostalgique d'un monde disparu », écrit Yann Le Tumelin (8).
    Bien qu'intégré au microcosme journalistique parisien, Michel Boujut avait gardé par rapport à lui le retrait, la méfiance et le bon sens profond de sa province natale, dont il avait conservé le souvenir prégnant et même rancunier de ceux qui se défient. Nous nous sommes rencontrés et parlés quelques fois, particulièrement à propos de Louis Armstrong sur lequel il avait écrit un livre aussi rigoureux que sensible, peut-être le plus proche de la vérité de l'artiste, qu'il admirait sincèrement. Un homme qui aimait ainsi Louie ne pouvait qu'être foncièrement bon. Avec lui s'éteint l'un des trop peu nombreux jeunes gens qui furent la conscience de la France pendant la tragique guerre d'Algérie.
A la énième résurrection de Jazz Hot, en septembre 1991 (n° 481 et 482), lorsque les plumes et les photographes « historiques » de la revue refusèrent d’accompagner une ère nouvelle et la nouvelle équipe qui poursuit cette aventure aujourd’hui, Michel Boujut, pourtant de la « maison d’en face », Jazz Magazine, apporta sa contribution à Jazz Hot sous la forme d’un bel article, « Le Cinéma de Louis », et plus que cela il apporta sa solidarité et ses encouragements, avec simplicité, dans l’esprit qu’on lui connaît. Nous en conservons le souvenir comme celui d’une rencontre précieuse.

Jazz Hot exprime sa profonde tristesse aux membres de sa famille.

Félix W. Sportis

1. On lui doit à l'Assemblée Nationale une déclaration fameuse le 12 novembre 1954 : " L'Algérie, c'est la France… C'est vers les leaders, vers les responsables qu'il faudra orienter notre rigoureuse répression… Je n'admets pas de négociations avec les ennemis de la Patrie, la seule négociation, c'est la guerre ! ".

2. Cf. Michel Boujut, Le Jour où Gary Cooper est mort (Rivages, 2010).

3. Ici Claude Roy commet un abus de langage. En effet, s'il fut élevé sa jeunesse durant à Jarnac par sa mère d'origine charentaise, il était en réalité né à Paris le 28 août 1915 d'un père, artiste peintre d'origine espagnole. Pendant son enfance et son adolescence, Claude Roy (qui le 6 septembre 1960 signera le Manifeste des 121, Déclaration sur le droit à l'insoumission dans la guerre d'Algérie) se lia donc d'amitié avec François Mitterrand, qu'il retrouva au milieu des années trente à la pension des Pères Maristes, rue de Vaugirard à Paris, avec Pierre Benouville, André Bettencourt… A l'époque ils fréquentaient tous l'extrême droite et La Cagoule. Par conséquent, Pierre Boujut avait à tout le moins dans sa jeunesse fait la connaissance de l'ancien président de la République (né en 1916), dont il était l'aîné de trois ans. Mais il était surtout lié à son jeune frère, Philippe (né en 1921), qui demeura agriculteur au pays en jusqu'à sa mort en 1992 et qui fut d'un grand secours à Michel pendant ces années troubles de la Guerre d'Algérie.

4. Portrait de Michel Boujut, auteur lauréat du Prix du livre en Poitou-Charentes (16'59"), réalisé par les Yeux d'IZO à l'occasion du festival Passeurs de monde(s). © Centre du livre et de la lecture en Poitou-Charentes – 2009, in www.dailymotion.com/video/xakjl4_michel boujut_creation#from=embed.

5. Eric Phalippou, « Pas trop loin de Paris », in Quinzaine Littéraire 955 du 16 au 31/10/2007, p 4.

6. Expression chère à Léo Ferré, titre d'une de ses chansons de cette période, Les temps difficiles.

7. Nombreux, étaient à l'époque les jeunes Français concernés par ce dilemme, par le drame moral même que constituait le fait d'avoir, dans le cadre de leurs obligations militaires, à participer aux opérations de police et de maintien de l'ordre en Algérie. L'auteur de ces lignes avait également envisagé la solution choisie par Michel Boujut. Le sursis universitaire pour études médicales lui permit de n'avoir pas à la mettre en pratique.

8. Moisson Noire autour du polar, in www.moisson-noire.over-blog.com/article-19546141.html